Gambling School - partie 2 - Actualité manga
Dossier manga - Gambling School - partie 2
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Publié le Vendredi, 09 October 2020


Des jeux, des jeux et encore des jeux !


Mais une fois les bases posées, ce sont, évidemment, tout de suite les jeux qui reprennent leurs droits ! Et de ce côté-là, la série continue de suivre un schéma assez simple, où on a droit à un nouveau jeu à chaque nouveau tome.


Coupez !


Ainsi, une fois les présentations rapidement faites au tout début de cette deuxième partie de Gambling School, Homura Kawamoto et Toru Naomura ne traînent pas puisque l'heure d'un premier jeu arrive déjà pour Yumeko, face à Erimi Mushibami, jeune fille du clan Momobami qui a décidé d'aller narguer la cadette des Jabami d'emblée... à ses risques et périls ?

Possible, d'autant plus qu'une 3e tête va participer, à savoir cette chère Ikishima, et que la nature du jeu ne peut que la réjouir: une guillotine à doigts, où une ficelle sur 20 possibles maintient la lame, et où les participantes doivent couper, chacune leur tour, l'une des ficelles... Pas de stratégie dans ce jeu, qui repose uniquement sur la peur d'avoir un doigt coupé. Qui plus est, la perdante ne sera pas celle dont le doigt sera coupé, mais celle qui, par peur, sera incapable d'aller au bout du jeu...





L'idée est à la fois très simple et plutôt bonne pour une entrée en matière dans cette deuxième grande partie. Et cela, même si l'on sait d'avance dans les grandes lignes comment ça va se terminer, quand on connaît le masochisme d'Ikishima et la folie jouissive de Yumeko aux jeux... Cela dit, les auteurs sauront bien exploiter leur concept jusque dans ses limites, via l'issue et la réaction de Yumeko face à Ikishima... S'il le fallait encore, ça confirme à quel point notre héroïne prend son pied dans les jeux, quelle que soit leur nature.

Le retour d'Ikishima permet au dessinateur de jouer de plus belle sur des expressions faciales excessives, et on peut dire qu'à côté de cette fille Yumeko n'a parfois pas à rougir. Pour le reste, cela reste efficacement mis en scène.


Un jeu de nim au goût de poison


Dans le deuxième jeu, Yumeko va devoir en découdre avec le duo de soeurs Miyo Inbami et Miri Yôbami. Conviées par la vice-présidente à s'affronter, elles s'opposent dans une partie de nim un peu particulière. Et face à deux adversaires redoutables et aux méthodes dangereuses, notre chère héroïne accro aux jeux risque fort de devoir compter, plus que jamais, sur ses deux plus proches acolytes, Mary et Suzui... ne serait-ce que pour rester en vie.

Ce nouveau jeu s'avère aussi simple que prenant, Homura Kawamoto y proposant sa propre version du nim, un "nim variante 0" dont la petite règle supplémentaire, l'ajout de cartes "0" aux cartes "1", "2" et 3", change tout, pour des résultats plus incertains faisant ressortir, plus que la simple chance, l'essentialité de la ruse, du bluff, et surtout de la confiance à accorder à son partenaire, puisque le jeu se déroule à deux contre deux. Le jeu est donc, dans un premier temps, l'occasion de mettre en avant Suzui, bien décidé à aider Yumeko dans cette épreuve, et montrant dès lors qu'il a pas mal évolué depuis le début de la série. Même s'il n'est pas aussi doué ni sûr de lui que Yumeko, Mary ou ses adversaires lors des jeux, le jeune garçon montre tout de même qu'il a bien franchi un cap en osant plus, risquant même de se retrouver à nouveau criblé de dettes pour aider sa chère Yumeko, tandis que cette dernière reste fidèle à elle-même dans sa passion dévorante pour le jeu et le risque... Mais cette fois-ci, le risque n'ira-t-il pas trop loin ?

En effet, il s'avère que le duo Miyo-Miri démontre des techniques très limites, en particulier Miyo qui n'hésiterait pas à empoisonner les autres pour parvenir à ses fins, y compris sa propre partenaire... Rapidement, Miyo apparaît donc comme une antagoniste assez retorse, prête à tout pour parvenir à ses fins, d'autant plus qu'elle privilégie largement plus la violence au jeu en lui-même, qu'elle ne voit que comme une idiotie. Et forcément, une telle adversaire finit vite par acculer Yumeko, pas dans le jeu lui-même mais sur un autre point...





Dès lors, le jeu prend une tournure encore plus intéressante en faisant appel à un duo étonnant: Suzui-Mary. Cette fois-ci, ce sont eux qui devront donner le maximum pour Yumeko, et les choses risquent bien de beaucoup reposer sur deux éléments: l'esprit avisé de la blondinette, mais aussi la confiance que nos trois héros doivent s'accorder pour s'en sortir. Yumeko voue une confiance aveugle à Mary, demande à Suzui d'en faire de même, Suzui s'exécute malgré les doutes que l'adversaire essaie d'instaurer sur la fiabilité de Mary...

Le résultat est alors riches en rebondissements et en tension, en plus d'être passionnant et de très bien utiliser les personnages. Une utilisation de personnages qui ne se limite d'ailleurs pas aux simples joueurs, mais aussi à ceux qui gravitent autour, puisque l'on a enfin l'occasion de voir un peu plus en action Luna, mais aussi d'entrevoir ce que la vice-présidente cache derrière son masque...

Au final, il s'agit d'un jeu très prenant, bien mené, toujours porté par une patte visuelle aux délicieux excès, pour une lecture assez jouissive !


Finances frauduleuses


Pour le 3e jeu, un étrange rapprochement a lieu entre Yumeko et Terano Tôtôbami. Un rapprochement voyant Terano organiser un nouveau jeu avec visiblement un but bien précis, pour le plus grand plaisir de Yumeko qui ne demande encore et toujours qu'à jouer ! Et si Terano elle-même ne participera pas à ce jeu, celui-ci réunira du beau monde malgré tout avec notre héroïne, Miroslava Honebami, Itsuki Sumeragi que l'on connaît déjà bien, et même... l'ancien trésorier du conseil, Manyûda ?!

Le jeu en question, celui des "finances publiques", s'avère d'emblée intéressant pour sa manière d'exploiter à sa sauce le système des impôts et ses détournements, et tout en restant simple dans sa conception et dans sa compréhension ce jeu promet vite d'offrir son lot de surprises, puisque ici les choses reposent surtout sur une idée: soit tout le monde survole la partie sans entourloupe et en coopérant, mais auquel cas il n'y aura aucun vainqueur, soit un traître décide de mettre fin à la collaboration commune... Après tout, un jeu où personne ne gagne ou où personne ne perd est-il vraiment un jeu ?

Suspense et mystère seront donc au rendez-vous, car évidemment il y aura bien un traître, et il faudra déterminer de qui il s'agit et comment il a agi. De ce côté-là, les auteurs entretiennent bien l'attente et l'envie de connaître l'issue du jeu, d'autant qu'en prime on a une Yumeko toujours fidèle à elle-même, c'est-à-dire complètement excitée par les dangers qui finissent par apparaître dans la folie du jeu ! Néanmoins, dans ce jeu, notre héroïne finit assez facilement par se faire voler la vedette par un autre duo de personnages, deux adolescents qui étaient ses adversaires il n'y a pas si longtemps...





Plus précisément, on peut dire que ce jeu est à la gloire d'une tête en particulier: cette chère Itsuki Sumeragi, que l'on découvre encore sous un autre jour à travers son lien avec Manyûda, apathique depuis sa défaite contre Yumeko, et que la jeune fille semble profondément désireuse de réveiller. Et quand, dans la préface du tome 9, Toru Naomura déclare qu'Itsuki est la fille qu'il aimerait le plus avoir à ses côtés, on finit par comprendre pourquoi à la lecture ! Autrefois mignonne peste qui était déjà devenue un peu plus attachante il y a quelques volumes, Itsuki dévoile ici la détermination et l'abnégation, voire le sens du sacrifice, d'une jeune fille amoureuse, et on la découvre donc encore sous un autre angle, tout en assistant avec beaucoup d'intérêt à l'évolution de Manyûda au fil de ce jeu.

S'achevant même sur une décision assez forte, ce jeu accomplit donc bien son rôle, divertit et entretient de plus belle l'envie de lire la suite.


Duels de stars


Pour le 4e jeu, on retrouve Yumemi Yumemite. La jeune fille est certes la coqueluche de bon nombre d'élèves, et sa carrière locale dans le domaine continue d'être couronnée de succès... mais est-ce vraiment ce que la jeune fille veut ? Depuis toujours, ce dont elle rêve réellement, c'est de devenir actrice, à Hollywood qui plus est, et ses débuts de star en tant qu'idol ne sont censés être qu'un tremplin. Pourtant, Yumemi semble se complaire de plus en plus dans son statut, et une remarque de Midari ne manque pas de la déstabiliser... La starlette est-elle vraiment capable d'aller au-delà du statut d'idol ? Le prochain jeu pourrait l'aider à y voir plus clair, dès lors que surgit devant elle Kawaru Natari, star japonaise montante à Hollywood, et véritable idole de Yumemi ! De son vrai nom Sumika Warakubami, elle fait partie du clan Momobami, et est venue là pour défier... Yumeko, et non Yumemi ! Supportant assez mal d'être snobée par celle qu'elle admire plus que tout, Yumemi s'invite à la fête, et un nouveau jeu à trois peut commencer..

Yumeko et Yumemi face à Sumika: tel est donc le programme du jeu qui va animer l'essentiel de ce dixième volume. Un jeu qui, dans sa conception, ne manque pas de rappeler le duel du tome 4 qui avait opposé Yumeko et Yumemi: une sorte de petit concours en 3 étapes face à un public, façon jeu télévisé, à ceci près que cette fois-ci ce ne sont pas les talents d'idol qui seront testés, mais les talents d'actrice.

On ne va pas le cacher: ce "jeu", bien que toujours facilement prenant grâce essentiellement aux planches de Tôru Naomura souvent pleines de folie et de visages marquants, est un peu plus faible, et tend à laisser entrevoir un léger essoufflement dans la recette pratiquée par Homura Kawamoto. Le premier signe est évidemment le fait de reprendre le même schéma que dans le tome 4, à deux reprises pour Yumemi (c'est logique vu qu'elle est la star de l'académie, mais bon, il y avait des choses différentes à faire), ce qui peut donner l'impression d'un manque d'idées. Une impression qui peut facilement se confirmer à travers les trois petits "jeux" proposés. Le premier, simple petit concours de chant mis en scène de façon assez banale, n'a aucun intérêt en tant que jeu. Le deuxième, basé sur une dégustation de macarons dont un est bourré de tabasco, est déjà légèrement plus intéressant en faisant quand même appel appel au jeu d'actrice de Sumika et Yumemi ainsi qu'au sens de l'observation... sans oublier l'habituelle pointe de folie de Yumeko face au danger du jeu ! Mais il faut attendre la troisième partie pour avoir réellement un jeu, à savoir une partie de "63" où les trois demoiselles devront piocher des cartes jusqu'à se rapprocher du 63 sans le dépasser, avec possibilité de mentir aux autres sur les cartes piochées... Avec les possibilités de petit bluff, ce jeu est un peu plus intéressant, mais reste bien limité en possibilités par rapport à pas mal de jeux des tomes précédents, et au final il vaut surtout le coup pour l'évolution que cela entraîne en Yumemi, mise à mal par l'actrice qu'elle admire plus que tout.





En réalité, d'ailleurs, ces trois "jeux" ont pour point commun de tester Yumemi, de la pousser à évoluer et à montrer ce qu'elle vaut au-delà de son statut d'idol. Les deux premiers jeux ont surtout pour vocation de montrer ce qui lui manque, ce qu'il lui faut travailler pour peut-être réussir à devenir une actrice de talent: l'idée est bonne, mais l'évocation des talents d'une actrice reste limitée à quelques clichés peu profonds. Quant au troisième jeu, il permet surtout à Yumemi d'être poussée dans ses retranchements face à sa propre idole qui la subjugue totalement... alors saura-t-elle trouver en elle la force nécessaire pour se relever ? C'est qu'autour d'elle, il y a des fans et une manager qui ont toujours cru en elle...

Après Itsuki dans le jeu précédent, c'est donc au tour de Yumemi d'être un peu plus travaillée et nuancée au fil du jeu. La jeune idol y gagne pas mal et la lecture reste facilement prenante, mais concrètement le résultat est bien moins marquant que certains jeux précédents, la faute à des "mini-jeux" peu recherchés, à un déroulement peu surprenant et à des thématiques autour du jeu d'actrice qui restent abordées en surface. Sympa sans plus, donc. Mais au vu de ce qui semble se passer du côté de Mary et Ririka, il y a fort à parier que la suite de Gambling School sera un peu plus pimentée... Mais pour l'aborder en détails, il faudra attendre un éventuel 3e dossier ! Qui sait, peut-être que d'ici là une 3e saison animée aura vu le jour ?
  
  


© 2014 Toru Naomura, Homura Kawamoto / SQUARE ENIX CO. LTD.

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