Beauty Pop - Actualité manga
Dossier manga - Beauty Pop

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Publié le Jeudi, 01 April 2010


De l'humour

    
L'humour fait partie des points forts de la série. Pour cela, Kioyko Arai s'arme de personnages étonnants, aux personnalités qui ne laissent pas indifférentes. Ceux-ci permettent d'égayer l'ambiance générale de la série, et de dynamiser le quotidien de chacun.
Le personnage qui nous vient tout de suite à l'esprit est bien-sûr Narumi. On ne connaît pas la raison de son mauvais caractère, mais il n'arrive pas un seul chapitre où il ne s'énerve pas. La moindre futilité va le mettre hors de lui. L'auteure en joue dès le départ, grâce aux filles de l'école. En effet, celles-ci veulent toutes être coiffées par Narumi, elles qui le trouvent plein de talent, mais surtout, mignon comme un petit enfant. Kiyoko Arai se plaît à le tourmenter: il est poursuivi par des hordes de jeunes filles, prêtes à lui sauter dessus dès la moindre occasion. Bruyantes, elles lui cassent littéralement les oreilles, et finalement, ne dévoilent aucun aspect positif en la féminité, mais plutôt tout ce qui révulse les garçons. Ces groupies représentent des fans bien trop envahissantes, mais aussi des jeunes filles amoureuses à la moindre occasion, et surtout, qui adulent les garçons populaires. Mais au-delà de toute cette foule, c'est Kiri que Narumi redoute le plus. Elle qu'il n'apprécie pas dès les premières pages, et qui reste toujours indifférente à ses menaces et à ses défis, a le don de l'énerver comme personne. On observe un Narumi sautant de rage, rouge de colère, criant sur les personnes qui l'entourent et cassant tout ce qui l'entoure. Une seule parole, un seul mouvement parfois, peut le faire défaillir.
Bien heureusement, Narumi n'est pas le seul personnage à mettre de l'ambiance dans la série. Son ami Kei, lui qui semble si jeune, mais très perspicace, est aussi de la partie! En effet, il ne manque aucune occasion pour rappeler à Narumi qu'il n'est pas sorti vainqueur de toutes ses compétitions de coiffure. Il a subi une défaite, celle qui le hante jour après jour. Kei, gourmand, n'hésite pas une seconde à manger les friandises que les fans de Narumi offrent à ce dernier. Coiffé d'une visière, il ne porte jamais l'uniforme scolaire, et ressemble plus à un enfant qui va s'amuser dans un parc qu'à un lycéen. Le pêché de gourmandise lui joue de nombreux tours, pour notre plus grand plaisir. Il faut également avouer que l'auteure nous le montre parfois si envieux à la vue d'un biscuit ou du chocolat, lui qui a déjà le ventre plein, que l'on ne peut s'empêcher d'y trouver un quelconque plaisir.

Pour compléter les personnages comiques du Projet Ciseaux, on peut ajouter Kenichiro et Iori. Le premier réussit parfois à nous faire pouffer de rire, ne serait-ce qu'en l'imaginant. Lui, si grand, imposant autant par sa taille que par sa carrure, réagit très bizarrement dans la plupart des situations. Les yeux mi-clos, sans cesse en train de demander pardon et d'incliner la tête, Kenichiro n'a pas réellement besoin de paraître très longtemps pour nous faire rire. Sa tête dépasse alors, laissant entrevoir ses paupières et ses cheveux droits. Pourtant, il veut être discret, et surtout, ne pas déranger. Mais c'est alors qu'on le remarque encore davantage! D'un air toujours béat, il est désolé de tout. Le pauvre! Que de souci il se fait pour chacun! Iori, lui, est totalement à l'opposé de Kenichiro. Expansif au plus haut point, il court, danse, s'exclame, chante, crie. Iori est le genre de personnage qui exprime ses sentiments à tout va, s'extase devant la beauté, et qui aime plaire. Son accent est très bien retranscrit; bien qu'au début il soit difficile à lire, on se familiarise très vite avec sa façon de parler. Ce personnage est encore plus drôle après sa rencontre avec la soeur de Narumi. Celle-ci, qui ne l'accepte pas car elle le juge trop proche de Kiri, son prince, fait tout pour le mettre à l'écart. Iori est alors comme un chien battu, sous les griffes d'une tigresse aux allures de chat. Leur relation, bien que conflictuelle, nous montre néanmoins une complicité indéniable, qui se révèlera par la suite.

Enfin, Taro Komatsu participe également au comique de la série. Toujours informé sur tout et tout le monde, il connaît la moindre nouvelle, la plus petite information, même totalement inintéressante. Taro est en quelque sorte à l'image des groupies de Narumi. Mais à l'inverse de celles-ci, il n'adule pas une seule personne, mais le concept même du Projet Ciseaux. Cet élan lui donne des ailes, et celui-ci veut également coiffer avec beaucoup de talent et être reconnu. Or, il est évident que Taro n'a aucun talent, et apparaît donc totalement ridicule. Son naturel rêveur ne fait que confirmer son manque d'originalité. Pourtant, cette situation n'est pas décrite comme dramatique. Bien au contraire, on en rit.
Beauty Pop compte dix volumes, et c'est du début à la fin que l'auteure use des mêmes stratégies humoristiques. Malgré cela, on ne ressent pas de redondance. Le comique est bien amené, intervient parfois de manière à surprendre le lecteur, et s'emballe à certains moments dans une course folle qui n'en finit plus.
     
  
   
   

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