Dossier manga - Claymore

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Sommaire

Publié le Vendredi, 03 July 2015


Les tueuses aux yeux d’argent


Elles sont là, prêtes à vous débarrasser de vos démons. Leurs yeux argentés luisant dans la pénombre ambiante, leurs cheveux délavés balayés par le vent, leur grande épée surplombant leur dos, leur armure brillant d’une lueur toute aussi argentée, faisant écho à leurs yeux prêts à en découdre avec le diable. Ce sont les tueuses aux yeux d’argent. Communément appelés par les humains des claymores. Mais qui sont-elles réellement ?


Les claymores


Le mot « Claymore » désigne l’organisation que les humains ont créée pour résister aux démons et les êtres qu’elle engendre. Leur métier consiste à éliminer sur demande les démons en échange d’une somme d’argent. Ce sont des êtres qui ont absorbé en leur propre corps le sang et la chair des démons afin d’obtenir un organisme mi-humain mi-démon qui leur permet de les combattre à armes égales. On dit qu’au terme de plusieurs expériences, seules les femmes pouvaient acquérir ce corps hybride. On dit que leurs yeux argentés leur permettent de discerner les démons, leurs frères de sang. Et lorsqu’elles leur font face, ils se mettent à briller d’un éclat doré. C’est pour ça qu’on les appelle les sorcières ou les tueuses aux yeux d’argent. Elles portent une énorme épée nue disproportionnée à leur fin corps. Il paraît que leur nom, Claymore, vient de cette apparence, « la grande épée ». Les humains s’évertuent ainsi à appeler ces femmes hybrides claymores, alors même que l’organisation n’aurait pas de nom.
On pourrait se demander si elles sont bien plus fortes que les démons, eux-mêmes. Après tout, elles ne sont qu’à moitié démoniaques. Ce n’est pas non plus pour rien qu’on les appelle les « mi-humaines mi-démones ». Malgré cette moitié de sang, les claymores combattent à jeu égal contre les démons. En effet, le sang des démons a permis à leur corps fin d’avoir une vitesse incomparable à la leur. Leurs morceaux de chair leur ont donné la puissance qui permet aux tueuses aux yeux d’argent de brandir la claymore d’un seul bras. La particularité physique des mi-humaines mi-démones ne s’arrête cependant pas là. Le métabolisme des claymores n’a besoin que d’une petite quantité de nourriture une fois tous les deux jours en moyenne pour subvenir à ses besoins. Elles peuvent ne rien manger ni boire pendant au moins une semaine.

Les humains sont quasiment tous terrifiés par les claymores, trouvant qu’elles se rapprochent plus des démons que d’eux-mêmes, malgré le fait qu’elles soient équitablement hybrides. En les voyants, on aurait du mal à donner tort aux humains. Surtout lorsqu’on prend connaissance des caractéristiques de leur corps ou de certaines réalités. L’une de ces réalités renvoie à une grande fatalité chez les claymores. Bien qu’elles ne connaissent pas la vieillesse, la fatalité des claymores est de devenir un jour elles-mêmes démones et ce, à force d’utiliser leur force démoniaque. C’est pourquoi l’organisation a mis sur pied des livrets noirs. Lorsque l’une d’entre elles voit son esprit humain défaillir, elle peut envoyer son livret à une compagne de son choix pour venir l’exécuter et ainsi leur permettre de rester jusqu’au bout humaine. Enfin, plus ou moins humaine... Cette réalité morbide met également en évidence que chaque claymore a un point de non-retour qu’elle doit estimer. Elle finit par l’apprendre à force de combats et d’expérience. Outre leur propre limite, toute mi-humaine mi-démone a une même évolution physique en fonction de la puissance démoniaque qu’elle libère. Elle change la couleur de ses yeux en libérant 10% de son énergie démoniaque. Son visage se déforme à 30%, son corps à 50%... Et une fois qu’elle dépasse 80%, il est trop tard pour qu’elle revienne du côté des humains.

Tout ceci nous démontre qu’être mi-humain mi-démon comporte des avantages (longévité, jeunesse éternelle, surcapacités, besoins amoindris, ...) mais également beaucoup, beaucoup d’inconvénients dus à leurs gênes démoniaques.
L’organisation met à disposition de chacune de leurs claymores certains biens. Ainsi, chaque claymore reçoit un signe lors de leur première mission, pour pouvoir les identifier un minimum. Elle leur permet de les nommer et de les distinguer entre en elles. Et chacune d’entre elles garde un livret noir dans son épée. Un outil dont l’utilité a été évoquée au paragraphe précédent. L’organisation donne aussi à certaines occasions une drogue à leurs soldates. C’est une drogue qui permet d’abaisser la puissance démoniaque des claymores, leur permettant de retrouver des yeux normaux momentanément. Ca permet aux claymores d’être assimilées aux humains. Néanmoins, cette drogue a un désavantage conséquent. Les mi-humaines mi-démones perdent leur faculté à repérer les démons. Mais l’organisation met surtout à disposition de leurs claymores une province. En effet, les claymores sont réparties dans les 47 provinces de l’île en fonction de la place qu’elles occupent dans leur hiérarchie. Une province pour une claymore. Une seule claymore pour faire le ménage sur la parcelle de terre qui lui a été confiée.
Notre récit, lui, commence justement dans un village subissant le fléau des démons. Un démon se cache parmi les villageois, pour mieux se nourrir, pour mieux se faufiler et semer terreur et méfiance autour de lui. Démuni et le moral au plus bas, le village se voit forcé de recourir aux services d’une claymore. Raki, pauvre enfant du village, a déjà perdu ses parents et il ne lui reste plus que son oncle et son frère. C’est là qu’il rencontrera pour la première fois de sa vie une de ces fameuses tueuses aux yeux d’argent. Claire.





Claire, la n° 47


Claire est la première claymore du nom à être introduite dans l’œuvre de Claymore. Une claymore qui n’est rien d’autre que l’héroïne de la série. D’entrée de jeu, c’est une femme qui se montre mystérieuse et peu expressive. Cela ne l’empêchera cependant pas d’accueillir à ses côtés le jeune Raki qu’elle a sauvé d’un démon. Elle a aussi la fâcheuse manie de vouloir le plus rapidement possible terminer la mission qu’elle vient à peine d’accepter. On s’apercevra au fur et à mesure que bien que Claire n’exprime pas ses émotions, au fond d’elle, elle est d’une grande sensibilité. D’ailleurs, elle est même celle qui est souvent la plus troublée en son cœur. Mais les événements tragiques de son passé l’ont poussée à se renfermer.
 
Il est vrai que, tout comme Raki, Claire a été abandonnée à son sort par les villageois après avoir appris que son propre frère était le démon. Cependant, ce n’est pas cet événement inhérent à toutes les claymores qui a façonné la tueuse aux yeux d’argent que l’on connait aujourd’hui. Bien au contraire. L’événement qui a réellement amené Claire à ce qu’elle est devenue aujourd’hui est tout autre. Réellement tout autre. Un événement, un passé des plus particuliers, des plus uniques. Un passé qui façonnera, qui bouleversera à jamais la destinée de Claire. Un seul mot, un seul nom : Thérèse.


Thérèse, la souriante


Thérèse, la 182ème soldate du 77ème cycle. Une mi-humaine mi-démone créée par l’organisation. Elle est capable de tuer n’importe quel démon sans libérer son énergie démoniaque. Elle garde ainsi une apparence de poupée, elle a même l’air de sourire lorsqu’elle tranche ses ennemis... C’est pour cela qu’on l’a surnommée Thérèse la souriante. La femme la plus forte parmi celles qu’on appelle claymores.

Thérèse est la deuxième claymore à apparaître dans le titre. Et le ton est directement donné, elle s’avèrera bien différente de Claire. Son charisme, sa classe transparaîtront, transpireront à travers chaque case, son ironie acerbe et crue à travers chacune de ses paroles, sa puissance à chacun de ses mouvements. Thérèse est chaperonnée par Orsay. Elle est toujours sarcastique, insondable et n’a aucun mal à laisser suspendre publiquement des suspicions à l’encontre de l’organisation (envoyer des démons si les villages ne payent pas, etc.). Elle n’a pas seulement un caractère difficile, elle n’est pas seulement la plus forte... Certains trouvent qu’elle se rapproche plus d’un monstre invincible... Certains la considèrent comme tel du fait que Thérèse a toujours été intouchable, si forte, si noble. C’est pourquoi elle était aussi bien un sujet de frayeur que de respect. En clair, elle est le prototype-même de la femme fatale...

« J’étais fière de mes longs cheveux noirs. Mais le jour où j’ai tout perdu, mes proches m’ont vendue à l’organisation. Soit je crevais dans la rue, soit je devenais leur jouet… Je n’avais pas le choix. Il n’y a pas que moi, c’est pareil pour les autres filles. Personne ne frappe à la porte de l’organisation de son plein gré. On m’a ensuite ouvert le corps. Et je suis devenue autre chose qu’humaine. Ni mes cheveux ni mes yeux noirs ne gardèrent leur image initiale. Tout mon corps se décolora. Tandis que mes yeux brillèrent d’un éclat argenté… »

Numéro un ou pas, elle a, comme toute claymore, un passé lourd. Un passé, une faiblesse que Thérèse ne montrera jamais à aucune personne. Jusqu’à ce qu’elle la rencontre. Elle, une petite fille sortie de nulle part. Une petite inconnue qui bouleversera à jamais le destin de Thérèse, la souriante. Alors que Thérèse était amenée à tuer plusieurs démons en même temps, c’est là qu’elle sauvera par hasard une petite fille. Pour une raison inconnue, cette petite fille commencera à coller notre claymore. Une petite fille muette marquée par d’innombrables traces et cicatrices de violence laissées par le démon qui la gardait. Mais si elle veut suivre Thérèse, l’enfant devra redoubler d’efforts et s’armer de courage. Car il n’est pas simple de suivre et encore moins d’apprivoiser Thérèse l’intouchable, la redoutable. Mais, malgré la réticence et le rejet certain de Thérèse, cela n’empêchera pas à cette dernière de protéger la petite effrontée lorsque la menace se fera ressentir. Et, petit à petit, sans que la grande et impitoyable Thérèse ne s’en rende compte, elle finira par apprécier la compagnie de la petite fille et par l’adopter, aussi incroyable que cela puisse paraître.





« Les démons nous ont privés de ce qui nous était précieux. Ceux en qui nous croyions nous ont trahies et rejetées. Nous avons perdu le moyen de vivre et chacune d’entre nous est arrivée dans ce lieu. Nous avons connu les mêmes circonstances et nous partageons la même douleur. L’autre jour, elle essayait d’embrasser celle qui souffrait comme elle… avec son petit corps transi de peur. Elle voulait sans doute donner ce qu’elle ne pouvait recevoir… Cette petite fille qui n’arrive même pas au niveau de la poitrine m’a appris que des yeux d’argent peuvent aussi verser des larmes… »

Ainsi, la petite fille va apprendre l’une des plus belles choses à la claymore. Elle aussi, elle a un cœur fait de blessures, de sensibilité, d’émotions. Un cœur tout simplement humain. A partir de ce jour-là, Thérèse acceptera auprès d’elle la petite maigrichonne. Thérèse voudra cependant très rapidement que la petite fille qui l’accompagne vive la vie d’une humaine, considérant que les humains ont un monde désirable que la mi-humaine mi-démone ne pourra jamais lui offrir. Mais l’enfant ne semble pas destiné à une telle destinée. A peine Thérèse aura-t-elle confiée la petite fille à un village qu’elle avait aidé à se débarrasser de son démon, que des brigands vont en profiter pour l’attaquer. Et c’est là que tout va s’accumuler.

« Je ne pensais à rien. (...) Je voulais simplement protéger cette fille, elle seule comptait à mes yeux... »


A la vue de la petite fille inconsciente, ensanglantée et trainée par un des brigands au sourire sadique, Thérèse commettra l’irréparable. Elle enfreindra l’une des rares règles absolues établies par l’organisation. La seule règle qui garantit aux Hommes que les claymores sont de leurs côtés. Elle outrepassera l’interdit de ne pas tuer des humains. Une fois violée la norme, Thérèse la souriante n’a plus qu’une seule destinée, celle d’être exécutée par ses pairs. Une exécution que l’ancienne soldate de l’organisation n’entendra pas de cette oreille. Elle blessera toutes ses exécutrices et s’enfuira avec la petite fille, faisant de cette dernière son unique raison de vivre. En réponse, l’organisation enverra à ses trousses les quatre meilleures claymores de la hiérarchie, de la numéro 2 à la numéro 5.

Et on ne peut pas dire que l’organisation enverra à Thérèse des petites tendres, bien au contraire. L’organisation lui envoie Sophie et Noëlle, deux éternelles rivales ne cessant jamais de se disputer la place du numéro 3,  Irène, le sabre véloce et, enfin, Priscilla, nouvellement numéro 2, qui élimine ses adversaires sans libérer la moindre énergie démoniaque, quel que soit le nombre et le caractère de ses ennemis. Elle est la réplique vivante de Thérèse la souriante... De surcroît, sa haine contre les démons est la plus intense des quatre traqueuses envoyées... Sa puissance potentielle dépasse sans doute celle de Thérèse. Une confrontation future qui risque de poser grand problème à notre numéro un. La raison pour laquelle Thérèse est imbattable, c’est sa capacité hors du commun à discerner l’énergie démoniaque. Elle est capable de discerner les plus petites énergies qui parcourent le corps. Elle capte les gestes des claymores avant même qu’elles ne bougent. Plus elles libèrent d’énergie démoniaque, plus Thérèse est à l’aise. C’est pourquoi Priscilla, qui réduit au minimum son énergie démoniaque, est l’adversaire la plus difficile à affronter pour la numéro 1.

Mais, à notre grande surprise, les quatre assassins envoyés à la poursuite de Thérèse seront mis en déroute par cette dernière sans qu’elle ait ne fusse que libérer son énergie démoniaque. Au passage, elle aura même réussi à terrifier Priscilla, dont elle laissera la vie sauve. C’est cependant là l’erreur que n’aurait pas dû commettre Thérèse la souriante. Attendrie par l’humanité pure qu’elle a nouvellement découverte auprès de la petite fille, Thérèse en a oublié l’instabilité, la face sombre de toute humanité. Une obscurité humaine incarnée à ce moment précis en la personne de Priscilla. Emportée par sa haine, sa rage, la nouvelle numéro 2 dépassera ses limites et décapitera Thérèse dans un moment d’attendrissement de trop.

Thérèse mourra, laissant derrière elle une petite fille qui, à nouveau, aura tout perdu. Une petite fille à qui Thérèse donna le nom de Claire. Un nom pour dernier souvenir, le sang et la chair de Thérèse pour dernier héritage.

« Donnez-les-moi ! Mettez en moi le sang et la chair de Thérèse ! C’est ainsi que je suis devenue la première à avoir frappé, de mon propre chef, la porte de l’organisation. »

Son nom est Claire, le numéro 47 de l’organisation. Celle qui a fait sienne la chair et le sang de Thérèse et qui, munie du bras droit d’Irène, poursuit sans relâche Priscilla, le monstre unicorne.





Les autres


Une fois le passé de Claire pleinement révélé et mis en place, l’intrigue de Claymore s’envolera une bonne fois pour toutes. C’est à cet instant précis que le regard du lecteur s’agrandira pour lui permettre de connaître les autres claymores de la hiérarchie actuelle. En même temps que Claire, le lecteur fera la connaissance d’autres femmes soldates, ayant leurs propres histoire et caractère. Car, bien souvent, le caractère des claymores n’est pas une mince affaire. Envoyée à la chasse d’un démon pas comme les autres, Claire rencontrera le groupe avec qui elle combattra l’engeance. Miria, la n° 6, est la chef du groupe composé de Denève, la n° 15 et d’Hélène, la n° 22. Le premier contact de notre héroïne avec ces filles sera loin d’être des plus aisés. Reléguée à la dernière place de la hiérarchie des claymores, les filles du groupe verront d’un mauvais œil l’arrivée d’une novice affublée, en prime, d’être la plus nulle de toutes les soldates réunies. La rencontre initiale entre notre héroïne et ses nouvelles compagnes a, dès lors, particulièrement mal commencé. Mais, à ce moment précis, elle sera à mille lieux de deviner que ses nouvelles camarades constitueront dans un avenir proche ses amies les plus proches et les plus fidèles, embarquées dans une histoire des plus obscures qui les dépassent toutes et qui est prête à les engloutir toute entière.

Cette nouvelle intrigue des plus sombres va démarrer dès l’instant du combat contre le démon. Miria va directement comprendre qu’elles se sont faites bernées. Elles devront se battre contre plus fort qu’elles. Mais il n’y a pas que cela, Miria va s’apercevoir que le groupe de claymores qu’elle dirige ne semble pas être comme les autres. Denève a une capacité de régénération stupéfiante, Hélène a une élasticité hallucinante de ses membres, alors que ce sont des capacités qui demandent d’approcher à la limite de leur énergie démoniaque. Miria, de son côté, est capable temporairement de prendre une vitesse vertigineuse, donnant l’impression d’être une chimère, d’où son surnom. Mais cette capacité a un prix. Elle la fatigue autant physiquement que psychologiquement.

C’est dans le désespoir le plus complet que le lien qui va unir ces mi-humaines mi-démones va se construire. Car elles devront être soudées pour affronter le monstre qu’elles ont devant elles. Ce n’est pas un démon mais un exalté mâle. Un exalté ? Qu’est-ce ? Comment est-ce possible ? Qui a pu trahir notre groupe de claymores ? L’organisation ? Les quatre femmes pactiseront, prêtes à affronter leurs démons. Prêtes à combattre les démons, les exaltés, leurs frères de sang, leurs ennemis, leur haine. Prêtes à faire face à l’organisation, cachant la source de tous les maux.
  
  
  

CLAYMORE © 2001 by Norihiro Yagi / SHUEISHA Inc.

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