Gals - Actualité manga
Dossier manga - Gals

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Publié le Jeudi, 30 October 2008


Un style de plus en plus démesuré...

                                                               
On peut parfois s'y perdre, dans toute cette fantaisie, car les gals sont appelées différemment selon leur style. Ainsi, il est de coutume de dire que la première à avoir lancé ce mouvement, dans les années 90, est la chanteuse de Jpop Namie Amuro. Elle lance la mode «kogal» («ko» signifiant enfant, ou même lycée, et «gal» ou «garu» vient de l'anglais « girl »). Mais on rencontre parfois l'orthographe «kogyaru» qui est la transcription exacte des kana. Les kogaru sont des gals lycéennes et par conséquent, constituent une sous-catégorie des gals. Néanmoins, l'origine du mot est très contestée, et il sera alors très difficile de trouver le vrai dans tout cela.
                                  
Tout d'abord, commençons par les kogaru ultra colorées façon parapara-girls. Celles-ci brillent par leur fantaisie, leurs vêtements flashy à souhait. On pourrait rapprocher Ran de ce genre de kogaru, tout en nuançant, bien-sûr! Car celle-ci n'est pas réellement kawaii, et apparaît assez dispersée quant à son style vestimentaire. Néanmoins, le point le plus commun qu'on lui trouvera avec les parapara-girls, est sa capacité à effectuer cette danse parfaitement! Certains se demanderont ce qu'est la para-para. Mais toute gal digne de ce nom a le devoir de savoir exécuter cette danse! La para-para est surtout constituée de mouvements de bras. Les jambes ne sont pas beaucoup sollicitées, mais les hanches ont leur place bien à elles. Elle se danse en solo ou en groupe, mais Ran Kotobuki préférera l'utiliser pour défier sa rivale, ou alors s'amuser avec son ami Tatsuki qui est le roi de la para-para! On trouve plusieurs variantes de la para-para, telle que la techpara (dansée sur des musiques techno), la trapara, ou torapara (dansée sur de la transe, toransu en Japonais). Les fans de para-para danse l'appellent souvent eux-mêmes « paralist », car les danseurs sont placés en ligne, et effectuent leurs mouvements tous en même temps.
Les ganguro, ou encore gueules noires, font parties des gals les plus extrêmes. Elles arborent un bronzage sans égal, passant des heures sous les lampes U.V des instituts spécialisés. Leurs cheveux sont décolorés, d'un blond éclatant. Elles incarnent en quelque sorte l'image inverse des japonaises traditionnelles, au teint blanc et à la chevelure noire. Leur but principal est de choquer, et cet objectif semble être atteint. Néanmoins, ce style arrive à son paroxysme avec les yamamba qui adoptent un maquillage très particulier: celui-ci met en avant la couleur brûlée de leur peau. Ainsi, le blanc autour des yeux, les lèvres les plus pâles possible, les cheveux plus que décolorés sont de rigueur, tout leur est permis. Au début, leur but était de ressembler à la sorcière Yama-Uba (sorcière de la mythologie japonaise, vivant dans les montagnes), et de faire peur. Petit-à-petit, elles deviennent de plus en plus fun, et adoptent un style qui prône les vêtements et accessoires flashy. Elles ont la réputation d'avoir une hygiène plus que douteuse. Ainsi, elles n'attirent en aucun cas les hommes, qui les trouvent malsaines dans leurs excès. Il existe leur équivalent masculin: les center guy.
                            

                              
Les ganguro sont incarnées par Rika, Yuka et Mika. Elles n'ont de cesse de chahuter Ran, qu'elles qualifient de «stupide ganjiro». Ran, quant à elle, essaiera plusieurs fois de devenir une ganguro, à ses dépens! Cela lui vaudra les moqueries incessantes de ces trois rivales qui passent leur temps dans Shibuya. Néanmoins, malgré leurs différences, ces kogals ne manquent pas de s'allier lorsqu'un danger pointe le bout de son nez. Ainsi, les ganguro de Shibuya sont les plus grandes rivales de Ran, mais aussi des alliées sans failles!
Enfin, pour ce qui est des gals les plus extravagantes, les negativ ne sont pas représentées dans Gals!. Les negativ sont tout simplement les «négatifs» des japonaises typiques. Ainsi, elles ont les cheveux blancs, leur peau est noire, et elles portent des lentilles de couleur claire.

L'arrivée de la chanteuse Ayumi Yamasaki recadre un peu les kogaru dans un style médiatisé, et les recentre sur le Japon. Ainsi, celles-ci deviennent plus soft, et beaucoup deviennent des ganjiro. Ayumi devient alors la reine des ganjiro, avec une peau la plus blanche et pure possible.

Ce mouvement a eu son heure de gloire pendant plusieurs décennies. Aujourd'hui, on ne peut pas dire si les gals subsisteront, ne serait-ce qu'à cause de leur mode de vie. Celles qui ont terminé leurs études veulent se trouver un mari, mais sont loin d'être assimilées à des modèles de grande vertu. D'autres auront trouvé un travail d'hôtesse dans des bars de réputation douteuse, vivant encore de l'argent des hommes et de celui de leurs parents. La fatalité est-elle celle qui les conduit inéluctablement à une vie moins fantaisiste et moins tape-à-l'œil? Peut-être est-ce le prix à payer pour s'intégrer un maximum dans une société qui prône la bonne éducation...
Néanmoins, la mode de ces dernières années, au Japon, est plus soft et plus classe. Le style colle davantage au contexte socio-économique du pays, à savoir des femmes qui veulent plus de droits, plus de pouvoirs, et plus d'égalité envers les hommes. La relève n'est peut-être pas assurée, ou tout au moins, les gals de demain ne seront peut-être pas celles d'hier.
                                   
                                                     

GALS© By Mihona Fujii / Shueisha Inc.

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