Loveless - Actualité manga
Dossier manga - Loveless

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Sommaire

Publié le Vendredi, 24 September 2010


Graphismes, édition, adaptations

 
Graphismes
Un des points forts, c’est clairement et indubitablement le coup de crayon de Kouga Yun. A la fois classique et détonnant, le dessin percute par son soin et son aspect brouillon. Evidemment, les décors sont le plus souvent passés aux oubliettes, dans une impulsion de faire épuré et de se concentrer sur les personnages, ce qui n’est pas si mal en situation de combat, où l’important prend déjà beaucoup de place. Ce que l’on retient assez rapidement des premiers tomes, c’est la poésie des graphismes. Les personnages sont charismatiques, leurs émotions bien mises en avant pour peu que l’on apprécie la base même de l’histoire : En effet, chaque geste tendre entre Sôbi et Ritsuka est un véritable ballet de satisfaction pour les amateurs du genre. Reste pourtant, outre le crayonné qui peut paraître incertain, une réelle assurance dans les dessins qui s’imposent d’eux même comme étant adoucis et, il faut bien le dire, souvent sensuels. Pourtant l’auteur alterne entre pages splendides et certaines autres trop simples … C’est sans doute le seul défaut de ce point de vue, l’inégalité dans l’attention accordée aux personnages (bien évidemment, Ritsuka et Sôbi sont particulièrement soignés, mais leurs compagnons plus secondaires …)
Peu à peu, pourtant, la qualité graphique suit celle du scénario et se détériore, malgré les progrès que l’on pourrait être en droit d’attendre. Tout devient anarchique, sans doute dans un désir d’en faire trop. Et dans un même temps, l’ensemble a perdu sa spontanéité, son assurance maladroite d’où naissait la douce poésie du trait de la mangaka. Bref, un trait qui avait merveilleusement bien démarré, avec beaucoup d’émotion et de pertinence, et qui aura le malheur de se perdre quelque part en route. R.I.P., poétique trait de Kouga Yun. On a maintenant à faire à quelque chose de plus académique et délimité, comme si la liberté du trait s’était évanouie, Ritsuka se métamorphosant d’ailleurs complètement, dans le mauvais sens du terme.


Édition
Le travail de Soleil sur ce titre reste dans l’ensemble assez décevant. Les en-têtes de chapitres sont extrêmement sombres et difficiles à regarder, les pages un peu fines et pas tout à fait blanches, même si comparé au travail récent des éditeurs, cela passe comme monnaie courante. Mais c’est sur la traduction que l’on relève le plus de déceptions : des raccourcis pour faire plus « jeune » ou familier et des mauvaises expressions incorrectes grammaticalement … Sans oublier, justement, l’omission de certaines lettres ou le mauvais ajustement de « cœur » qui devient «  co eur » … Niveau orthographe, la liste s’arrête peut être là … Mais pas la traduction. Il est assez peu fluide de garder ou non les inversions noms - prénoms, selon les envies de la traductrice, ou de laisser les marques de respect à la japonaise, qui n’apportent ici pas de grand intérêt, étant donné que l’on pourrait trouver un équivalent français ! Enfin, et comme dans la plupart des mangas, il reste de nombreuses onomatopées non adaptées et pire, parfois non traduites ! Extrêmement désagréable à la lecture, donc, de tomber sur des signes qui gâchent l’image et dont, en plus, on ne connait pas la signification ! Sans compter les nombreuses pages de pub de l’édition et les ombrages parfois trop uniformes.
Ceci dit, Soleil se rattrape sur le gros format accordé à la série, qui met en valeur le côté agréable de la lecture par une préhension souple et bien adaptée. De plus, les attaques durant les combats sont souvent (du moins étaient, dans les premiers volumes) accompagnés des kanji déterminant les attaques et leurs noms. Cela permet de visualiser leur aspect ritualisé et significatif.
 

Adaptations
La série animée Loveless comporte 12 épisodes de 25 minutes, et a été diffusée du 6 avril au 29 juin 2005 par le studio J.C. Staff, sur la chaine TV Asahi. Elle n’est pas licenciée en France, et a pourtant été la source première de l’engouement pour l’histoire de Ritsuka et de Sobi…
La série bénéficie également d’un artbook, Your eyes only, et d’un roman en deux volumes par Aya Natsui, édité chez Ichijinsha.
   
 
   
    
    

Conclusion

 
Dans un univers fantastique et romancé, Kouga Yun se targue de nous proposer des êtres à oreilles animales, contraints de se battre les uns contre les autres en utilisant des mots pour blesser et entraver. Original, le scénario est surtout rempli d’une grande tendresse, qui unit les protagonistes entre eux dans un ensemble assez particulier. La force de la série est clairement de faire s’emballer les cœurs … Et ça marche. Entre la compassion, l’empathie et l’aversion que l’on pourra éprouver avec force pour chaque personnage, le lecteur en a pour sn argent … Du moins au début de la série. Celle-ci souffre donc malheureusement d’un grand ralentissement actuel, mais au final Loveless reste une petite perle dans le genre, avec sa narration très poétique et légère … Mais pas toujours claire!
 
 
Mise en ligne le 24/09/2010.
Mise à jour le 13/09/2012.
    
    
    
Fiche de la série: Loveless
Fiche de la série VO: Loveless vo
Fiche de l'auteur: Yun Kouga

Dossier réalisé par NiDNiM


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