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Pour la cinquième année consécutive, les nordistes pouvaient, ce week-end, profiter de la Fête de l'animation de Lille, qui se tenait du 17 au 19 avril 2009. Fort du succès de l'année dernière et des 18000 visiteurs de l'édition de 2009, cette cinquième Fête de l'animation s'est vue complètement réorganisée, désireuse d'offrir plus de choses à son public. Ainsi, quatre lieux se partageaient la vedette.
La convention en elle-même se déroulait à la Gare Saint-Sauveur, nouveau repère culturel de la ville, plus grand et mieux agencé que le Tripostal, utilisé l'année précédente. L'espace se séparait en plusieurs parties bien distinctes: en arrivant, le visiteur était obligé de traverser le chapiteau qui accueillait les stands commerciaux et l'exposition Miyazaki. La hall A, quant à lui, servait d'espace-rencontres et de salle de projection. Enfin, le hall B, le plus grand, regroupait la majorité des « univers »: l'univers Ankama, minuscule si on le compare au gigantesque stand de l'année dernière (tellement gigantesque que nous étions obligés d'en piétiner certains éléments pour pouvoir accéder aux autres parties), le village des tout-petits (trois stands recalés dans un coin), l'univers BD, l'univers arts numériques, l'univers jeu vidéo, et pour finir, l'univers Asie.
Trois autre sites se partageaient les différentes projections: l'Hybride, situé à quelques dizaines de mètres de la convention, l'Auditorium du Palais des Beaux-Arts, et EuraTechnologies, excentré et situé à l'opposé des trois autres lieux de la fête, et où seule la soirée de clôture avait lieu...
Un projet ambitieux, partagé entre quatre sites se voulant de nouvelles références culturelles de la ville. Voyons voir ce que cela a donné.
N'ayant pas pu me rendre à la soirée d'ouverture le jeudi soir à la salle de projection du Hall A, je découvrais l'organisation de la convention la vendredi matin à l'ouverture, à 9h. Premier contact dès l'entrée, sous la pluie, avec des vigiles tout sauf aimables... Passons.
Puis, face à moi se dressent les allées vers les différentes entrées pour la presse, les invités, les visiteurs simples... toutes complètement vides! Alors, certes, il était peu étonnant de voir cela le vendredi matin... mais la suite de la journée ne fut guère mieux à ce sujet, et à peine meilleure le samedi et le dimanche... On ne peut pas le cacher: au niveau du nombre de visiteurs, la partie convention semble avoir été un flop retentissant, à l'image des 380 entrées (d'après des sources non officielles) du vendredi.
Pourquoi un tel échec? Est-ce dû à l'éloignement du centre-ville des différents lieux? A une peur des visiteurs de retomber sur les mêmes problèmes d'organisation que l'année dernière, ou sur les mêmes activités? A un programme qui n'a pas attiré? Ou à un peu de tout ceci à la fois?
Quoiqu'il en soit, l'ambiance-même au coeur de la convention était plutôt bonne et chaleureuse, surtout au niveau des univers Asie et jeu vidéo, qui semblent avoir attiré le plus de monde.
Au niveau de l'aménagement, les différents espaces étaient plutôt bien occupés, et l'agencement tenait la route. En dehors, peut-être, de la partie gauche du Hall B, regroupant l'univers BD (furet du Nord et librairie la ruche aux livres), le minuscule univers Ankama, les stands de fanzines et le village des tout-petits, qui, à chaque fois que j'y passais, paraissait désespérément sombre, froid et vide.

L'heure est à présent venue de faire le tour des différents stands et activités.
Les stands commerciaux:
Pour cette Fête de l'Animation, les éditeurs n'ont pas jugé utile de se déplacer (et apparemment, ils ont bien fait). Le seul stand se rapprochant un peu d'un stand d'éditeurs était celui qui regroupait Anima, Beez et Dybex, et qui ne faisait que proposer divers produits de ces éditeurs (ou d'autres éditeurs...) et des fonds de stock.
C'est un fait: les stands de vente étaient en surnombre. On en trouvait un peu partout, même dans des univers n'ayant pas de rapport (à l'image de « Ma Cachette », qui vendait des BD et manga d'occasion à l'entrée de l'univers arts numériques...). Des stands d'importations de figurines officielles aux stands de contrefaçons, de posters, de sacs, de vêtements d'influence japonaise, en passant par les deux stands du Furet et de la Ruche aux livres et des stands de bonbons et sucreries, il y en avait pour tous les (bons ou mauvais) goûts. Et en voyant cette omniprésence de stands commerciaux, on se dit que c'est peut-être aussi cela qui a rebuté les visiteurs... Néanmoins, certaines choses étaient intéressantes, et l'on pouvait dégoter quelques raretés au niveau des manga ou des figurines.
Les autres stands:
D'autres stands étaient également présents. Dans l'univers animation, nous pouvions retrouver l'association Praximage ateliers, qui proposait de revisiter le cinéma d'animation à travers des techniques connues comme la pâte à modeler, le papier découpé ou le dessin, l'association Camera-ETC visant à réaliser des courts-métrages à vocation socio-éducative, ou encore l'équipe de TVPaint.
L'univers jeu vidéo regroupait plusieurs stands ludiques: l'école Supinfogame, la Crampe aux Doigts, Games'n'show, ou encore Mg-Impact qui proposait, à l'essai ou en tournoi, de jouer aux jeux vidéo musicaux Guitar Hero, Rock Band et DDR (Dance Dance Revolution).
Enfin l'univers Asie, celui qui nous intéresse le plus, était assez diversifié.
Nous pouvions y retrouver le club de go de Lille, dont les membres se prêtaient fort volontiers et avec le sourire à des initiations à ce jeu de réflexion passionnant. Des démonstrations de parties de blitz (cadence rapide) et de jeu sur grand plateau étaient également au programme. Nous pouvions également y lire plusieurs pancartes retraçant l'histoire du jeu ou en découvrir le manga Hikaru no Go. En trois jours, environ 200 initiations ont été réalisées par ce club qui s'impose au fil des années comme l'un des piliers de l'évènement!

Une nouvelle fois, l'association Japon et Culture, visant à promouvoir la culture japonaise dans la région lilloise, était présente, et proposait des initiations à la calligraphie, à l'origami et à langue japonaise, animées par des membres souriants. L'association proposait également de voir son prénom calligraphié et de manger des râmen! Enfin, une démonstration de port de yukata était organisée le dimanche à 16h, le tout sur fond de musique traditionnelle japonaise.
L'association Kajian, quant à elle, était là pour promouvoir les drama et la Jmusic, et organisait plusieurs quizz et karaoke sur l'espace scénique.
D'autres associations, comme l'association Tengumi ou l'association Epitanime, étaient également présentes pour organiser des quizz sur scène.
Quelques cosplays ont également été organisés par l'association KajiaN. Au programme: du Naruto, du Code Geass, du Tsubasa Reservoir Chronicle... Il y en avait pour tous ls goûts, et certains étaient franchement réussis!
Le vendredi après-midi a également vu passer Ryo Fujimura, leader, guitariste, auteur et compositeur du groupe Acid FlavoR, qui était là pour un concert acoustique (pas tout à fait au point, il faut bien l'avouer) suivi d'une séance de dédicaces. A ce sujet, il aurait sans doute été plus judicieux de proposer ce concert le samedi ou le dimanche plutôt que le vendredi...
En bref, les univers jeu vidéo et Asie semblent être ceux qui ont attiré le plus de monde, et les nombreuses activités qui y étaient proposées n'y sont sans doute pas étrangères.
Le focus sur Hayao Miyazaki:
Cette année, la Fête de l'animation avait pour principal objectif de faire un zoom sur l'un des plus célèbres réalisateurs japonais de ces dernières décennies: Hayao Miyazaki.
De ce fait, de nombreuses choses étaient proposées dans le but de mieux cerner le travail du célèbre réalisateur, à commencer par l'exposition “Vivre en harmonie avec la nature”. Cette exposition, proposée en continu durant les trois jours de la fête, était constituée de planches et d'extraits vidéo apportant des précisions sur la conscience environnementale chez Miyazaki. La direction artistique de cette exposition thématique était confiée à Gersende Bollut, co-auteur du livre “Miyazaki l'enchanteur”, premier ouvrage français entièrement consacré à l'auteur du Voyage de Chihiro et de Princesse Mononoke. Par ailleurs, Gersende Bollut se prêtait volontiers au jeu des dédicaces.
Le samedi matin, à l'espace rencontres de la convention, était proposée une rencontre avec Masako Sakano, qui a travaillé aux côtés de Miyazaki pendant plus de vingt ans et a participé à tous ses films sauf le Château de Cagliostro et Ponyo sur la falaise. Notons également que Sakano officie depuis quelques années en France, et a notamment travaillé sur le long-métrage Mia et le Migou. Durant cette rencontre d'une durée d'environ une heure, Sakano partagea avec son public son expérience aux côtés du réalisateur de Totoro.
Le dimanche après-midi, toujours à l'espace rencontres, avait lieu une conférence d'environ deux heures visant à éclaircir encore un peu plus le travail du maître. Dirigée par Gersende Bollut, cette conférence était animée par plusieurs spécialistes de Miyazaki et critiques, comme Julien Bastide, Alexis Hunot, et bien sûr Masako Sakano. La conférence, ayant accueilli un public assez important, se déroula non sans humour, ponctuée de nombreuses anecdotes, intéressantes ou non. Agréable à suivre, elle visait avant tout le grand public avide d'en apprendre un peu plus sur le maître, mais perdait assez vite son intérêt pour les connaisseurs.
Enfin, les soirées à l'Auditorium du Palais des Beaux-Arts étaient consacrées à la projection de six films du maître. Ainsi, Nausicaä de la vallée du vent et le Voyage de Chihiro étaient diffusés le vendredi soir, Mon voisin Totoro et Princesse Mononoké le samedi soir, et Porco Rosso et le Château dans le Ciel le dimanche soir. Toujours animées par Gersende Bollut, ces projections se révélèrent pertinentes pour saisir ce qui fait à la fois toute la variété et l'unité des œuvres de Miyazaki. De plus, il faut bien avouer que voir un film du maître sur grand écran est toujours un véritable régal. Dans tous les cas, au vu des files d'attente, ces soirées semblent avoir rencontré un franc succès.
Globalement, le focus sur Hayao Miyazaki fut donc bien mené. Bien qu'il se révéla rapidement assez peu intéressant pour les personnes connaissant déjà le travail du maître, il était assez instructif pour les néophytes. Pour finir sur ce focus, n'oublions pas que les personnes désireuses d'en apprendre toujours plus sur Miyazaki trouveront sans doute leur bonheur, si ce n'est pas déjà fait, dans le livre Miyazaki l'enchanteur.
Les dédicaces, autres expositions et projections:
L'univers BD, composé uniquement de divers stands de fanzines et des deux grands stands du Furet du Nord et de la Ruche aux Livres, regroupait à lui seul quasiment tous les auteurs en dédicaces, dont Philippe Cardona et Florence Torta, les auteurs de Sentai School (voir photo ci-après). Malheureusement, cela ne suffisait pas à attirer du monde, et voir les auteurs souvent seuls sur leur chaise pendant plusieurs minutes sans avoir le moindre ouvrage à dédicacer avait quelque chose d'assez triste.
D'autres expositions étaient également proposées durant la fête.
Dans l'univers BD, nous pouvions voir l'exposition “Peur(s) du noir: du dessin à l'animation”, qui retraçait le cheminement de la création du film d'animation éponyme. Un autre exposition était consacrée à la bande dessinée Sambre, et nous proposait de découvrir ving-deux reproductions de planches originales. Enfin, toujours dans l'univers BD, l'exposition “Les Rabbit”, proposée par la Ruche aux Livres”, nous invitait, au travers de douze panneaux, à découvrir les étapes de création de la BD éponyme.
Dans l'univers jeu vidéo se tenait une exposition sur Leelh, un MMORPG novateur conçu par 3D duo, une entreprise régionale. La sortie du jeu est prévue cet été.
Enfin, dans l'univers Asie était proposée une exposition robots, présentant des figurines allant de Goldorak à Escaflowne, en passant par Astro et Ulysse31.
Au niveau des projections, l'univers arts numériques proposait en continu de nombreux courts-métrages en animation digitale et d'œuvres détournant les codes de l'animation et du jeu vidéo.
Dans l'univers jeu vidéo, nous pouvions découvrir le machinima, un genre cinématographique consistant à utiliser les moteurs de jeux vidéo comme outils et ressources de film.
A la salle de projection de la convention et à l'Auditorium du Palais des Beaux-Arts, nous pouvions assister à de nombreuses projections de films ou de séries d'animation françaises, tandis que l'Hybride proposait un thema sur l'Europe de l'Est.
Enfin toujours à l'Hybride, nous pouvions suivre les premiers épisodes de séries d'animation japonaises. Au programme des festivités: La Mélancolie de Haruhi Suzumiya, Ouran High School Host Club, Wolf's Rain et Tengen Toppa Gurren Lagann le samedi, Windy Tales, Innocent Venus, School Rumble, Moonlight Mile, Jyu Oh Sei, Texhnolyze, la Fille des Enfers et l'Odyssée de Kino le samedi, Mobile Suit Gundam Wing, Mobile Suit Gundam 00, Full Metal Panic? Fumoffu! et Abenobashi le dimanche. Action, mecha, comédie, fantastique... il y en avait pour tous les goûts !
Enfin la soirée de clôture se déroulait à EuraTechnologies, où le film Piano Forest (Piano no Mori) était diffusé en avant-première. Je n'ai malheureusement pas pu assister à cette projection.
Si l'on s'intéresse beaucoup à l'univers de l'animation, tout était présent à cette fête pour nous faire passer un bon moment. Du moins le temps d'une journée, car il faut bien avouer que l'on faisait assez rapidement le tour de la convention. Malheureusement, on ne peut pas nier, au niveau du nombre de visiteurs, que la fête a été un flop. De ce fait, certaines parties de la convention paraissaient très souvent vides et froides, à l'image de l'univers BD ou de l'univers arts numériques. Et ne parlons pas de l'univers Ankama, minuscule, et du village des tout-petits, dont je n'ai découvert l'emplacement que le dernier jour.
Au niveau de la convention, les univers jeu vidéo et Asie, les plus dynamiques et bruyants (sans doute un peu trop par moments, ce qui pouvait nuire à la concentration durant les parties de go, par exemple), étaient clairement ceux attirant le plus de monde, et l'ambiance y était tout de suite meilleure.
En ce qui concerne l'affluence dans les autres lieux, je n'ai malheureusement pas d'idée sur les chiffres. Mais les soirées Miyazaki à l'Auditorium semblent avoir bien marché.
Cette fête de l'animation, malgré de bonnes idées pas toujours assez poussées, une meilleure organisation et un meilleur aménagement, semble avoir été un échec. Malgré tout, espérons que l'on retrouvera cet évènement dès l'année prochaine.
Dossier réalisé par shinob & Koiwai. Mise en ligne le 24/04/2009.
La convention en elle-même se déroulait à la Gare Saint-Sauveur, nouveau repère culturel de la ville, plus grand et mieux agencé que le Tripostal, utilisé l'année précédente. L'espace se séparait en plusieurs parties bien distinctes: en arrivant, le visiteur était obligé de traverser le chapiteau qui accueillait les stands commerciaux et l'exposition Miyazaki. La hall A, quant à lui, servait d'espace-rencontres et de salle de projection. Enfin, le hall B, le plus grand, regroupait la majorité des « univers »: l'univers Ankama, minuscule si on le compare au gigantesque stand de l'année dernière (tellement gigantesque que nous étions obligés d'en piétiner certains éléments pour pouvoir accéder aux autres parties), le village des tout-petits (trois stands recalés dans un coin), l'univers BD, l'univers arts numériques, l'univers jeu vidéo, et pour finir, l'univers Asie.
Trois autre sites se partageaient les différentes projections: l'Hybride, situé à quelques dizaines de mètres de la convention, l'Auditorium du Palais des Beaux-Arts, et EuraTechnologies, excentré et situé à l'opposé des trois autres lieux de la fête, et où seule la soirée de clôture avait lieu...
Un projet ambitieux, partagé entre quatre sites se voulant de nouvelles références culturelles de la ville. Voyons voir ce que cela a donné.
Première approche
N'ayant pas pu me rendre à la soirée d'ouverture le jeudi soir à la salle de projection du Hall A, je découvrais l'organisation de la convention la vendredi matin à l'ouverture, à 9h. Premier contact dès l'entrée, sous la pluie, avec des vigiles tout sauf aimables... Passons.
Puis, face à moi se dressent les allées vers les différentes entrées pour la presse, les invités, les visiteurs simples... toutes complètement vides! Alors, certes, il était peu étonnant de voir cela le vendredi matin... mais la suite de la journée ne fut guère mieux à ce sujet, et à peine meilleure le samedi et le dimanche... On ne peut pas le cacher: au niveau du nombre de visiteurs, la partie convention semble avoir été un flop retentissant, à l'image des 380 entrées (d'après des sources non officielles) du vendredi.
Pourquoi un tel échec? Est-ce dû à l'éloignement du centre-ville des différents lieux? A une peur des visiteurs de retomber sur les mêmes problèmes d'organisation que l'année dernière, ou sur les mêmes activités? A un programme qui n'a pas attiré? Ou à un peu de tout ceci à la fois?
Quoiqu'il en soit, l'ambiance-même au coeur de la convention était plutôt bonne et chaleureuse, surtout au niveau des univers Asie et jeu vidéo, qui semblent avoir attiré le plus de monde.
Au niveau de l'aménagement, les différents espaces étaient plutôt bien occupés, et l'agencement tenait la route. En dehors, peut-être, de la partie gauche du Hall B, regroupant l'univers BD (furet du Nord et librairie la ruche aux livres), le minuscule univers Ankama, les stands de fanzines et le village des tout-petits, qui, à chaque fois que j'y passais, paraissait désespérément sombre, froid et vide.

L'heure est à présent venue de faire le tour des différents stands et activités.
Les stands et activités
Les stands commerciaux:
Pour cette Fête de l'Animation, les éditeurs n'ont pas jugé utile de se déplacer (et apparemment, ils ont bien fait). Le seul stand se rapprochant un peu d'un stand d'éditeurs était celui qui regroupait Anima, Beez et Dybex, et qui ne faisait que proposer divers produits de ces éditeurs (ou d'autres éditeurs...) et des fonds de stock.
C'est un fait: les stands de vente étaient en surnombre. On en trouvait un peu partout, même dans des univers n'ayant pas de rapport (à l'image de « Ma Cachette », qui vendait des BD et manga d'occasion à l'entrée de l'univers arts numériques...). Des stands d'importations de figurines officielles aux stands de contrefaçons, de posters, de sacs, de vêtements d'influence japonaise, en passant par les deux stands du Furet et de la Ruche aux livres et des stands de bonbons et sucreries, il y en avait pour tous les (bons ou mauvais) goûts. Et en voyant cette omniprésence de stands commerciaux, on se dit que c'est peut-être aussi cela qui a rebuté les visiteurs... Néanmoins, certaines choses étaient intéressantes, et l'on pouvait dégoter quelques raretés au niveau des manga ou des figurines.
Les autres stands:
D'autres stands étaient également présents. Dans l'univers animation, nous pouvions retrouver l'association Praximage ateliers, qui proposait de revisiter le cinéma d'animation à travers des techniques connues comme la pâte à modeler, le papier découpé ou le dessin, l'association Camera-ETC visant à réaliser des courts-métrages à vocation socio-éducative, ou encore l'équipe de TVPaint.
L'univers jeu vidéo regroupait plusieurs stands ludiques: l'école Supinfogame, la Crampe aux Doigts, Games'n'show, ou encore Mg-Impact qui proposait, à l'essai ou en tournoi, de jouer aux jeux vidéo musicaux Guitar Hero, Rock Band et DDR (Dance Dance Revolution).
Enfin l'univers Asie, celui qui nous intéresse le plus, était assez diversifié.
Nous pouvions y retrouver le club de go de Lille, dont les membres se prêtaient fort volontiers et avec le sourire à des initiations à ce jeu de réflexion passionnant. Des démonstrations de parties de blitz (cadence rapide) et de jeu sur grand plateau étaient également au programme. Nous pouvions également y lire plusieurs pancartes retraçant l'histoire du jeu ou en découvrir le manga Hikaru no Go. En trois jours, environ 200 initiations ont été réalisées par ce club qui s'impose au fil des années comme l'un des piliers de l'évènement!

Une nouvelle fois, l'association Japon et Culture, visant à promouvoir la culture japonaise dans la région lilloise, était présente, et proposait des initiations à la calligraphie, à l'origami et à langue japonaise, animées par des membres souriants. L'association proposait également de voir son prénom calligraphié et de manger des râmen! Enfin, une démonstration de port de yukata était organisée le dimanche à 16h, le tout sur fond de musique traditionnelle japonaise.
L'association Kajian, quant à elle, était là pour promouvoir les drama et la Jmusic, et organisait plusieurs quizz et karaoke sur l'espace scénique.
D'autres associations, comme l'association Tengumi ou l'association Epitanime, étaient également présentes pour organiser des quizz sur scène.
Quelques cosplays ont également été organisés par l'association KajiaN. Au programme: du Naruto, du Code Geass, du Tsubasa Reservoir Chronicle... Il y en avait pour tous ls goûts, et certains étaient franchement réussis!
Le vendredi après-midi a également vu passer Ryo Fujimura, leader, guitariste, auteur et compositeur du groupe Acid FlavoR, qui était là pour un concert acoustique (pas tout à fait au point, il faut bien l'avouer) suivi d'une séance de dédicaces. A ce sujet, il aurait sans doute été plus judicieux de proposer ce concert le samedi ou le dimanche plutôt que le vendredi...
En bref, les univers jeu vidéo et Asie semblent être ceux qui ont attiré le plus de monde, et les nombreuses activités qui y étaient proposées n'y sont sans doute pas étrangères.
Les conférences, projections et expositions
Le focus sur Hayao Miyazaki:
Cette année, la Fête de l'animation avait pour principal objectif de faire un zoom sur l'un des plus célèbres réalisateurs japonais de ces dernières décennies: Hayao Miyazaki.
De ce fait, de nombreuses choses étaient proposées dans le but de mieux cerner le travail du célèbre réalisateur, à commencer par l'exposition “Vivre en harmonie avec la nature”. Cette exposition, proposée en continu durant les trois jours de la fête, était constituée de planches et d'extraits vidéo apportant des précisions sur la conscience environnementale chez Miyazaki. La direction artistique de cette exposition thématique était confiée à Gersende Bollut, co-auteur du livre “Miyazaki l'enchanteur”, premier ouvrage français entièrement consacré à l'auteur du Voyage de Chihiro et de Princesse Mononoke. Par ailleurs, Gersende Bollut se prêtait volontiers au jeu des dédicaces.
Le samedi matin, à l'espace rencontres de la convention, était proposée une rencontre avec Masako Sakano, qui a travaillé aux côtés de Miyazaki pendant plus de vingt ans et a participé à tous ses films sauf le Château de Cagliostro et Ponyo sur la falaise. Notons également que Sakano officie depuis quelques années en France, et a notamment travaillé sur le long-métrage Mia et le Migou. Durant cette rencontre d'une durée d'environ une heure, Sakano partagea avec son public son expérience aux côtés du réalisateur de Totoro.
Le dimanche après-midi, toujours à l'espace rencontres, avait lieu une conférence d'environ deux heures visant à éclaircir encore un peu plus le travail du maître. Dirigée par Gersende Bollut, cette conférence était animée par plusieurs spécialistes de Miyazaki et critiques, comme Julien Bastide, Alexis Hunot, et bien sûr Masako Sakano. La conférence, ayant accueilli un public assez important, se déroula non sans humour, ponctuée de nombreuses anecdotes, intéressantes ou non. Agréable à suivre, elle visait avant tout le grand public avide d'en apprendre un peu plus sur le maître, mais perdait assez vite son intérêt pour les connaisseurs.
Enfin, les soirées à l'Auditorium du Palais des Beaux-Arts étaient consacrées à la projection de six films du maître. Ainsi, Nausicaä de la vallée du vent et le Voyage de Chihiro étaient diffusés le vendredi soir, Mon voisin Totoro et Princesse Mononoké le samedi soir, et Porco Rosso et le Château dans le Ciel le dimanche soir. Toujours animées par Gersende Bollut, ces projections se révélèrent pertinentes pour saisir ce qui fait à la fois toute la variété et l'unité des œuvres de Miyazaki. De plus, il faut bien avouer que voir un film du maître sur grand écran est toujours un véritable régal. Dans tous les cas, au vu des files d'attente, ces soirées semblent avoir rencontré un franc succès.
Globalement, le focus sur Hayao Miyazaki fut donc bien mené. Bien qu'il se révéla rapidement assez peu intéressant pour les personnes connaissant déjà le travail du maître, il était assez instructif pour les néophytes. Pour finir sur ce focus, n'oublions pas que les personnes désireuses d'en apprendre toujours plus sur Miyazaki trouveront sans doute leur bonheur, si ce n'est pas déjà fait, dans le livre Miyazaki l'enchanteur.
Les dédicaces, autres expositions et projections:
L'univers BD, composé uniquement de divers stands de fanzines et des deux grands stands du Furet du Nord et de la Ruche aux Livres, regroupait à lui seul quasiment tous les auteurs en dédicaces, dont Philippe Cardona et Florence Torta, les auteurs de Sentai School (voir photo ci-après). Malheureusement, cela ne suffisait pas à attirer du monde, et voir les auteurs souvent seuls sur leur chaise pendant plusieurs minutes sans avoir le moindre ouvrage à dédicacer avait quelque chose d'assez triste.
D'autres expositions étaient également proposées durant la fête.
Dans l'univers BD, nous pouvions voir l'exposition “Peur(s) du noir: du dessin à l'animation”, qui retraçait le cheminement de la création du film d'animation éponyme. Un autre exposition était consacrée à la bande dessinée Sambre, et nous proposait de découvrir ving-deux reproductions de planches originales. Enfin, toujours dans l'univers BD, l'exposition “Les Rabbit”, proposée par la Ruche aux Livres”, nous invitait, au travers de douze panneaux, à découvrir les étapes de création de la BD éponyme.
Dans l'univers jeu vidéo se tenait une exposition sur Leelh, un MMORPG novateur conçu par 3D duo, une entreprise régionale. La sortie du jeu est prévue cet été.
Enfin, dans l'univers Asie était proposée une exposition robots, présentant des figurines allant de Goldorak à Escaflowne, en passant par Astro et Ulysse31.
Au niveau des projections, l'univers arts numériques proposait en continu de nombreux courts-métrages en animation digitale et d'œuvres détournant les codes de l'animation et du jeu vidéo.
Dans l'univers jeu vidéo, nous pouvions découvrir le machinima, un genre cinématographique consistant à utiliser les moteurs de jeux vidéo comme outils et ressources de film.
A la salle de projection de la convention et à l'Auditorium du Palais des Beaux-Arts, nous pouvions assister à de nombreuses projections de films ou de séries d'animation françaises, tandis que l'Hybride proposait un thema sur l'Europe de l'Est.
Enfin toujours à l'Hybride, nous pouvions suivre les premiers épisodes de séries d'animation japonaises. Au programme des festivités: La Mélancolie de Haruhi Suzumiya, Ouran High School Host Club, Wolf's Rain et Tengen Toppa Gurren Lagann le samedi, Windy Tales, Innocent Venus, School Rumble, Moonlight Mile, Jyu Oh Sei, Texhnolyze, la Fille des Enfers et l'Odyssée de Kino le samedi, Mobile Suit Gundam Wing, Mobile Suit Gundam 00, Full Metal Panic? Fumoffu! et Abenobashi le dimanche. Action, mecha, comédie, fantastique... il y en avait pour tous les goûts !
Enfin la soirée de clôture se déroulait à EuraTechnologies, où le film Piano Forest (Piano no Mori) était diffusé en avant-première. Je n'ai malheureusement pas pu assister à cette projection.
Conclusion
Si l'on s'intéresse beaucoup à l'univers de l'animation, tout était présent à cette fête pour nous faire passer un bon moment. Du moins le temps d'une journée, car il faut bien avouer que l'on faisait assez rapidement le tour de la convention. Malheureusement, on ne peut pas nier, au niveau du nombre de visiteurs, que la fête a été un flop. De ce fait, certaines parties de la convention paraissaient très souvent vides et froides, à l'image de l'univers BD ou de l'univers arts numériques. Et ne parlons pas de l'univers Ankama, minuscule, et du village des tout-petits, dont je n'ai découvert l'emplacement que le dernier jour.
Au niveau de la convention, les univers jeu vidéo et Asie, les plus dynamiques et bruyants (sans doute un peu trop par moments, ce qui pouvait nuire à la concentration durant les parties de go, par exemple), étaient clairement ceux attirant le plus de monde, et l'ambiance y était tout de suite meilleure.
En ce qui concerne l'affluence dans les autres lieux, je n'ai malheureusement pas d'idée sur les chiffres. Mais les soirées Miyazaki à l'Auditorium semblent avoir bien marché.
Cette fête de l'animation, malgré de bonnes idées pas toujours assez poussées, une meilleure organisation et un meilleur aménagement, semble avoir été un échec. Malgré tout, espérons que l'on retrouvera cet évènement dès l'année prochaine.
Dossier réalisé par shinob & Koiwai. Mise en ligne le 24/04/2009.
Enigma
D'où vient cette réplique ?
A ce moment-là, j'ai vu la fille aux cheveux de feu et aux yeux de braise...
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