Préhistoire de l'invasion du manga en France - Actualité manga
Dossier manga - Préhistoire de l'invasion du manga en France
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Publié le Jeudi, 04 December 2008


Du côté des BD traduites, qu'en fut-il ? 


En 1979, paraît Le Cri qui Tue, première revue introduisant de la bande dessinée japonaise en France et publiée par Atoss Takemoto. Les 6 numéros du Cri qui Tue nous laissent entrevoir les œuvres de différents  maîtres-mangaka : Saito, Ishimori, Matsumori, Tatsumi, Tezuka, Ueda. La revue, hélas, manque de professionnalisme et le choix des œuvres publiées est contestable et mal lettré. La revue se hisse difficilement plus haut qu’un fanzine actuel et manque cruellement de rédactionnel. Atoss Takemoto se fendra de quelques articles sur le monde de l’édition au Japon mais lui-même expatrié en Suisse manque de contacts et de connaissances sur l’actualité japonaise et cela ce ressent. La revue nous laisse avec quelques épisodes de Golgo 13 de Saito (dont une partie publiée depuis par Glénat), divers histoires courtes de Tatsumi (dont la plupart reprises en album par l’éditeur vertige graphic) et de Demain les oiseaux de Tezuka (paru en 2006 chez Delcourt) ainsi que de quelques centaines de pages de Sabu & ichi (Sabu to khi torimono bikae) de Ishimori, , le célèbre auteur de Cyborg 009,  restée inédite en album jusqu'à ce jour. Les couvertures peu engageantes décourageront le lectorat potentiel de s’y engager et les reports de parution et les problèmes de diffusion finiront par miner une initiative qui allait en s’améliorant (le dernier numéro, le 6, est entièrement consacré à Sabu & ichi et peut passer pour une édition brochée d’assez bonne qualité).
                                                                                   
Le Cri qui tue reste une documentation précieuse pour l'amateur éclairé qui voudrait se plonger plus vastement dans le manga des années 70.
À noter qu'il existe au moins 2 éditions différentes du N°2. La première a un dos agrafé et un prix de 10FF en couverture, l'autre un dos carré et un prix de 16FF. Je ne connais que les éditions à dos carré pour les N°3 à 5. Ces ouvrages sont devenus extrêmement rares et une côte de 12 ou 15€ pour un exemplaire en bon état n'est pas excessif.
                                                                           
                                                                                                   
                                                                     
                                                                                                        
Toujours en 1979 et en collaboration avec Kesselring, Atoss Takemoto propose en album une aventure de Sabu & Ichi de Shôtarô Ishimori: Le vent du nord Est comme le hennissement d'un cheval noir. L'action se déroule au 18ème siècle. Sabu et Ichi sont un détective et un vieux maître en arts martiaux aveugle. L’enquête à laquelle ils sont confrontés est une sombre histoire de vengeance familiale, teintée de fantastique. Le scénario est intéressant, le dessin, bien que hâtif, sait rendre une atmosphère sombre et l'ensemble fait penser à un polar de «série noire» adapté dans le Japon féodal.
«Youpi, un premier album de manga en français!» me direz-vous. La déception est pourtant bien là. L’histoire est vraiment très intéressante mais le format broché plus grand que la plupart des BD franco-belge est une aberration, le manque de rédactionnel dont on pouvait se plaindre sur Le cri qui tue se retrouve ici par une absence de présentation de l’auteur ou de l’édition de la série au Japon. On a tout juste droit à un portfolio d’illustrations d’Ishimori, mais c’est fort peu pour un album dont la couverture dissuaderait déjà pas mal de vaillants lecteurs.
                                                     
Premier effet du succès des dessins animés en France, en 1982, les éditions Télé-Guide publient Candy Candy de Mizuki et Igarashi, dans le pocket Candy. Derrière les couleurs criardes ajoutées par l'éditeur se cache une des séries classiques du shojo et une lecture agréable qui ne peut que plaire aux amateurs de grands sentiments. Cette édition aurait été un bon substitut à l’introuvable édition des presses de la cité si elle ne s’arrêtait au n°12 sans finir la série et si la traduction n’était très approximative. Dommage encore une fois.                                                 
                                                                         
                                                                                       
                                                                  
                                                                               

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