Dossier manga - Life

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Publié le Vendredi, 20 November 2009


Représentation d'une triste réalité...

   
Life a pour sujet une triste réalité Japonaise: l'Ijime. Il s'agit d'un phénomène assez présent dans le cadre scolaire, qui s'applique à ceux qui, différents des autres, se voient exclus ou brimés. Cela peut aller de la simple exclusion jusqu'au racket et aux agressions physiques. L'Ijime est d'autant plus grave car l'administration des établissements tourne les yeux face à ce problème, et les victimes sont généralement trop terrorisées ou couvertes de honte pour en parler à leurs parents. Notons que l'Ijime est la cause de nombreux suicides chez la jeunesse nippone actuelle.

Life retranscrit parfaitement ce malheureux syndrome. Ayumu est victime de maltraitances de la part de ses camarades et se retrouve désemparée, tentant même de mettre fin à sa vie à un moment. Impuissante face à ses camarades, du moins au départ, notre héroïne n'a d'autres choix que d'encaisser et broyer du noir dans son coin sachant que même sa mère n'a pas l'air de prendre ses soucis au sérieux. Ses agresseurs sont sûrs d'eux et pour cause, ils sont certains que le professorat ne fera pas attention à ces histoires et ils ont raison. Le peu de membres de l'équipe pédagogique auxquels Ayumu crie sa détresse la prennent pour une menteuse. Plus précisément, ils savent que cette dernière a raison, mais refusent de voir la vérité en face étant donné que la réputation du lycée serait anéantie si les gens avaient vent de ces maltraitances. De plus, qui croire lorsque la victime est une fille de famille modeste tandis que l'agresseur est l'héritier du directeur d'une grande compagnie, pouvant donc impressionner un simple établissement scolaire?
Keiko Suenobu nous fait donc une parfaite description de ce triste fléau à travers la fragile Ayumu et dénonce un système qui refuse de se mobiliser contre ces violences, préférant garantir la bonne image de la société en restant aveugle face à ces persécutions.

Toutefois, notons que le réalisme de Life atteint ses limites après quelques volumes. En effet, si les premières violences se résument par un bizutage relativement simple comme la chaise collée au derrière ou les affaires de l'héroïne jetées à la poubelle, la fourberie de Manami atteint les sommets passés les six premiers volumes. En effet, les persécutions de la jeune fille iront beaucoup plus loin dans le sadisme et la méchanceté, au point qu'elle se servira de son corps pour attirer un chef de gang afin qu'il s'en prenne à Ayumu et tente de la violer avec son amie Hatori. A ce stade là, la surenchère de violence est évidente mais vise avant tout à choquer le lecteur et montrer l'ampleur que l'Ijime pourrait atteindre.
     
    
                          
      

© Keiko Suenobu / Kodansha Ltd.

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