Demon Slayer / Kimetsu no Yaiba - Partie 1 - Actualité manga
Dossier manga - Demon Slayer / Kimetsu no Yaiba - Partie 1
Sommaire

Publié le Vendredi, 26 June 2020


Le casting du début de Demon Slayer


Tanjirô Kamado

Tanjirô est un jeune garçon vivant en campagne, en compagnie de sa mère et de ses nombreux frères et sœurs. Son père n'est plus, car emporté par la maladie. C'est pourquoi il prend son rôle parmi les siens à cœur : Il déborde d'amour pour sa famille et travaille énormément pour subvenir à ses besoins.

Vaillant, il se rendra dans un village par-delà la forêt pour vendre du charbon. Afin d'éviter de faire le chemin du retour en pleine nuit et ne pas devenir la proie d'un démon, créatures auxquelles il ne croit pas, Tanjirô passera la nuit chez un autochtone. Le lendemain, il découvrira avec effroi sa famille massacrée et l'une de ses sœurs, Nezuko, changée en mangeuse d'hommes. Le jeune homme passera outre sa détresse et se fixera un objectif : Devenir un pourfendeur de démons pour trouver le moyen de redonner forme humaine à sa sœur. Pour cela, il deviendra le disciple de Sakonji Urokodaki, un ancien pourfendeur formant sévèrement les prochaines générations...

Nezuko Kamado


Nezuko est la plus âgée des filles de la famille Kamado, et une sœur qui veille particulièrement sur sa famille. Lors de l'attaque de démons sur la demeure familiale, Nezuko sera la seule rescapée mais connaîtra un sort tout aussi terrible puisqu'elle sera changée en démon. Mais contrairement aux autres mangeurs d'hommes, elle n'attaque pas les humains et demeure particulièrement docile, tant qu'on ne lui présente pas la vue du sang humain.

Presque muette, communiquant par des gémissements, elle garde en permanence un bambou dans sa bouche. Ne consommant pas de viande, Nezuko compense la chair humaine par de profonds sommeils réguliers. Comme tout démon, elle a la capacité de modifier sa taille à foison, ce qui lui permettra d'être portée par Tanjirô, dans des conteneurs bien hermétiques, au cours de leurs voyages. Par sa force désormais décuplée, elle sera aussi un renfort de taille pour son frère qu'elle continuera à aimer autant qu'avant sa transformation.

Zenitsu Agatsuma

Zenitsu est un jeune pourfendeur de démons, et l'un des survivants de la sélection finale de la promotion à laquelle Tanjirô appartient. Mais contrairement à bien des chasseurs de démons, Zenitsu n'a rien de brave. C'est un couard qui passe son temps à fuir l'adversité et à hurler. Son idéal de vie est d'éviter le danger le mieux possible, mais aussi de courtiser les demoiselles pour trouver l'être aimer. Lorsqu'il découvrira Nezuko, sa réaction ne se fera donc pas attendre...

Malgré ça, Zenitsu reste un pourfendeur doté d'un certain potentiel. Il manie le souffle du tonnerre et a donc bénéficié d'un entraînement sévère auprès d'un mentor. Parce qu'il est peureux, il se pose difficilement pour se battre sérieusement. Aussi, c'est par son inconscient que Zenitsu montrera l'étendue de son talent...

Inosuke Hashibira

Inosuke est l'incarnation même de l'enfant sauvage. Jeune pourfendeur de démons, il mise sur la force pure pour charcuter ses adversaires avec des épées partiellement tailladées, de force à en faire de véritables hachoirs. Torse nu en permanence, il porte un masque de sanglier et des protections en fourrure animale, faisant ressortir son côté bestial.

Il n'est donc pas le plus réfléchi des pourfendeurs, et se heurtera même à Tanjirô et Zenitsu dans un premier temps. Son but est de purement et simplement affronter des démons costauds, et il ne réfléchit pas avant de passer à l'attaque. Néanmoins, c'est aux côtés de ses deux camarades qu'il pourra progresser.

Giyu Tomioka

Jeune adulte au regard taciturne, Giyu apparaît devant Tanjirô juste après le massacre de la famille du jeune homme. Il est un pourfendeur qui se dirigeait justement vers l'habitat du garçon, mais est arrivé trop tard pour empêcher le massacre. Voyant que Nezuko a été changée en démon, Giyu aura d'abord pour projet de la tuer, avant d'apprécier la détermination de Tanjirô et de constater que la démone ne fera jamais de mal aux humains. Il orientera le binôme vers Sakonji Urokodaki, afin que Tanjirô suive une formation de futur pourfendeur.

Giyu réapparaîtra plus tard, afin de prêter main forte aux jeunes recrues au Mont Natagumo. A cet instant, il s'affirmera comme un des piliers des pourfendeurs, celui de l'eau.

Sakonji Urokodaki

Vieil homme vivant au pied des montagnes et toujours affublé d'un masque de tengu, Sakonji Urokodaki est un ancien pourfendeur de démons, occupant autrefois le rang de pilier. Il a depuis pris sa retraite et se charge de former les futures recrues, en vue de les faire participer à la sélection finale. Il prendra ainsi Tanjirô sous son aile, touché par la situation du garçon et celle de sa sœur. Le jeune homme suivra alors le sévère entraînement d'Urokodaki, qui l'initiera au souffle de l'eau.

Muzan Kibutsuji

Muzan Kibutsuji est le premier des démons, une entité âgée de centaines d'années et le seul des siens capable de changer un humain en mangeur d'hommes. Muzan est un mystère à lui seul : Traqué par les pourfendeurs, ces derniers ne sont pas parvenus à dénicher son repère. Il garde volontairement un grand secret autour de sa personne, si bien qu'il exécute à distance tout démon qui en dirait trop à son sujet, ou qui prononcerait son nom. Il a à sa solde des soldats d'élite : Les Lunes Inférieures pour les moins puissants, et les Lunes Supérieures pour les plus redoutables.

Par pur hasard, Tanjirô rencontrera Muzan dans la ville d'Asakusa. Il reconnaîtra sur l'individu l'odeur présente dans sa demeure familiale, quand les siens ont été massacrés.

Tamayo et Yushiro

Tamayo et Yushiro sont deux démons vivants à Asakusa. Tous deux vivent comme des humains ordinaires, loin des regards des autres.

A l'origine, Tamayo était une démone engendrée par Muzan, mais elle est parvenue à se libérer de l'emprise de ce dernier. Elle sauva la vie de Yushiro, un jeune garçon rongé par la maladie, en le transformant en démon. Tamayo œuvre aujourd'hui en tant que docteur, tandis que Yushiro officie comme son assistant. Il est très protecteur envers sa sauveuse, en plus de vouer une admiration pour sa grande beauté.

Le duo rencontrera Tanjirô, juste après que ce dernier ait croisé la route de Muzan. Tamayo confiera au garçon qu'un remède pour ramener un démon à la forme humaine est possible...


KIMETSU NO YAIBA © by Koyoharu Gotouge/ SHUEISHA Inc.

La naissance de Demon Slayer


Pour comprendre l'émergence du manga Demon Slayer / Kimetsu no Yaiba, il faut se pencher sur l'interview qu'a donné Katayama, éditeur de Koyoharu Gotôge, à la plateforme de lecture en ligne légale Manga Plus de la Shûeisha.

Katayama devint l'éditeur attitré de Koyoharu Gotôge après parution de la troisième histoire courte du mangaka, Rokkotsu-san. Suite à cette expérience, l'artiste clame son envie de lancer sa propre série. C'est ainsi que naît le projet Haeniwa no Zigzag, qui n'est malheureusement pas validé pour sérialisation et devient le quatrième one-shot de l'auteur. Après quelques temps de travail, Katayama en arrive à une conclusion : Une histoire et un thème simples seront idéaux pour qu'une œuvre de Koyoharu Gotôge fonctionne en série. La réflexion s'est vite centrée sur une reprise de Kagarigari, tout premier travail publié de l'artiste, qui correspond à cette simplicité, ne serait-ce sur les motifs très japonais des tenues. Un thème dont les lecteurs sont familiers serait aussi idéal, aussi les concepts de sabres et de démons paraissaient efficaces tant ils ne demandaient pas de justifications soutenues. De ces pensées naquit un premier storyboard intitulé Kisatsu no Nagare. Mais celui-ci n'était pas optimal pour une sérialisation, ce à cause de son ton beaucoup trop sérieux et son manque d'humour. Pour Katayama, donner un aboutissement au projet signifiait changer son personnage principal trop sérieux, ce qu'il a indiqué au mangaka. Le résultat est celui d'un héros plus classique, celui de Tanjirô, ce qui donna lieu au titre que nous connaissons : Kimetsu no Yaiba, puis Demon Slayer comme titre international.


KIMETSU NO YAIBA © by Koyoharu Gotouge/ SHUEISHA Inc.

Le titre de l’œuvre est un sujet intéressant, car Koyoharu Gotôge a hésite entre pas moins de 10 appellations ! Celles-ci sont indiquée dans le premier volume tankôbon du manga, avant le quatrième chapitre. Quelques exemples sans tous les citer : Kisatsu no Yaiba, Kimetsu Kitan ou encore Onigari Kagutsuchi.

En février 2016, le manga est donc lancé au sein du Shônen Jump. Et comme dans toute œuvre fleuve soumise à un encadrement stricte, avec menace d'annulation en cas de non succès, difficile de savoir dans quelle mesure Koyoharu Gotôge avait initialement prévu son intrigue. Selon les dires de Katayama, son éditeur, les personnages principaux étaient déjà ancrés dans l'esprit de l'auteur. Tanjirô, bien évidemment, mais aussi Zenitsu (qui apparaît pour la première fois à l'issue de la sélection finale, avant de regagner une présence au troisième volume) et Muzan Kibutsuji, l'antagoniste de la série dont le rôle était décidé d'avance. Le personnage d'Inosuke fut rapidement au programme. En revanche, son nom et son design n'ont peut-être pas été établis dès le départ et ont éventuellement demandé une réflexion supplémentaire.


Le souffle du shônen d'aventure


Demon Slayer est ce qu'on pourrait qualifier de « shônen classique », chose guère étonnant dans les pages du magazine Shônen Jump dont les grands succès du manga d'action correspondent la plupart du temps à des poncifs, et présentent l'un après l'autre certains archétypes, utilisent des ficelles connues, et placent régulièrement le lecteur sur un terrain familier et dans un climat de confort. Chaque titre a évidemment ses particularités et ses exceptions, mais ils ne cherchent jamais à redéfinir un genre, préférant utiliser des acquis pour ponctuer leur propre univers et proposer une histoire accrocheuses aux rebondissements forts.

Le manga de Koyoharu Gotôge s'ancre totalement dans cette catégorie. Récit d'aventure et de combats utilisant des pouvoirs dans un univers fantastique où une milice bien entrainée affronte des démons, son cheminement respecte presque à la lettre ce qu'on pense trouver dans un nekketsu du Jump. L'histoire s'ouvre sur un élément déclencheur de taille avec le massacre de la famille de Tanjirô et la découverte de sa sœur, Nezuko, changée en démon, ce qui amènera l'entraînement du protagoniste afin de devenir un pourfendeur, clé pour lui permettre d'atteindre un objectif précis : Trouver un moyen de ramener Nezuko à sa forme humaine Un déroulement introductif assez classique, mais qui soulève un premier point : Demon Slayer a une volonté, un point d'arrivé défini, et le mangaka semble savoir vers où se diriger. Cet aspect se confirmera dès le tome 2 avec l'introduction de Muzan Kibutsuji, autre point central du scénario qui constituera ni plus ni moins le moyen pour Tanjirô d'accomplir sa quête. Rares sont les récits du genre à affirmer si vite une volonté d'aller de l'avant, sans tourner en rond. Aussi, la lecture du second opus conforte puisqu'elle affirme que le point d'arrivée existe, d'autant plus qu'on sait aujourd'hui que le manga totalisera 23 volumes.


KIMETSU NO YAIBA © by Koyoharu Gotouge/ SHUEISHA Inc.

Le déroulement de l’œuvre a donc quelque chose de concret, ce qui n'empêche pas Koyoharu Gotôge d'avoir recours à un cheminement assez classique. Ce point est même déstabilisant quelque part : Car après avoir affirmé la menace et l'enjeu constitués par Muzan, l'auteur va enchaîner les petits arcs caractérisés par les missions de Tanjirô. Dans ce qui nous intéresse, donc jusqu'à la fin de l'arc de l'entraînement de réhabilitation, chacune de ces courtes parties aura un effet précis, qu'il s'agisse de l'introduction d'un personnage, d'un concept ou d'une mécanique de l'histoire. C'est sûrement une des subtilités du début de Demon Slayer : Malgré un classicisme apparent, il y a de vraies petites volontés derrière chaque aventure et chaque mission. Sur une première lecture, ces arcs peuvent paraître anodin, mais dégagent quelque chose de plus concret lorsqu'on est familiarisé avec l'univers et qu'on détient une vue d'ensemble.

Et dans ce sens, l'aspect classique du manga ne constitue pas un défaut. Katayama, l'éditeur de Koyoharu Gotôge, présente la simplicité comme l'une des forces du récit. L'univers n'a pas besoin d'être justifié tant on y est familier d'entrée de jeu, et le découpage très stricte mais ferme et classique du début du manga aide le lectorat à s'y plonger sans sourciller. Cette simplicité peut faire tiquer, mais elle reste idéale en tant qu'outil de narration, pour permettre au mangaka de planter ses idées au compte-gouttes. Car Koyoharu Gotôge a des idées à développer, chose qu'on abordera de manière succincte dans une partie prochaine.

KIMETSU NO YAIBA © 2016 by Koyoharu Gotouge/ SHUEISHA Inc.

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