Rumiko Takahashi - Première partie - Actualité manga
Dossier manga - Rumiko Takahashi - Première partie

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Publié le Vendredi, 11 September 2009


Urusei Yastura -  Lamu

    

               
                 
Pour clarifier les différentes prononciations, la prononciation phonétique de sont nom est Lamu ou Ramu mais de la même façon que bien des titres traduits, la prononciation a été occidentalisée de Lamu dans le dessin animé en français à Lum dans le manga et le dessin animé en anglais.
Le nom du personnage vient d’une célèbre chanteuse et mannequin maillot des années 70, Agnès Lum. Rumiko dit s’en être inspirée pour le nom et le physique de la sexy petite extraterrestre.
                           
            
                       
Le titre de la série, Urusei Yatsura, est un jeu de mot désopilant en japonais mais passé totalement inaperçu en français. Yatsura désigne "ces types", "ces gens-là", dans un sens péjoratif et Urusei signifie bruyant, encombrant, agité. Mais pour écrire le sei dans urusei, un caractère chinois qui signifie étoile ou planète est substitué à l’idéogramme japonais. D'où une traduction qui signifierai "ces gens infréquentables de la planète Uru". C’est un procédé fréquent pour faire un jeu de mots que d’utiliser une homophonie entre chinois et japonais.
     
Comme je l’ai indiqué dans la biographie, Urusei Yatsura est la toute première série de Rumiko Takahashi devenue professionnelle. Lors de sa première apparition, Urusei Yatsura ne connut pas un succès immédiat, et Takahashi continua à travailler sur ses histoires courtes (dont la plupart sont reprises dans rumic world). Toutefois, vers le milieu de l'année 1979, le public commence à plébisciter la série qui va devenir un des titres majeurs des années 80. La série démarre en 1978 dans le Shônen Sunday. Les 34 volumes de l'édition originale paraissent de 1979 à 1987. Un dessin animé pour la télé est diffusé entre octobre 1981 et mars 1986 (195 épisodes).
Pour ceux qui ont eux l’occasion de « lire » des chapitres du manga dans le contexte original du shonen Sunday, il est indéniable que la série tranche par le style graphique et la composition de la page sur le reste des publications de la revue.
                 
Pour ceux qui comme Lum, débarqueraient d’une autre planète, on peut expliquer le point de départ très simplement. Ataru est un adolescent aux hormones en ébullition, dont sa petite amie attitrée, Shinobu, à bien du mal à repousser les avances. Défini comme le plus malchanceux des garçons de son âge, Ataru se voit tiré au sort comme champion pour enrayer une invasion extraterrestre en gagnant dans un duel contre le champion extraterrestre, Lum. La promesse d’un mariage avec Shinobu et les atours de Lum dans un corps-à-corps, galvanisent les forces d’Ataru. Fou de joie de sa victoire et de la perspective de mariage, ces paroles sont mal interprétées par Lum qui prend la proposition pour elle devant un parterre de journalistes au comble de l’excitation.
Ataru se voit affublé d’une mignonne mais jalouse fiancée extraterrestre en maillot de bain tigré qui l’appelle "Darling", a investi sa chambre et sa salle de classe et le suit partout (quand elle n’est pas carrément agrippée à lui). Les situations inextricables vont se multiplier avec le nombre de protagonistes (jusqu’à 25 ou 30) surtout féminins et sexy, et donc apte à provoquer littéralement les foudres de Lum.
Shinobu, la petite amie d'Ataru va être la première à mal digérer l’affaire. Ataru est également la cible de la jalousie de ses camarades de classe qui ont fondés un fan club à la gloire de Lum. Un ancien fiancé de Lum va également débarquer pour compliquer les choses, et je ne parle même pas de Ten, le bébé beau-frère cracheur de feu qui accepte très mal un humain si dépravé dans le giron de la jolie extraterrestre. Ataru a une capacité hors du commun pour attirer tous les loufoques, démons et extraterrestres de l’univers à lui, au grand désespoir de ses parents (« il n’aurait jamais dû naître ! »). Sa personnalité est des plus méprisables vis-à-vis des femmes en général, il est peureux, grossier, coureur de jupons (souvent en la présence de Lum ET Shinobu, qui se mettent d’accord pour le corriger) et immature. Qu’il ait conscience ou pas des sentiments qui vont peu à peu le lier à Lum, il fait tout pour les ignorer et provoquer (parfois bien malgré lui!) des catastrophes aux dimensions sidérales.
                            
     
                       
Le point commun de chaque histoire est le final dans un grand désordre paroxysmique qui semble insolvable. L’histoire suivante s’ouvrant sur un nouveau problème pour Ataru. L’invraisemblance de tout cela est nourrie par l’introduction dans notre monde familier d’éléments totalement étrangers comme des hommes-poissons se promenant dans les arrière-plans ou l’apparition d’objets qu’on penserait sortis de la poche de Doraemon, le chat robot venu du futur. Il est fréquent aussi de croiser Cherry, un moine prédicateur qui a tout d’une Cassandre pour Ataru, tant il n’apporte que de mauvaises nouvelles quand ce n’est pas sa fille, l’infirmière du lycée, aussi prêtresse exorciste à ses heures qui attire à elle des mauvais esprits.

On reconnait bien malgré le genre shonen des histoires issues de l’écriture d’une femme. Ce sont toujours les filles qui sont les plus fortes, plus intelligentes, rusées et dominatrices, alors que les mâles de tout âge se laissent posséder par leurs instincts les plus basiques. Ataru par le sexe, l’ex de Lum par la nourriture, Ten se fait régulièrement assommer par une petite fille qui est amoureuse de lui. On y retrouve un peu les codes de la série « ma sorcière bien-aimée » ou Endora, Samantha et Tabatha se servent de leurs avantages surnaturels pour provoquer et résoudre des situations qui échappent aux capacités ordinaires de Jean-Pierre, le mari humain. Dans les scénarios, Rumiko Takahashi transforme souvent le triangle amoureux (Lum-Ataru–Shinobu) en des polygones complexes. Quoique Ataru fasse ou choisisse, il est toujours le dindon de la farce et son destin est définitivement tragique (mais drôle pour nous).
    
En France, la série à été assez mal perçue à travers la diffusion du dessin animé (au plus fort de la vague anti-japanimation). Décrite comme une série vulgaire aux personnages grotesques, la série TV de Lum est surtout exempte de toute niaiserie inoffensive pour les yeux d’un jeune public. Elle s'adresse avant tout à un public amateur d’humour grinçant et de non-sens (heureusement plus proche des monty-pythons que de south park). Si la série fait preuve d’une grande cruauté vis-à-vis de son protagoniste principal, Ataru, régulièrement foudroyé, tabassé et humilié, cette cruauté n’est rien en regard d’autres séries qui, absurdement, ont été mise en parallèle avec celle-ci (comme Hokuto no Ken ou Les chevaliers du zodiaque). La série Urusei Yatsura sait faire preuve d’intelligence par la complexité des marivaudages entre Ataru et Lum et d’un humour ironique qui ne peut que laisser dans l’incompréhension les niais et les pince-sans-rire. 
   
Il y a beaucoup à voir en films et animés dérivés sur Lum:
Urusei Yatsura TV (1981 – 1986195 épisodes
Urusei Yatsura - Only You (1983) Film
Urusei Yatsura - Beautiful Dreamer (1984) Film
Urusei Yatsura - Remember My Love (1985) Film
Urusei Yatsura OAV Series (1987-1991) OAV
Urusei Yatsura - Lum the forever (1986) Film
Urusei Yatsura - The final chapter (1988) Film
Urusei Yatsura - Itsudatte my darling (1991) Film
              
                     
                     
                       
                            

© Rumiko Takahashi

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