Dossier manga - Séki, mon voisin de classe

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Publié le Vendredi, 29 April 2016


Le style de Takuma Morishige


Pour une fois, commençons par dire quelques mots sur les dessins de l'auteur, et il n'y aura pas forcément grand chose à dire puisque ceux-ci s'avèrent surtout fonctionnels, aussi simples qu'agréables.

Le cadre réaliste basique permet à l'auteur de se concentrer surtout sur ses deux personnages principaux et sur leurs délires, grâce à un coup de crayon simple, mais expressif et efficace, dont l'aspect un peu rond apporte également une petite touche plutôt chaleureuse, voire mignonne.





Un concept simple...


Comme déjà dit, Séki mon voisin de classe s'inscrit dans un genre souvent casse-gueule en France, à savoir la comédie pure, bien que le genre soit populaire au Japon, la publication en France s'annonçait quelque peu risqué, d'autant que le concept de l'oeuvre repose sur quelque chose de très simple.

En effet, chaque court chapitre, indépendant et variant généralement entre dix et vingt pages (mais tournant très souvent autour de dix), suit le même schéma où Rumi réagit face aux nouveaux délires de Séki.

Le cadre se veut assez restreint, même s'il connaît quelques variantes quand on avance dans la série. Par exemple, le tome 1 reste dans un cadre exclusivement scolaire, est essentiellement situé dans la salle de classe, mais s'offre de temps à autre quelques échappées ailleurs : en salle de chimie, en cours de gym, en plein exercice d'alerte incendie... et il faut attendre quelques tomes pour asisster, par exemple, à un passage en dehors du cadre scolaire, ou à un voyage scolaire.

Etant donné le choix de ce format assez linéaire et quelque peu restreint, il est évidemment important de savoir exploiter cette forme. Et nous allons voir que Takuma Morishige s'en sort très bien.





… habilement exploité


En effet, le mangaka parvient ici très bien à se réapproprier ce schéma classique pour proposer des gags qui fonctionnent de mieux en mieux, sitôt que l'on s'est habitué à la recette. Et il faut dire qu'une partie de la réussite vient bien de l'habileté de l'auteur pour exploiter comme il se doit ce format.

Il y a d'abord ce cadre assez restreint. Il aurait pu paraître trop pauvre et vide. En réalité, il colle très bien à l'humour souhaité, d'autant qu'il apparaît très vite plus familier et connu aux yeux du lecteur qui peut alors se concentrer avant tout sur les gags. Mais cela n'empêche pas, plus tard dans la série, quelques escapades en dehors de l'établissement scolaire, qui permettent surtout d'apporter peu à peu quelques nouveaux lieux-clés et quelques nouvelles têtes.

De même, le schéma très limité, avec ces courts chapitres indépendants toujours basés sur la même recette, aurait pu lasser. En réalité, là aussi, ce schéma s'avère finalement judicieux, dans la mesure où il instaure une ambiance quotidienne de routine presque morne... et où les frasques de Séki apparaissent dès lors encore plus tonitruantes en brisant brillamment cette malheureuse routine. En nous faisant alors bien comprendre que ça peut faire un bien fou de voir tant d'imagination casser la routine !

Dès lors le mangaka crée constamment un décalage assez délicieux entre l'exubérance et l'ampleur des jeux de Séki, et le cadre tout à fait ordinaire et réaliste de la salle de classe. Dans la réalité, il serait impensable que les profs et les autres élèves ne remarquent pas les frasques du garçon, pourtant ici personne ne capte hormis Rumi, ce qui accentue joliment le côté loufoque (presque absurde) et le comique de situation.
  
  
  


© TAKUMA MORISHIGE / KADOKAWA CORPORATION MEDIA FACTORY

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