Dossier manga - Secret Service - Maison de Ayakashi

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Sommaire

Publié le Vendredi, 25 October 2019


Introduction


Il fut un temps où j'étais une grande lectrice de shôjo. Vous vous doutez bien que si j'utilise le passé, c'est que ce n'est plus vraiment le cas aujourd'hui ! Et oui, l'âge nous fait prendre conscience de pas mal de choses, et pour ma part, ça a été le traitement de la romance dans ce style de manga. Je vous rassure, je ne trouve pas que ce soit nul tout le temps, mais disons plutôt que mon avis oscille souvent entre « c'est mignon » à « mon dieu, qu'est-ce que je suis en train de lire... » (c'est toi que je regarde Soleil manga pour la deuxième catégorie...).

Ce que je veux dire par là, c'est que j'ai énormément de mal aujourd'hui à trouver des shôjos qui sortent vraiment du lot. Et ces derniers se font de plus en plus rares, en tout cas par chez nous.

Alors avant que je ne vois tout le monde se lever pour me dire qu'il y a les éditions Akata et leurs choix osés... Oui, c'est très bien pour lire des histoires qui parlent d'amours souvent non conventionnels. Mais je parle ici plutôt de shôjo qui veulent sortir du carcan de leur genre. Je pose la question : pourquoi y a-t-il aussi peu de shôjos qui se passent dans des mondes fantastiques ? Dans des mondes de SF? Ou avec simplement une petite intrigue policière pour pimenter le tout ?

Attention, je ne dis pas que ça n'existe pas. Je sais bien que Pika publie « Yona, princesse de l'aube », que « Shirayuki aux cheveux rouges » a traversé nos contrées avant. Mais pourquoi sont-ils si rares ? Et non, je n’incomberai pas la faute uniquement aux éditeurs français.

Voyez-vous, une des choses que j'aime dans les mangas c'est cette folie qui semble toujours plus ou moins habité les auteurs nippons. Combien de fois s'est-on mis à lire un manga en se disant : « ce concept est débilement génial » ? Alors pourquoi on ne retrouve pas ce grain de folie dans les shôjos ? Est-ce un genre trop codifié pour cela ? Et même quand on y trouve ce petit grain, il faut aussi reconnaître que ça ne suit pas forcément visuellement. Attention, là encore, je ne dis pas que ce n'est pas bien dessiné, mais force est de constater que quand une série veut nous faire voyager dans des contrées imaginaires, on aimerait des décors un minimum travaillés.

Bref, sur ces bonnes paroles, il est temps pour moi de vous parler d'un shôjo créé par Cocoa Fujiwara : « Secret Service, Maison de Ayakashi ». Un shôjo en 11 tomes qui a ce petit grain de folie qui fait que j'y suis tout particulièrement attachée. J'espère en tout cas que ce dossier vous mettra l'eau à la bouche si vous ne l’avez pas déjà lu !



L'histoire


Ririchiyo Shirakiin est une jeune lycéenne qui a une mauvaise manie : elle est désagréable sans le vouloir avec les gens qui l'entourent. Décidant de prendre un nouveau départ, seule, elle s'installe dans une « Maison de Ayakashi », une résidence construite pour les gens « comme elle ». C'est alors qu'un « Secret Service », une sorte de garde du corps/majordome au service des résidents de la maison va s'imposer à elle. En effet, Sôshi Miketsukami, 22 ans, semble déjà la connaître et se voue tout de suite à la servir, bien malgré elle et de manière assez lésé. Cette rencontre lui permettra-t-elle enfin de sortir de sa coquille et de se lier aux autres ?



Les personnages


Ririchiyo Shirakiin :



Héritière de la famille Shirakiin, Ririchiyo est une jeune lycéenne solitaire qui a la mauvaise manie d'avoir une langue de vipère. Elle s'est installée à la Maison de Ayakashi pour être seule, pourtant un Secret Service va s'imposer à elle. Malgré ses grands airs, c'est une jeune fille délicate, cultivée et qui chérit ses proches.


Sôshi Miketsukami :



« Secret Service » de Ririchiyo, Miketsukami est un jeune homme vouant une véritable adoration à Ririchiyo, se considérant presque comme le « chien » de cette dernière. C'est également l'ami d'enfance de Kagerô et Zange. Il a hérité du sang de « Kitsune », yôkai renard qui peut se transformer et se démultiplier.


Renshô Sorinozuka:



Ami d'enfance de Ririchiyo, c'est un jeune homme très « peace ». Il se laisse facilement vivre et il est très tolérant, notamment vu les sacrés personnages qui l'entourent. Il a hérité du sang du « Ittan-momen », un yôkai ressemblant à un morceau d'étoffe qui peut flotter au vent.


Nobara Yukinokôji :



« Secret Service » de Sorinozuka, Nobara est une descendante de « Yukki onna ». Elle déteste autant la gente masculine qu'elle voue une adoration sans borne à la gente féminisme. D'ailleurs, c'est en la présence de personne de sexe féminin qu'elle se laissera aller à ses fantasmes les plus fous, tout en leur décochant son mot fétiche : « Mania ! »


Kagerô Shôkiin:



Faites place au fiancé de Ririchiyo et ami d'enfance de Miketsukami et Zange ! Ce personnage plus que particulier a une vision du monde bien à lui : tout est sado ou maso à ses yeux ! Il avait la fâcheuse tendance de s'amuser de Watanuki dans sa jeunesse (au point de le traumatiser). Il est pétris de confiance en lui, mais c'est surtout quelqu'un de solaire et qui veille sur ses amis.


Karuta Roromiya :



« Secret Service » de Kagerô, Karuta est une jeune fille lunaire, qui agit plutôt par instinct. Profondément gentille, elle se laisse souvent guider par son appétit. C'est également l'amie d'enfance de Watanuki. C'est une jeune fille douce et très facile à vivre.


Banri Watanuki :



Ami d'enfance de Karuta, Watanuki est une « racaille ». C'est un garçon finalement très poli, respectueux et qui n'a qu'un seul désir : protéger celle qu'il chérit par dessus tout : Karuta. Il a hérité du sang du « Mamedanuki », une sous espèce de « tanuki », une sorte de raton laveur qui peut se tranformer en ce qu'il veut.


Zange Natsume :



« Secret Service » de Watanuki, Zange est un jeune homme en apparence joyeux et qui aime bien fourrer son nez dans les affaires des autres. Son pouvoir est une véritable souffrance pour lui, l'obligeant parfois à voir des choses qu'il ne voudrait pas voir, d'autant plus que ce pouvoir le condamne à vivre une vie assez courte. Il a hérité du pouvoir du Hyakume, un yôkai avec une centaine d'yeux sur tout le corps


Cocoa Fujiwara


Cocoa Fujiwara est une mangaka née le 28 avril 1983 et décédée le 31 mars 2015 à l'âge de 32 ans. Elle se lancera très vite dans sa carrière de dessinatrice, car elle enverra ses premiers mangas alors qu'elle n'a que 15 ans, son tout premier s'intitulant d'ailleurs « Calling ». Elle décidera d'ailleurs de quitter le lycée pour s'adonner à son art. Elle était fan de JRPG comme Final Fantasy et était proche de mangaka comme Jun Mochizuki (Pandora Hearts, Les mémoires de Vanitas) et Yana Toboso (Black Butler), ce qui se ressentira dans son travail, notamment dans son style graphique assez épuré et plus sombre que ce qu'on pourrait croire mais aussi dans ses thématiques adultes. Si en France nous n'avons connu que Secret Service, Maison de Ayakashi, Cocoa Fujiwara a publié un peu moins de 10 séries dont les plus connues restent Dear, Watashi no Ookami-san et Secret Service. Au moment de sa mort, elle publiait encore sa dernière série, Katsute Mahô Shôjo to Aku wa Tekitai Shiteita, qui n'aura donc jamais de fin.



Attention, ce dossier va spoiler une grande partie de l'intrigue, vous voilà prévenu !



© Cocoa Fujiwara / SQUARE ENIX CO., LTD.

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