Gundam : La saga Gundam SEED - Actualité manga
Dossier manga - Gundam : La saga Gundam SEED

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Sommaire

Publié le Vendredi, 26 December 2014


Gundam SEED, la mise aux goûts du jour de la saga



Personnages



Kira Yamato :



Coordinateur, Kira vit sur la colonie neutre de Heliopolis. Evoluant au milieu d’une bande d’amis Naturels, sa différence va croître lorsqu’il devra combattre pour l’équipage de l’Archangel à bord du Strike Gundam. Kira œuvre pour protéger ses amis, mais dans l’autre camp se trouve Asran, son meilleur ami d’enfance. Perdu au cœur d’un conflit qui le dépasse, Kira va devoir faire les bons choix pour trouver véritablement sa place.


Asran Zala :



Ami d’enfance de Kira, Asran fait partie de l’escadron ayant pour mission de dérober les Mobile Suit secrets conçus sur Heliopolis. Désormais pilote de l’Aegis Gundam, la présence de son ami dans le camp opposé constitue cependant un frein à son activité de militaire au milieu de cette guerre. Comme Kira, Asran va devoir se remettre en question pour décider des actions justes à commettre. Seulement, toutes les décisions prises ne seront pas forcément les bonnes…


Cagalli Yula Athha :



Cachée sur Heliopolis avant sa destruction, Cagalli sera retrouvée par Kira au sein d’un groupe de résistants à ZAFT au milieu du désert arabe. En réalité, Cagalli a de grands engagements politiques et cherche à s’impliquer dans le conflit à sa façon. Elle sympathisera rapidement avec Kira pour lequel elle vouera une grande affection, puis sa route croisera celle d’Asran.


Lacus Clyne :



La fille du président des PLANT est aussi une chanteuse populaire. Particulièrement candide lors de ses premières apparitions, elle cache en elle de grands idéaux de paix qu’elle exprime à travers ses chansons. Lacus est aussi la fiancée d’Asran, mais elle développera une étonnante complicité avec Kira après que sa navette de survie soit récupérée par l’Archangel.


Mwu La Fraga :



Ce haut gradé de l’Alliance Terrienne porte le surnom de « Faucon d’Endymion », grâce aux prouesses effectuées à bord de son Mobile Armor. Sur Heliopolis, il trouve refuge au sein de l’Archangel et apporte une touche cruciale à l’équipage grâce à sa bonne humeur permanente. Mwu fait office de mentor pour Kira, en tentant de comprendre ses souffrances. La seule chose qui pourrait affecter le capitaine est la disparition d’un partenaire ou encore croiser le chemin de Raw Le Creuset auquel il semble étrangement lié.


Flay Alstar :



Habitante de Heliopolis et fille d’un politique terrien Naturel, Flay a une situation privilégiée et semble être promise à l’un des amis de Kira. Recueillie à bord de l’Archangel après destruction de Heliopolis, elle trouvera en Kira un soutien de choix. C’est en particulier après un tragique évènement que Flay ira jusqu’à le manipuler de la manière la plus cruelle qui soit.


Raw Le Creuset :



Commandant de ZAFT, Raw a la particularité de porter un masque et de parler constamment de manière énigmatique par des propos empreints de cynisme. Il traquera sans relâche l’Archangel et fera régulièrement montre du lien étrange qu’il le relie à Mwu La Fraga. Et si ce mystère était directement lié à sa véritable identité ?


Série mécha, guerre futuriste et dimension humaine


De Gundam, on pense bien souvent au gros robot bleu, blanc et rouge, et on aurait peut-être tendance à le prendre pour un Goldorak bis entreprenant d’âpres batailles face à des envahisseurs venus de l’espace. Mais que neni ! Nous pourrions élaborer un discours représentatif de l’ensemble de la saga, mais pour l’heure, intéressons-nous uniquement au cas Gundam SEED.

Dans cette série, le robot n’est pas une entité suprême destinée à zigouiller nombre de vilains ennemis, qu’ils soient d’origine mécanique ou extra-terrestre. Non.  Le Mobile Suit (nom donné au robot pilotable à apparence humanoïde) n’est qu’un engin de guerre comme pourrait l’être un char d’assaut, il ne s’agit que d’une vision futuriste de notre équipement actuel. On aurait tendance à l’oublier, mais Gundam SEED nous comte une guerre opposant deux civilisations. Dans le cadre de la science-fiction, la série s’ancre clairement dans le space opera proposant un contexte géopolitique construit autour des relations délicates entre les Naturels et les Coordinateurs, relations caractérisées par un conflit qui englobe la Terre et ses colonies. Les batailles ne sont pas particulièrement épiques, mais elles sont impressionnantes et dramatiques. Que ce soit dans l’espace ou sur le globe, les explosions fusent, nombre de machines finissent à l’état de cendre et les soldats trépassent. Le parcours de Kira et l’Archangel, ou encore celui d’Asran et l’unité à laquelle il appartient, n’ont rien de particulièrement joyeux et peu envieraient leur place. Piloter un Gundam a l’air cool, chose que l’on conçoit, mais voir ses camarades tomber au combat, de la manière la plus cruelle qui soit parfois, est en l’occurrence bien plus traumatisant. Scénaristiquement, tous ces ingrédients nous mènent vers un anime clairement dynamique et truffé de rebondissements. Le récit entretient régulièrement une grande intensité, ce qui conduit aussi vers beaucoup d’émotion, les épisodes 29 ou 40 étant une belle démonstration.

Cela nous amène alors vers la dimension humaine de la série. Gundam SEED, ce n’est pas que ces batailles de robot en chaîne, mais le développement de quelques personnages dans un conflit futuriste ravageur et d’ampleur mondiale. La série développe ainsi une idée classique, mais toujours efficace, celle des deux amis se trouvant dans des camps opposés pour mieux nourrir l’intensité dramatique de l’œuvre dès ses premières batailles. Chacun perçoit le conflit à sa façon et les évènements qui les frappent les poussent à évoluer en allant de l’avant ou au contraire s’enfermer dans une vision obscure. Kira doit alors lutter contre son peuple pour protéger ses amis, ces derniers tentant d’apporter leur aide à l’équipage tout en étant spectateur des horreurs se dessinant sous leurs yeux, ou d’autres seront tout simplement amenés à prendre part de manière plus directe suite à la disparition d’un membre familial. Evidemment, citer des noms ou des situations précises relèverait du spoil, mais de vagues idées permettent de préciser la dimension humaine de Gundam SEED.
  
  
  
  
  

Une réécriture judicieuse de la série originelle


Gundam SEED est sorti en 2002, une heure où il fallait renouveler le public de la saga. Jusqu’en 1994, seules des séries affiliées à l’Universal Century, calendrier phare de Gundam, étaient réalisées. Mais dès 1994 et G Gundam, les univers alternatifs furent mis en place, il ne manquait alors qu’à apporter une série similaire à la toute première œuvre de 1979 pour permettre au spectateur de s’immerger pleinement dans l’univers du robot géant bleu et blanc. Gundam SEED accomplit ce rôle en reprenant de grands thèmes de la série originelle comme une guerre entre la Terre et ses colonies, ou tout simplement de grands axes de la première série comme la rencontre avec un ennemi noble et ambigu, jadis représenté par le charismatique Ramba Ral, mais ici caractérisée par Andrew Waltfeld.

Un périple spatial, un allé sur Terre puis retour dans l’espace… Voici le cheminement de la série de 1979 comme celui de Gundam SEED. Pour autant, on ne peut pas vraiment parler de plagiat tant la série trouve sa propre voix aux alentours du trentième épisode et apporte des éléments résultant de la pure création. Alors, les thématiques nouvelles comme le racisme et la nouvelle espèce représentée par les Coordinateurs prennent leur essor, et on s’éloigne de plus en plus des idées de la première série tandis que la situation géopolitique évolue de manière inédite. Nous ne sommes donc pas dans la repompe, mais dans une mise aux goûts du jour de la série originale, Gundam SEED ayant pour but de garantir un divertissement conforme aux idées de la saga tout en apportant une mise à jour avec des idées nouvelles.

Le public qui a connu Gundam à ses débuts a grandi, et il devenait important de conquérir une cible nouvelle. De par des personnages relativement jeunes et esthétiquement conformes avec les standards actuels et la présence importante de relations amoureuses dans la série, les demoiselles furent attirées par Gundam grâce à Gundam SEED, sept ans après que Wing ait séduit les fujoshi par son « boys band de l’espace ». Mais plus que des spectatrices, l’œuvre a conquis des adolescents, surtout par ses rebondissements incessants et sa réalisation actuelle (du moins, elle l’était à l’époque) qui permettait de faire passer Gundam pour un anime accessible et moderne.
  
  
  
  
  

Quelques lacunes graphiques, mais une réussite auditive


Réalisée en 2002, Gundam SEED n’est pas forcément une série qui a mal vieilli, mais elle n’est pas de celles qui ont le mieux vieilli non plus. Au début du XXIè siècle, un Gundam avec des couleurs si vives pouvait sonner comme une révolution et laisse croire que même aujourd’hui on ne sourcille pas devant la série. Et pourtant… Derrière ces attraits visuels se cachent quelques tares, par exemple un dessin très confus sur les personnages à certains moments de la série. Mais surtout, ce qui dérange est cette reprise répétée de certains plans et de quelques séquences d’animation lors des joutes, bridant ainsi notre enthousiasme lors des séquences d’action. A l’époque, Sunrise choisit d’intégrer des séquences 3D, par exemple sur les plans montrant l’Archangel en plein décollage, une pratique qui rencontrait déjà ses détracteurs, mais peine à convaincre plus de dix ans après.

Gageons qu’en 2012 est sorti Gundam SEED HD Remaster, une retouche en haute définition de la série à destination du support Blu-Ray qui permet d’enlever les épisodes résumés à l’utilité discutable, faisant passer la série de 50 à 48 épisodes. Certains défauts comme les approximations sur les personnages furent corrigés, mais Sunrise n’allait pas retoucher chaque séquence de conflit pour la rendre plus potable.

Là où techniquement Gundam SEED a fait grincer des dents, le titre a su enthousiasmer sur quelques aspects. Par exemple, la bande sonore orchestrée par Toshihiko Sahashi auquel nous devons, par exemple, les bandes originales de Hunter X Hunter premier du nom ou encore Reborn ! . L’artiste propose ici des compositions mettant à l’honneur des sonorités mystérieuses pour correspondre aux phases de doute qui marquent Kira ou Asran, mais surtout des musiques intenses, presque épiques, crées à partir de guitares électriques, de chœurs et d’une orchestration donnant une aura à chaque bataille. En parallèle, les différentes chansons accomplissent leur travail. Les génériques sont ainsi de bonne facture et ont permis, par exemple, à T.M.Revolution de retrouver un public, ce dernier signant Invoke qui est souvent l’opening le plus apprécié de la série. Malgré des plans très répétés sur les génériques, les chansons s’en sortent avec honneur, on pensera par exemple au poignant premier ending interprété par See-Saw. Enfin, les insert-song, ces pistes chantées que l’on peut entendre au cours d’un épisode, apportent à certains moments clefs de l’œuvre une grande émotion qui en auront marqué plus d’un.

Gundam SEED est parvenu à satisfaire les plus vieux fans, mais aussi conquérir un nouveau public. En France, c’est souvent la série qui est citée comme la première vue par les adeptes de Gundam. Seulement, nous ne pouvons pas donner autant de noblesse à sa suite directe, Gundam SEED Destiny, qui à trop vouloir marcher sur les traces de la saga originelle a complètement divisé les passionnés de la Cosmic Era.
  
  
  

© Sunrise/Kôdansha

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