Saga Tales of - partie 6: Les cas Zestiria et Berseria - Actualité manga
Dossier manga - Saga Tales of - partie 6: Les cas Zestiria et Berseria
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Publié le Vendredi, 07 August 2020


Le cas Tales of Berseria


Après un très mauvais retour de la saga, il fallait que celle-ci reparte sur de bonnes bases. Et quand on vous annonce que Tales of Berseria sera une sorte de prequel à Tales of Zestiria... ça part mal. Ce Berseria en tout cas est sorti en 2016 sur PS3 et PS4 au Japon, et uniquement sur PS4 en Europe.





Tales of Berseria nous raconte l'histoire de Velvet, une jeune femme qui vit seule avec son beau frère, Artorius, et son petit frère de constitution fragile, Laphicet. Leur monde est envahi par une sorte de maladie étrange, de la malveillance qui transforme les humains en monstres. Un jour, c'est au tour du village de Velvet d'être assailli par la malveillance, et elle perdra tout ce qu'elle a en une seule nuit. Après avoir passé trois années emprisonnées, à se nourrir de la malveillance des autres, elle démarrera sa quête de vengeance envers celui qui lui a tout pris : Artorius. Et pour cela, elle n'hésitera pas à se salir les mains, car rien ni personne ne se mettra en travers de sa route.

Contrairement à de nombreux Tales of, ici notre héroïne est une véritable anti-héroïne. On est loin du simple bad boy qu'était Yuri. Velvet n'hésitera pas à tuer et à se débarrasser ceux qui la gênent. Elle ne s’embarrasse pas de bons sentiments, seul son objectif compte : tuer Artorius. Bien qu'il soit celui qui a amené une certaine paix dans le monde, qu'il gère ceux chargés de la protection humaine, il semble malgré tout avoir quelques pratiques assez douteuses, et il n'hésitera pas à faire face à Velvet quand celle-ci s'opposera frontalement à lui. Chose qu'elle ne manquera pas de faire assez rapidement. Une fois le sacrifice de Laphicet exécuté, l'homme semble s'être paré d'un masque de froideur, tout comme son ennemie jurée, qui se réchauffera petit à petit aux côtés de ses compagnons de route, et notamment le jeune Laphi, un Malak ressemblant beaucoup à son frère décédé, qu'elle a enlevé à un des exorcistes d'Artorius. On devine rapidement qu'il y aura un lien entre ce dernier et son frère, car il va rapidement révéler des facultés biuen utile pour notre groupe. Ce groupe est d'ailleurs composé de personnages aussi charismatiques que drôles, qui se battent chacun pour des objectifs plus ou moins discutables. Dans cet opus, notre sens de la morale est souvent secoué, et je dois avouer que cela fait du bien. Dans une série qui avait toujours montré un certains manichéisme, ici on le laisse un peu de côté pour suivre des personnages qui ont avant tout des objectifs purement égoïstes. Et ça fait du bien, qu'un Tales of nous bouscule un peu. Je vous rassure, on est loin de quelque chose de vraiment dérangeant, disons plutôt qu'il nous pousse un peu dans nos retranchements. L'histoire, et surtout ses personnages sont le point forts de ce Tales, et c'est une vraie bouffée d'air frais dans la série, mais surtout en comparaison de ce que nous avait offert le précédent opus, si fade de ce côté-là.

Niveau gameplay, on se débarrasse du système assez bancal de fusion avec les séraphins de l'opus précédent, on mùet de côté cette caméra atroce et ces donjons couloirs pour garder le côté dynamique que celui-ci avait. On peut diviser les artes de nos personnages en quatre séries  qui se déclenchent en cascade en fonction de nos combos. Les mystic artes arrivent rapidement dans la partie, se déclenchent facilement, et on dispose également d'attaques intermédiaires qui nous permettent de mettre un peu de rythme et surtout de pouvoir prendre l'avantage dans un combat désavantagé. On garde le système astucieux de faiblesse du précédent opus qui nous demande de jongler souvent avec nos artes, mais également entre nos personnages.  D'ailleurs, même ce changement est optimisé, déclenchant une petite attaque spéciale quand on change un personnage pendant le combat, sachant que cette n'est possible que quand la jauge de hors limite est pleine jusqu'à à un certain point. Les combats sont globalement moins brouillons,k plus techniques (sauf peut-être quand on manipule Velvet, qui est personnage extrêmement bourrin). Les personnages sont assez équilibrés entre eux, et il est facile de se passer de l'un ou l'autre, car les autres rempliront rapidement le trou. Les personnages sont assez polyvalents et c'est une chose vraiment appréciable.





On peut compter quelques petits mini-jeux tous le long du jeu (je suis devenu totalement accro au jeu de carte sur la licence) et aussi un moyen assez simple de gagner des cosmétique : collecter des âmes de Minouz et trouver les coffres. On rajoute à cela les expéditions qui vont nous permettre de débloquer des recettes, des objets spéciaux, des compétences. Tout cela en parfaite cohérence avec les personnages et leurs fonctions, autant dire une jolie trouvaille.

En revanche, je trouve assez confus le système de compétences, et surtout tout ce qui concerne les équipements. Je n'ai rien compris à la véritable utilité de ce que l'on fait avec, et il m'a fallu plusieurs heures pour comprendre qu'il me serait assez utile de démanteler les innombrables armes que j'avais pour acquérir des matériaux pour les améliorer. Bref, un système qu'il faudrait soit simplifié, soit rendre plus clair dans le prochain (après, à vous de voir, peut-être que c'est moi qui n'ai pas bien compris...).

Le jeu est également très beau. Contrairement à Zestiria qui était assez brouillon pas moment, Berseria est vraiment net, très coloré malgré son côté assez sombre. Les personnages sont bien modélisés et vraiment agréable à regarder. Cela me rappelait le soin qui avait été apporté à Vesperia, ce bon vieux temps ou il était encore à utiliser la technique du cel-shading. Bien sûr, on est loin de jeux très réalistes plus occidentaux, dont les détails nous rendent fous, mais un beau jeu stylisé est parfois aussi bien. On pourra regretter un certain manque d'inspiration pour quelques environnements, et une caméra qui fait un peu la folle par moment, mais rien de bien méchant. Bref, ce jeu est aussi beau que techniquement efficace. À se demander si Tales of Zestiria n'était pas une sorte de brouillon pour arriver à cet opus.

D'ailleurs, excepté la présence d'Eizen, le frère d'Edna, et celle de Zaveid, les univers n'ont pas grand chose en commun. À croire que ce sont des univers parallèles. On aurait pu pensé qu'il y aurait plus de lien entre eux, plus de références... La seule référence qui nous fait vraiment plaisir, c'est finalement le fait qu'Aifread existe pour de bon dans cet univers, et qu'il ait un visage. Et qu'il ne soit pas juste une vague légende qui amène à des quêtes annexes sympathiques.





Après... Je vais être honnête avec vous... Je n'ai pas réussi à vraiment accrocher à ce jeu. Sans doute parce que je ne l'ai pas fait d'une traite, comme bien d'autre avant lui. Je l'ai arrêté plusieurs fois, pour faire les Trails of Cold Steel 1 et 2, pour faire Persona 5 Royal (parce que je suis faible...!), parce que dans ma vie privée les événements m'ont empêché de me replonger à fond dans un jeu... du coup, bien que je voie toutes les qualités de ce jeu... La sauce n'a pas prise. Bien que j'aime les visuels, la bande son, le fait qu'on ait les voix japonaises, les minis jeux, et surtout le castings de personnages très charismatiques... J'ai beaucoup apprécié le début de l'histoire, ce côté assez dark du scénario, que l'on donne aux personnages. J'ai trouvé ces choix audacieux, tout en étant assez sûr pour rester cohérent avec la série, et surtout efficace. Et qu'est-ce que j'apprécie l'humour dans cet opus, avec notre Magilou nationale ! Mais la sauce n'a pas prise sur la durée. Que voulez-vous, c'est dur de passer après un Persona 5 Royal.

Bien que, comme le précédent, je n'ai pas pu apprécier Tales of Berseria à sa juste valeur, pour diverses raisons, autant personnelles que conjoncturelles, ce jeu est nettement supérieur que son prédécesseur. Et cil est surtout ce qu'aurait du être Tales of Zestiria à la base. Un jeu qui respecte les codes de la série, tout en les tordant assez pour être intéressant, autant en terme d'histoire qu'en terme de gameplay. Bref, Tales of Berseria est un bon renouveau après le petit accident de l'épisode précédent.
  
  



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