Card Captor Sakura - Actualité manga
Dossier manga - Card Captor Sakura

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Publié le Jeudi, 21 June 2012


Kawai magical

 
Sakura, c’est la magical girl par excellence. Elle représente parfaitement toutes ses consœurs, souvent un peu plus jeunes dans l’histoire de l’animation. La petite fille a beau être née sous la plume des CLAMP, elle n’en reste pas moins une insigne classique d’un genre tout entier, et représente parfaitement bien le cliché. Ce qui peut paraitre surprenant pour des mangakas aussi diversifiées et originales que le studio CLAMP. Alors, faisons un point sur ce qui caractérise Sakura comme la magical girl à l’apogée du genre. D’abord, une histoire qui la place au centre de pouvoirs magiques, qui sont soit innés soit confiés. Ici ce n’est pas le cas, mais lorsque la petite fille vient d’un monde étranger et magique, une grande partie du manga est centré sur son adaptation au monde des humains. Dans Card Captor Sakura, notre héroïne doit plutôt s’habituer à ses pouvoirs, qui lui sont alors d’abord confiés dans le but de sauver la ville d’un fléau et de devenir, à termes, la maitresse des cartes. Pour bien comprendre, il faut reprendre la base de l’histoire : la découverte par Sakura d’un livre ancien et magique, signé de Clow, le plus grand magicien de l’histoire. Ce livre a été créé il y a bien longtemps afin de contenir le pouvoir de cartes magiques, qui peuvent être utilisées à mauvais escient et peuvent, par leurs immenses capacités, devenir dangereuses. En ouvrant le livre, Sakura libère ces cartes qui sont vivantes et possèdent chacune un nom, un physique, et une sorte de pouvoir qui lui est propre. Souvent, ils se rapportent à des éléments ou des impressions. On trouve ainsi le feu, la terre, l’eau et le vent mais aussi l’illusion, la lumière ou les ténèbres, le bois, la carte du vol ... Jusque-là, c’est assez classique mais pour en rajouter un peu il est nécessaire que Sakura soit « élue », ici par Kero alias le recruteur. En effet, la magical girl est prédestinée à faire ce qu’elle va accomplir, tout en étant totalement normale à côté. Sakura est donc une petite fille pleine de vie, joyeuse et gentille mais hérite de grands pouvoirs. Ce principe est indispensable dans la magical girl, pour bien appuyer le fait que n’importe qui pourrait connaitre le même sort et ainsi sauver le monde ou les personnes qui lui sont chères. Pour cela, il est nécessaire d’hériter d’une baguette magique, ici un sceptre qui sert à Sakura pour invoquer ses pouvoirs et capturer les cartes. D’ailleurs, cela amène à un autre cliché que l’on remarque surtout dans l’anime : la scène de transformation, qui est toujours la même, avec les mots magiques prononcés par Sakura pour utiliser les cartes ou bien les capturer après les avoir battues et identifiées. Ainsi, on s’habitue à cette scène et l’on peut attendre et prédire les scènes où Sakura utilisera les cartes.
 
 
 
 
 
Autre élément, le secret. Les pouvoirs et le rôle de Sakura ne sont connus que par peu de personnes, et seuls ses proches sont au courant. Et encore, uniquement ceux qui ont un rôle direct puisque Toya, s’il a des doutes, n’est pas au parfum, tout comme le père de Sakura. Elle leur cache pour ne pas les inquiéter, et partage cela avec Shaolan, Tomoyo, et plus tard Mizuki. Cette dernière a d’ailleurs un rôle assez important, celui de mentor, même si elle agit dans l’ombre. C’est Kero qui a principalement cette casquette de protecteur et de guide, sans pouvoir faire les choses à sa place. Souvent, cet aspect de la magical girl est combiné avec un autre : l’existence d’une mascotte, petit animal magique souvent à l’origine des pouvoirs de l’héroïne. Cette mascotte a donc un rôle sérieux tout en se devant d’apporter beaucoup d’humour à l’histoire. Kero l’a donc par son côté peluche, qui a pourtant une explication logique puisqu’il avait perdu ses forces et les récupère plus tard dans le récit. D’ailleurs, son langage change lorsqu’il modifie son apparence, et son vocabulaire devient plus châtié et sérieux, alors qu’avant son accent marseillais qu’on imaginait et ses expressions collaient bien à son physique amusant. Sakura a donc tout de la magical girl classique, et rentre sans aucun problème dans la longue liste de ces demoiselles qu’on a vu maintes et maintes fois exercer leurs pouvoirs, aux côtés de son petit ami magique et au milieu de tout ce qu’elle vit de par son âge, en plus de ses lourdes responsabilités. Et vu son âge, Sakura a de plus droit à un design tout en rondeurs qui colle parfaitement bien avec l’idée que l’on se fait d’une petite fille de son âge. Cela convient de plus parfaitement au dernier invariant de la magical girl comme on la connait : le ou les costumes. Habituellement, on en connait surtout un, qui change éventuellement lors de l’utilisation de la magie mais ils restent facilement identifiables et conviennent parfaitement à la mignonnitude dégagée par ces jeunes filles. Pour Sakura, c’est un peu différent puisque ses costumes sont faits sur mesure par Tomoyo et qu’ils changent à chaque fois. On a une bonne idée de ce que cela provoque comme effet boostant du « kawai » par les couvertures de la série. Toute en sourire, Sakura passe ces tenues comme si de rien était et les porte magnifiquement, en illustrant le côté mignon qui se renouvelle. Et ce, sans compter les accessoires ou les paillettes qui complètent bien le tout ... Tout ce qui convient à l’idée du personnage, en somme.




Enfin, ce qui fait de Sakura une héroïne un peu comme les autres et rentrant parfaitement dans le moule de la petite fille parfaite à la vie idéale malgré le destin, c’est son entourage. Ils sont nombreux à se soucier d’elle, et tous sont remplis de bons sentiments. Lorsque les choses se compliquent, lorsque Sakura doute, il y a toujours quelqu’un prêt à lui remonter le moral et à venir en renfort. Que ce soit dans sa famille ou dans ses amis, tous sont là pour accompagner ce lourd fardeau qu’il est difficile de cacher. Ainsi, Tomoyo est rapidement mise au courant pour être la confidente de la chasseuse de cartes. Shaolan est déjà au parfum en arrivant près d’elle et l’épaule de son savoir et de ses techniques plus que de son sourire. Son père lui apporte de l’amour, et Yukito la rassure quand elle ne va pas bien, et ce même s’il n’a aucune idée de ce qu’il se passe dans la vie de la petite fille. Parce que du haut de ses dix ans, il est quand même compliqué d’affronter toute seule des cartes parfois agressives, des secrets, et des combines qui parfois font souffrir la petite Sakura. Tout est fait pour qu’elle ne soit jamais seule, et pour alléger cela, les CLAMP misent beaucoup sur l’humour. Le style magical girl est alors enfantin et rehaussé de nombreuses situations désopilantes, personnages un peu « clown » ou décalages assez amusants. Si l’on a gardé son esprit d’enfant, il n’y aura donc pas de problème à plonger dans cet univers rose bonbon où tout va bien, et où quand cela ne va pas bien, des solutions existent. Tout le monde se retrousse les manches et participe ... Bref, rien à voir avec la vraie vie mais de temps à autre, ça fait du bien de rêver et de se laisser aller à un peu de guimauve toute douce ...
  
  

© Clamp / Kodansha Ltd.

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