Dossier manga - Le Pacte des Yôkai

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Publié le Vendredi, 28 January 2011


Un succès yôkaiesque


Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Pacte des yôkai est un énorme succès au Japon – à raison. Le manga a tout d’abord été adapté en version animée, de très bonne facture, et qui parvient à recréer, jusqu’à un certain point évidemment, l’ambiance de la série, en y ajoutant sa propre personnalité. Les amis de Natsume notamment sont plus développés, et on remarque une volonté d’agrandir son cercle de connaissance humain. On trouve même une certaine romance en arrière-plan, qui est absente du manga. La famille Fujiwara a aussi une plus grande place. Et la musique est très agréable et bien dans le ton. Un bon complément à la version papier, même si comme d’habitude, j’ai une nette préférence pour cette dernière, car les sentiments sont bien plus palpables et l’impact des regards bien plus marquant.

Mais le plus impressionnant peut-être, c’est la variété des goodies disponibles.
 

Maître Griffou a clairement gagné le cœur des Japonais (ou Japonaises sans doute, pour être plus précis). Il faut dire qu’avec ses mimiques et ses manières d’ivrognes, qui tranchent un peu avec son physique, ainsi que ses bons mots, il s’impose sans aucun doute comme un personnage marquant de la série, et un parfait porte-parole. Pour ma part, même si je n’apprécie pas spécialement les goodies et autres babioles, j’avoue que celles-ci m’ont l’air bien sympathiques.

Si vous souhaitez en voir davantage, reportez-vous au site d’Akata sur le fil des actus (d’où sont issues les images ci-dessus), où vous en découvrirez encore bien d’autres.

Un mot en passant sur l’adaptation en langue française, qui est exemplaire. La traduction est de très bonne facture, et l’éditeur a eu la très bonne initiative de nous proposer plusieurs bonus en fin de tomes, afin de faciliter notre entrée dans le monde fascinant de ces créatures des ténèbres. Du bon boulot, comme toujours, mais ça devient une évidence, à la longue.
    
    
         
     
     

La dernière page, ou la première ?

 
Ne nous y trompons pas, le Pacte des yôkai est avant tout une histoire simple, qui fait appel à nos sentiments et à notre empathie envers les personnages. Il ne s’agit aucunement d’un traité de philosophie sur la place des mots ou sur les yôkai, ni sur le besoin de communiquer. Mais par la simplicité de son propos, simplicité signifiant ici « sincérité sans détour », le manga nous pousse à la réflexion, à l’introspection, à dépasser ce simple constat de divertissement, pour nous amener à réfléchir davantage sur le monde qui nous entoure et l’importance des paroles que nous prononçons. Que ce soit le but premier de l’auteure ou non ne change rien à la profondeur de son message et aux émotions ressenties à la lecture d’un tome de son œuvre.
   
En japonais, « Ai » signifie à la fois « amour » et « tristesse ». Peut-être le mot qui correspond le mieux à ce titre. Une série qui ne s’exprime pas qu’à travers les mots ou l’analyse, mais avant tout à travers son ressenti et son expérience. Bref, laissez-vous emporter par votre empathie, et vos sens, et profitez tout simplement bien du voyage et de votre lecture.
   
    
Dossier réalisé par Sorrow
Mise en ligne le 28/01/2010. 
Mise à jour le 18/10/2012.
(c) 03/07/2016
 
 
    
Fiche de la série: Le pacte des Yôkai
Fiche de la série VO: Natsume yûjin Chô vo
Fiche de l'auteur: Yuki Midorikawa
 
 

Dossier réalisé par Sorrow


NATSUME YUJINCHO © 2003 by Yuki Midorikawa / HAKUSENSHA Inc., Tokyo

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