Les Nuits d'Aksehir - Actualité manga
Dossier manga - Les Nuits d'Aksehir
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Publié le Vendredi, 11 Janvier 2019


Le mélange entre deux cultures


Fruit de l’union Turco-Japonaise, Les Nuits d’Aksehir témoigne du choc culturel entre les deux nations. Une union qui n’est de plus pas extrêmement exploitée dans l’actualité présente, il a fallu qu’Ichikawa Raku en parle pour que le sujet soit pris plus au sérieux. En installant tout un tas d’anecdotes et de propos à semi religieux, le lecteur peut comprendre de meilleure façon la vision de la culture turque de manière ludique.
  
  

Tout commence par certaines expressions

  
D’entrée, l’auteure instaure le scénario telle qu’elle le prévoit pour toute la durée de l’histoire. Un homme balançant des expressions turques dans n’importe quelle situation, d’ailleurs ce seront ses paroles qui inaugureront les premiers mots de l’œuvre. Comme si il allait nous prévenir de la suite à venir. « Nazar », « Taman » ou encore « Merhaba », de courts termes qui seront répétés plusieurs fois à travers les trois volumes font partie intégralement du décor. Il n’est pas rare d’entretenir un dialogue entre certains personnages complètement en turc, mais les traductions sont toujours présentes.

Vrai récit nous incitant à s’intéresser d’un peu plus près à cette langue, la protagoniste, en l’occurrence Ayako, n’hésite pas à employer les différentes phrases qu’elle apprend au fur et à mesure des dialogues qu’elle entretient soit avec Hodja mais aussi avec sa collègue ou bien différents intervenants. Une réelle soif d’apprendre et d’utiliser ses connaissances, le travail fourni récoltes ses fruits : capable de tenir quelques mots et expressions, voilà un premier pas de franchi à l’approche des tas de termes à retenir. Une langue qui n’est pas des plus facile à apprendre ni à lire, car pour un japonais (et même pour un français), c’est un autre alphabet à connaître, un sens de lecture différent du nôtre, des accents à savoir placer, des traductions qui veulent parfois dire complètement autre chose si elles sont abordées mot pour mot. Enfin, une prouesse qui est largement surmontée ici.
  
  
  
  

Un voyage au-delà du Japon

  
Partant dans une virée à travers l’Orient, de nombreux flash-back apparaissent citant la vie en Turquie et plus particulièrement à Istanbul qui est la seule ville citée à proprement parler. La ville est le fruit d’une admiration de nos personnages due à Ichikawa Raku elle-même. Une situation normale après tout avec les nombreux aller-retours de cette dernière dans la ville qui reflète traditions. On a ici une étude très basée sur l’adoration d’Istanbul qui est vendu comme étant un rêve, un paradis terrestre. Un endroit où le gérant du restaurant Hodja et sa femme se sont rencontrés et là où ils ont forgé leurs meilleurs souvenirs. C’est ainsi qu’est née la passion de la Turquie pour la femme d’Hodja qui décida de se lancer dans la restauration turque. Et c’est également en partageant ses aventures que la protagoniste se retrouve transportée dans une culture dont elle ignorait le moindre fait encore quelques jours auparavant.
Ce qui nous intéresse là va être la capacité de l’auteure japonaise qui arrive à nous partager la Turquie comme si elle en était issue. Donc de là, par ses avis et ses anecdotes, la Turquie est annoncée comme souveraine, une nation qui est signe de rêve où l’on se sent obligé de se rendre. Un voyage est donc imposé !
  
  

  
  

Hodja, le symbole même de la Turquie

  
Très stéréotypé, c’est le personnage par excellence qui a pour rôle de nous faire voyager. De temps en temps il devient macho dans ses manières, envers son entourage et surtout envers sa femme. C’est pour ça qu’il assume à 100% son choix de monter son propre restaurant. Le but premier est de fuir sa compagne qui est insupportable pour lui, mais c’est aussi pour accomplir une sorte de rêve d’enfant. Lunatique et très entêté, cette humeur en devient vite pesante pour les serveuses qui savent directement quand le remettre sur le droit chemin.

Le personnage est vraiment représenté tel un fardeau dans certaines situations, mais on sait que sans lui rien ne serait ainsi. Le Aksehir n’existerait pas et la protagoniste serait tout bonnement restée dans l’ignorance. De par ses aventures, ses connaissances et son origine il partage à quelconque personne croisée son passé et ses conseils tel un grand sage. C’est en partie grâce à cet Hodja que les serveuses idolâtrent la Turquie et qu’elles s’inspirent de cette culture dans leur quotidien.
Un grand homme donc, qui se cache derrière un visage de vieillard nonchalant.
  
  
  
  

© 2014 Raku ICHIKAWA / PUBLISHED BY KADOKAWA CORPORATION ENTERBRAIN

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