Love so life - Actualité manga
Dossier manga - Love so life
Sommaire

Publié le Vendredi, 04 March 2016


Aimez donc la vie


Comme on a pu le constater, le parfum du bonheur s’étend et s’étoffe dans la vie de tous les jours de nos personnages, mais attention à ce qu’il ne les enivre pas trop, au risque de les fourvoyer sur les dangers qui commencent à planer sur eux. L’écoulement du temps et la fatalité de l’amour sont effectivement des voies impénétrables et inévitables.

Très vite, il va se développer entre Shiharu et Seiji Matsunaga une complicité et une sympathie bien trop présentes. C’est à un tel point que l’ambiguïté va rapidement faire son apparition dans leur lien. Shiharu n’est jamais insensible face à Seiji. Celui-ci, pour sa part, semble avoir flashé dès le départ sur notre héroïne, charmée qu’il puisse exister une jeune fille si mature, douce et optimiste. De cette attirance automatique se mêle également de l’admiration. Une admiration qui n’arrangera en rien la croissance de leurs sentiments réciproques. Même s’il faudra du temps pour notre héroïne pour se rendre compte que ce qu’elle ressent est de l’amour, M. Matsunaga, lui, se rendra bien vite compte de ce qu’il éprouve pour la jeune baby-sitter de la maisonnée. On ne s’étonnera donc pas qu’il apparaisse un jour un malaise entre les deux lorsqu’ils seront trop proches l’un de l’autre. Entre Seiji et elle, le malaise persistera. A chacun de ses compliments, Shiharu finira par rougir telle une pucelle effarouchée.





Pendant tout un temps, cette situation stagnera. Chacun fera comme s’il n’y avait rien. On ne peut en même temps pas leur donner tort. Tous deux, ils ne veulent pas risquer la bonne entente « familiale ». En outre, Seiji et Shiharu ont dû mal à apprivoiser encore pleinement la force de leurs sentiments. Mais il y a bien pire, leur différence d’âge. L’héroïne est toujours mineure, tandis que M. Matsunaga a presque la trentaine. Ce serait vu d’un mauvais œil, surtout dans la société nippone, s’ils osaient ne fusse que franchir le pas. Des deux, c’est Seiji qui s’en aperçoit le plus. Dès le début, il a été clair dans ses sentiments, mais il savait que ce n’était pas le bon moment pour les révéler. Le temps était la solution la plus sage et idéale qui soit.

Le temps passe, les jumeaux grandissent à vue d’œil. Le quotidien familial semble avoir des beaux jours devant lui. Tout le monde est heureux et plus ou moins paisible au jour le jour. Mais, justement, le temps passe. Et avec lui vient des imprévus. Ainsi, les grands-parents maternels refont surface. Et comme il avait été convenu avec Seiji, une fois ceux-ci rétablis, ils reprendraient le relais dans la charge des deux enfants. Cette décision avait été convenue entre eux comme une sorte de compromis à l’époque où M. Matsunaga se disait qu’il ne serait jamais vraiment capable d’assumer pleinement la charge de ses neveux. Quelques années plus tard, la donne a hélas changé. Une bonne famille s’est érigée. Cependant, un accord est un accord. Cet arrangement arrive dès lors un peu au plus mauvais moment. D’autant plus que Shiharu se retrouve dans un contexte peu idéal. L’incertitude de son avenir et le possible départ des jumeaux chez leurs grands-parents mineront peu à peu sa bonne humeur. Mais, même si ce sera difficile, notre héroïne l’acceptera. Elle sait en soi que ce n’est pas une mauvaise chose pour ses deux adorables oursons. Avec Matsunaga, elle prendra le temps pour que les jumeaux s’y acclimatent. Et à force, d’autres éléments positifs referont surface. Une autre situation se créera, nouvelle et tout aussi agréable. Il suffit d’accepter ce que nous offre la vie. Dire que la vie est bonne ou mauvaise dépend sans doute de la perception que l’on a d’elle... Aimez la vie, c’est peut-être cela le secret du bonheur, même lors de ses plus grands bouleversements ou changements.

Certains pourraient se plaindre que, tout au long de la série, le développement de la relation entre Matsunaga et Shiharu ait avancé tel un escargot essayant d’arriver à la ligne d’arrivée. Il faut cependant savoir se montrer patient et profiter du long fleuve tranquille qu’est la vie et quand le moment est venu aux chambardements. Après tout, on a bien mis en évidence quelles étaient les raisons à cette prétendue romance « au ralenti ». Vu les circonstances, il paraît difficile pour une mineure au caractère assez pur de se jeter dans les bras d’un bel adulte au caractère tout autant raisonnable. Et c’est parce qu’ils sont sincères vis-à-vis d’eux qu’ils se laissent une chance dans le futur de pouvoir un jour terminer ensemble. Dans certains contextes, il est dès lors difficile de se mettre en couple. Les sentiments évoluent, mais la situation stagne, justement parce que la situation est compliquée et délicate. Elle est complexe, car Matsunaga est sérieux vis-à-vis de Shiharu. C’est pourquoi il doit tenir compte des particularités de la jeune fille, dont sa jeunesse est l’une des problématiques.





Mais, heureusement ou malheureusement pour nous, la vie va, mais court pour ne plus s’arrêter. C’est pour cette raison qu’il faut davantage chérir cette vie qui nous est offerte. C’est ce qu’essaie de nous apprendre Love so life durant toute sa trame et sa tranche de vie. Souvent, on est amené à penser que le bonheur est difficilement accessible. Pourtant, c’est dans ces moments les plus banaux, les plus simples que l’on détient la clé du bonheur et du véritable sens de ce qu’est aimer réellement la vie. Le bonheur n’est pas quelque chose de continu, il transparaît de manière momentanée. Pour le reste, c’est à la personne à capturer ces petits moments précieux de notre petite vie.
  
  
  


© 2009 by Kaede Kouchi / HAKUSENSHA Inc., Tokyo

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