Zatch Bell - Actualité manga
Dossier manga - Zatch Bell

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Sommaire

Publié le Jeudi, 03 June 2010


Un shônen seulement pour les enfants ? Vraiment ?

  
Il est indéniable que de prime abord, ZatchBell a tout d’un manga basique et linéaire, sans originalité particulière. Cent enfants démons ont donc été envoyés sur terre, chacun avec un livre. Celui-ci leur permet de libérer leurs pouvoirs et représente en même temps le lien qui les unit à notre monde. Si le livre est brûlé, le démon est disqualifié et se voit renvoyé directement dans le monde des démons. Tous les enfants sont éparpillés aux quatre coins du globe, en quête de l'humain qui pourra lire leur livre, et donc libérer leur force. Une fois le duo formé, ils se mettent à la recherche de leurs adversaires, et se battent pour brûler les livres de leurs concurrents. Le dernier restant devient le roi du monde des démons. Pour ce faire, ils doivent s’associer avec un humain, car seule la force de leur cœur peut déclencher les formules nécessaires au combat. Ils évoluent ainsi au fur et à mesure, en accumulant des nouvelles techniques, et en rencontrant des adversaires plus forts, et en se faisant parfois des amis au fil de l’aventure.
 
Oui, il est facile de réduire Zatch Bell à ce simple constat, comme un shônen de combat parmi tant d’autres, qui rappellera peut-être Pokémon à certains. Un shônen destiné aux enfants en somme. Et ce n’est pas le design parfois un peu gamin de l’ensemble qui viendra contredire ses détracteurs, ou attirera les foules.
 
Mais ce serait pourtant passer à côté d’une série plutôt riche dans ses thèmes, qui recèle son lot de scènes émouvantes, incroyables et inoubliables, et surtout, s’adresse à tous.
 
Car derrière ce qui ressemble à un grand Battle royal, Zatch Bell est un vecteur d’émotions énorme, regorgeant de grands moments épiques, d’une débauche incroyable de techniques impressionnantes comme on en a plus vu depuis Dragon Ball, d’adieux inoubliables, et de thèmes bien plus profonds et travaillés derrière ces combats impressionnants.
 
Caché par cette apparence enfantine, on retrouve toute la violence des meilleurs combats avec des personnages usant de pouvoirs, de déchirantes séparations inévitables, et l’ombre de la mort qui plane sans cesse au-dessus des personnages. Des alliances se forment, certains préfèrent la jouer solitaire, d’autres encore n’hésitent pas à user de la manipulation, de la terreur, ou de la pression qu’impliquent les règles du tournoi. En fait, on est très loin de l’univers enfantin et tout gentil laissé sous-entendre par les couvertures, et on se retrouve souvent face à un titre très mature dans ses thèmes. Explications.
    
 
   
   
   

À la croisée des chemins vers le trône

 
Les règles du tournoi sont simples : il ne peut en rester qu’un, et tous les coups sont permis. Et c’est là que les choses se corsent pour ceux qui ont été désigné pour prendre part à ces combats.
 
Il est difficile de diviser les démons en des termes aussi simples que bons ou mauvais. Évidemment, certains ne montrent aucune pitié et n’hésitent pas à asservir les autres pour parvenir à leurs fins, alors que d’autres n’hésiteront pas à coopérer et à se protéger les uns les autres. C’est d’autant plus vrai dans les premiers tomes, où l’auteur pose les bases de son histoire et fait un peu évoluer Zatch.
 
Mais tous les enfants ont néanmoins un point commun : ils veulent accéder au trône. Pour des raisons différentes, certes, mais ils souhaitent néanmoins tous la même chose. Même s’il est difficile de pardonner à certains, ils ont néanmoins choisi une des voies possibles pour monter sur le trône, en accord avec leur personnalité et leurs pouvoirs. Et dans ce sens, c’est très respectable.
 
Et surtout, comme on peut l’observer à plusieurs reprises dans le manga, certains savent se remettre en question, pour peu qu’ils rencontrent la personne qui les fera réfléchir sur leurs actes. Ce qui fait qu’aucun personnage n’est réellement figé dans son attitude, et tout devient possible, pour peu qu’il accepte de se remettre en question s’il est dans l’erreur.
 
Aperçu des chemins possibles pour parvenir au sommet:
 
Isolation: ceux qui marchent sur cette voie souhaitent accéder au trône par leurs propres moyens, en n’usant que de leur force. Ils n’établissent pas de plans compliqués, et se contentent d’écraser ceux qui se présentent devant eux et les défient. C’est notamment le cas pour les démons dans les premiers volumes. Cependant, les plus forts et les plus nobles apporteront parfois leur aide aux plus faibles face aux démons qui emploient des méthodes un peu trop extrêmes.

Collaboration: la voie de l’amitié, empruntée bien entendu par notre héros Zatch. Les démons qui partagent un même idéal de paix et de solidarité se retrouvent sous cette bannière. Ceux qui empruntent ce chemin ne sont cependant pas à l’abri d’un coup dur, et ont vu nombre de leurs compagnons tomber au combat. Si ce chemin représente la voie la plus humaine et la plus épanouissante, elle aussi la plus difficile et la plus déchirante.
 
Mais arrivé au volume 12, certains démons, plus fourbes, moins scrupuleux ou mieux organisés, emploient d’autres tactiques, bien plus proches de celles utilisées par les dictateurs en devenir. Chacune de ces méthodes correspond à un arc:

Domination: l’arc Zofis, un démon manipulateur et fourbe, capable de contrôler les sentiments des humains partenaires des démons. Lui-même préfère ne pas se mouiller les mains, et délègue ses tâches à d’autres démons qu’il a sous son contrôle. Une méthode particulièrement vile, qui repose en grande partie sur l’imposition d’une terreur immense.

Destruction: l’arc Faudo, une machine de destruction massive, qui ne peut être stoppée que de l’intérieur. Avec cette arme, n’importe quel démon peut réduire en poussière les démons restants, mais probablement au prix du monde des humains… Dans ce contexte-ci, la mort est omniprésente, et les démons ne visent pas seulement de faire disparaître les livres, mais les démons qui les possèdent également, avec leurs partenaires humains.

Annihilation: Il ne doit en rester aucun… Si certains démons souhaitaient certainement que ces combats n’aient jamais à avoir lieu, un démon du moins est bien décidé à ce que ce soit le cas, en usant du moyen le plus radical qui existe. En tout cas, cet arc n’est le dernier pour rien, quelque soit l’issue du duel entre lui et les forces issues de la collaboration.
 
Cette montée dans la peur et dans l’enjeu nous rappelle ainsi par moments les différents arcs de la deuxième partie de Dragon Ball. On retrouve Freezer et son envie de domination, accentué par le fait que lui et Zofis partage un design semblable. Nous pouvons discerner l’arc Cell et son souhait de destruction, avec notamment le fait que libérer Faudo a requit des sacrifices et différents stratagèmes, comme c’était le cas pour la montée en puissance de Cell. Et enfin, on peut faire un parallèle entre l’arc Boo et le besoin de destruction de Clear Note, avec une immense montée en puissance des personnages à ce niveau. En fait, sans exagération, s’il fallait décerner le titre de successeur à la partie Z de Dragon Ball, Zatch Bell est un bien meilleur prétendant que Naruto, Bleach et consort. Et pas seulement grâce à cette ressemblance dans le découpage des arcs, mais aussi à cause de ce qui a fait le succès de la série de Toriyama : les débauches d’effets spéciaux et de pouvoirs phénoménaux.
  
  
   
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