The Arms Peddler - Actualité manga
Dossier manga - The Arms Peddler

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Publié le Vendredi, 18 September 2015


La croisée des mondes

 
  
L'essence de The Arms Peddler, c'est avant tout une image iconique : celle de la silhouette de Garami, errant au milieu d'une lande désertique. Cette image est née dans l'esprit du scénariste Kyôichi Nanatsuki depuis des années, comme en témoigne la préface du premier volume. Et il aura fallu attendre la rencontre avec le coup de crayon de Night Owl pour que cette image prenne enfin vie.
 
Cette lande, que nous explorons, nous lecteurs, au travers du regard de Sona, semble relativement pauvre de prime abord, un paysage chaotique comme tant d'autres, vide, poussiéreux, inhospitalier. Et pourtant, au fur et à mesure des voyage de nos héros se dessine un univers autrement plus dense, plus étoffé, riche d'influences et pourtant cohérent dans sa multiplicité.
 
La série est arrivé en France en se présentant comme la nouvelle référence de dark fantasy, après Übel Blatt (pulié dans le même magazine) ou l'incontournable Berserk. En réalité, cette classification est quelque peu réductrice : contrairement à ses aînés, The Arms Peddler ne verse pas seulement dans le med-fan ténébreux et violent. On pourrait certes le croire, avec l'avalanche rapide de créatures fantastiques de tous bords, les récits de guerre et les histoires de rois et de princesses. Le bestiaire habituel est bel et bien présent,  des zombies aux fantômes en passant par les vampires et autre créatures troglodytes, ou encore des insectes géants, le tout dans un melting-pot un peu farfelu mais qui ne dénote pourtant jamais...
 
Mais, très rapidement, le récit expose les origines de son univers, bâtis sur les ruines d'une civilisation autrement plus développée : la notre. Ainsi, la série met un pied dans le post-apocalyptique, en raccordant certaines intrigues avec des souvenirs d'une époque révolue. Et tandis que les armes à feu ressortent de terre, on se surprend à retrouver des éléments évoquant les œuvres phares des années 80-90, surfant sur la peur d'une guerre nucléaire. Et comme si cela ne suffisait pas, saupoudrons également le tout d'une couche de western !
  
 

   
 
Au final, la question du genre est-elle si importante ? Kyoîchi Nanatsuki avoue lui-même ne pas bien définir ce qu'est la fantasy. Dans sa jeunesse, l'auteur a lu des romans comme Guin Saga de Kaoru Kurimoto ou Vampire Hunter D de Hideyuki Kikuchi, mais a aussi puisé, pour aller au-delà de ses compatriotes, vers des auteurs internationaux comme Michael Moorcock, H. P. Lovecraft ou Stephen King. Et il s'est étoffé de ses diverses influences pour nous offrir un monde à la fois connu, mais pourtant unique en son genre. En seulement sept volumes, la lande foulée par Garami s'étend de manière cohérente, avec ses propres règles, ses institutions et ses royaumes. Les différentes aventures, qui nous sont souvent présentées de manières indépendante (avec même certains chapitres spéciaux venant briser la continuité),  abordent souvent des idées et des ambiances très différentes, mais se relient pourtant sans mal. On y découvre des guerres entre pays ennemis, des ethnies en voie d'extinction, des sectes occultes, chaque élément servant de nouvelles intrigues ou se raccrochant à la principale, et amenant un nouveau lot de questions. Et ainsi, on ne peut s'empêcher d'avoir un regard aussi inquiet que curieux, comme celui du jeune Sona découvrant ce monde.
 
 
 

© Kyoichi Nanatsuki, Night Owl / SQUARE ENIX CO., LTD

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