Les Princes du Thé - Actualité manga
Dossier manga - Les Princes du Thé
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Publié le Vendredi, 01 September 2017


La peur d'être seul


La solitude est un sentiment exalté dans Les Princes du Thé, qu'elle soit un choix ou non. Il y est souvent fait référence et chaque personnage y est confronté au moins une fois. C'est bizarrement le fait d'être entouré qui rend solitaire ou donne ce sentiment. Voici trois personnages qui en sont le parfait exemple.





Taiko est la première concernée puisque presque tous les volumes contiennent un passage sur la mort de son père ou ses souvenirs. A chaque fois qu'elle pense à une situation où son amour du thé est remis en cause, elle se rappelle les bons souvenirs d'avec son père non pas comme quelque chose de précieux, mais de perdu. Jamais elle ne pourra retrouver ces moments de complicité avec qui que ce soit. Il semble impossible que son entourage la soulage de cette pensée. Pourtant, elle s'emploie sans cesse à chercher de nouveaux membres tout en appréciant que l'association se compose de ses seuls amis. La perte de son père explique sans aucun doute qu'elle soit celle qui craint le plus d'en arriver à exaucer ses trois voeux, paraissant même la plus touchée du départ des princes ayant réalisé leur mission. Jusqu'au bout, elle n'en souhaitera aucun.

Concernant Haruka, il s'exclue de lui-même. Il ne se sent pas bien dans sa famille car son père s'est remarié et il se retrouve au milieu quand arrive sa soeur. Dès qu'il a pu, il s'est trouvé un logement pour y être seul. C'est donc une véritable torture pour lui de se retrouver avec Assam et Ceylan dans ce « cagibi ». Il apparaît très territorial. Il ne faut pas non plus omettre le fait qu'il appartient à énormément de clubs sans jamais en faire partie d'aucun. Il a ses entrées partout, tisse des liens et on se rend vite compte que ceux-ci ont toujours un but ; à part son amitié/amour pour Taiko. Par exemple, il parvient par chantage à obtenir une autorisation de l'association des élèves, un coup de main du club de bricolage, etc...Toute relation a un but mais jamais dans l'affectif. Il lui faudra renvoyer Assam de force pour prendre conscience qu'il blesse les autres en cherchant à s'isoler de cette manière.

Gopaldhara est sans doute celui qui souffre le plus de la solitude. C'est d'ailleurs cette peur de l'abandon qui conduit à la plupart des drames qui touchent les êtres qui lui sont le plus chers. On ne sait pas vraiment quels sentiments il éprouve envers Daarjeling puisque ce n'est pas la perte d'Arya qui le blesse mais bien la possibilité que son ami puisse partir pour toujours, qu'il finisse misérablement sa vie comme un humain et que lui puisse l'oublier. Voici ce qui le pousse à l'emprisonner, à le garder auprès de lui. Même quand ce dernier revient, il a peur de le voir disparaître un jour. Tout comme la perte d'Assam auquel il est très attaché.





L'ultime illustration de ce sentiment est qu'une fois les voeux exaucés, il faut partir et se quitter. Cette idée dès le début marque les héros car quelque part plus le temps passé ensemble s'allonge, plus la séparation est déchirante. C'est pour cela que certains préfère rapidement expédier leur travail, notamment Ceylan qui a vu ses compagnons souffrir plus que de raison. Il est peut-être même le seul qui accepte la solitude et redoute plus que tout d'être entouré, repoussant constamment les autres. Et bien que ce thème soit central, il permet de mettre en lumière son opposé.
  
  
  


KOUCHA OUJI © Nampei Yamada/HAKUSENSHA Inc.

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