Dossier manga - Karin Chibi Vampire

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Sommaire

Publié le Jeudi, 03 January 2013


Karin, l'héroïne chibi différente

 
 
L'une des premières choses qui frappe quand on commence la lecture de la série, c'est évidemment son héroïne, Karin, jeune vampire pas comme les autres, que nous apprenons vite à connaître, que ce soit dans sa vie de lycéenne, son quotidien familial ou sa condition de vampire.

La différence vient essentiellement du statut de vampire de la miss. Si Karin est une vampire en devenir, elle est atteinte d'un mal étrange. Loin de boire le sang des autres, la jeune fille, bien au contraire, transmet son propre fluide à ses victimes ! En effet, Karin est frappée d'une maladie voyant son sang déborder régulièrement, si bien qu'elle est obligée d'évacuer le surplus, soit en saignant abondamment du nez, soit en donnant son sang par morsure. L'effet sur les victimes ? Un regain d'énergie, comme nous le voyons dès le premier tome. Mais nous reparlerons des vampires dans la série un peu plus tard.

La vie de Karin chez elle, au lycée ou dans son travail de serveuse ne manque de piquant, elle non plus, et cela est souvent dû au caractère de notre héroïne. Qu'on se le dise, il n'y a rien de bien original de ce côté là : on découvre une jeune fille très mignonne, franche et volontaire, mais extrêmement maladroite, et qui a encore beaucoup de choses à apprendre de la vie, comme le témoigne pendant longtemps son incapacité à comprendre ses réels sentiments pour Kenta.
Rien d'original, oui, mais le cocktail est bien dosé. Yuna Kagesaki varie les situations autour de son héroïne, et, surtout, utilise fort bien le caractère de celle-ci dès qu'elle interagit avec les autres. La gentillesse de Karin se ressent sans cesse, que ce soit au lycée, au travail, où à la maison où elle s'applique à préparer de bons petits plats pour Anju par exemple. De même, ses bourdes au travail et la façon qu'elle a de sans cesse se ramasser ou de bégayer quand une situation est trop gênante sont autant d'exemples de son incroyable maladresse et de sa timidité. Des éléments qui la rendent d'autant plus amusante et mignonne.

Mais l'entourage de Karin n'est pas en reste : si la jeune fille apparaît attachante, c'est surtout dans ses interactions avec un entourage bien campé. Ainsi, Kenta et sa mère sont tout aussi attachants qu'elle, Fumio étant une mère bienveillante qui apportera beaucoup aux deux adolescents. De même, Ren, malheureusement souvent en retrait, reste excellent quand il le faut, et Anju est un peu l'archétype de la petite soeur mature mais adorable que beaucoup de monde aimerait sans doute avoir. Le père ultra-protecteur Henry et la maîtresse de maison caractérielle Carla ne manquent pas de piquant, tandis que Maki, dans sa franchise avec Karin et l'attachement qu'elle lui montre, renforce la bienveillance que tout le monde a pour notre chibi héroïne.

Bref, Karin est une héroïne qui parvient facilement à se faire attachante, mais elle ne le doit pas qu'à elle seule : tout son entourage, chaleureux et vivant, est là pour faire ressortir ses qualités, ses défauts, ses différences, mais aussi pour l'aider à évoluer. Chose qui risque bien de lui prendre beaucoup de temps sur certains points, quand on connaît son caractère.
 
 
   
 
 

De l'humour

 
 
Par la force des choses, les différents caractères de la série amènent tout naturellement celle-ci sur le terrain de l'humour, très présent pendant longtemps, même si la série est facilement capable de devenir plus sombre ou dramatique, mais nous y reviendrons.

Beaucoup de personnages sont donc un excellent ressort pour le comique, à commencer par Karin, dont le côté un peu bébête et profondément maladroit amène de francs instants de rigolade. La façon qu'elle a de souvent se vautrer a de quoi faire sourire, de même que la manière dont elle s'affole régulièrement face aux situations gênantes, notamment celles provoquées par Maki, qui n'hésite jamais à poser des questions embarrassantes ou à évoquer des sujets délicats à entendre pour notre héroïne.

Dès qu'il est avec Karin, Kenta n'est pas en reste : beaucoup moins maladroit que Karin, il n'en reste pas moins tout aussi coincé qu'elle en ce qui concerne l'amour, ce qui provoque à plusieurs reprises des situations gênantes qui peuvent attendrir autant qu'amuser. Quant à Fumio, son aspect souriant et courageux sont compensés par un côté un peu à l'ouest qui provoque aussi quelques situations assez loufoques.

Au sein de la famille Maaka, c'est assez "folklorique" aussi. De par son côté ultra-protecteur, Henry se fait régulièrement très drôle, tant il peut réagir de manière très exagérée, avant d'être un peu repris par sa chère épouse, si autoritaire. De son côté, Ren amuse à travers ses frasques avec la gente féminine mais aussi à travers son côté faussement je m'en foutiste, tandis qu'Anju, pourtant la plus jeune de la famille, apparaît de manière amusante comme la plus mature du lot, esquissant volontiers quelques répliques qui ne manquent pas de piquant. Et n'oublions pas Elda, la grand-mère extravagante de Karin, qui ne manque pas d'enclencher quelque embarras de par sa mentalité totalement décalée par rapport à l'époque où elle se réveille !

Avec de tels personnages, il serait donc compliqué de ne pas donner dans l'humour, tant chaque caractère s'y prête. Yuna Kagesaki le sait bien et n'hésite donc jamais à jouer avec les zygomatiques de ses lecteurs, pour un résultat plutôt rafraichissant.
 
 
  
 
 

Vampires originaux

 
 
Encore une histoire de vampires, vous direz-vous. Vous auriez tort de vous arrêter à cela, car Karin Chibi Vampire expose assez vite un petit nombre d'originalités renouvelant habilement le genre et ne manquant pas d'intriguer.

L'originalité passe d’abord par Karin, déjà évoquée : si elle est une vampire en devenir, elle est atteinte d'un mal étrange. Loin de boire le sang des autres, la jeune fille, bien au contraire, transmet son propre fluide à ses victimes ! Voici une première idée plutôt saugrenue mais intrigante.

Par la suite, la mangaka prend le temps d'amener les choses, de présenter la maladie de Karin, et  d'expliquer les autres spécificités, de ses vampires, notamment le "feeling" des membres de la famille de Karin avec des types de personnes bien précis. Par exemple, si la mère de Karin est attirée par le sang des menteurs, notre héroïne, elle, réagit au sang des personnes pauvres. Une idée de plus qui a le mérite de sortir de l'ordinaire.

Enfin, la soupçon d'originalité vient également de la manière de grandir des vampires. Car les plus jeunes ne sont pas tout de suite des vampires accomplis : dans un premier temps, ils peuvent vivre comme les humains, en sortant le jour, en se nourrissant d'autres choses que de sang. C'est généralement entre 10 et 15 ans qu'ils connaissent leur transformation en vampire adulte, ce que l'on pourrait considérer comme une sorte de puberté des vampires, l'époque où ils connaissent les grandes évolutions de leur corps : ne plus pouvoir sortir le jour, perdre le sens du goût, commencer à ne se nourrir que de sang... Vous aurez l'occasion de voir approfondi le sujet dans le tome 11, centré sur Anju, mais nous y reviendrons.
  
 

KARIN © 2003 YUNA KAGESAKI / Kadokawa shoten publishing Co., Ltd.

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