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Après les succès grandissants des dernières Japan Expo et de leurs petites sœurs, les Chibi, à Paris, il n'y avait rien d'étonnant à voir le festival se déplacer enfin en province. C'est donc dans la «capitale» du sud de la France, Marseille, que la SEFA s'est installée. Plus précisément au Parc Chanot, en pleine ville, un lieu particulièrement facile d'accès pour les Marseillais mais aussi pour ceux qui ont fait le déplacement des quatre coins de la région (ou même de Paris, si, si!). Une région qui manque cruellement de ce type d'évènements et pour lequel il y a une véritable demande. Voyons voir ce que cela donne.
Arrivé en plein milieu d'après-midi pour la première journée du festival, je m'attendais à y voir déjà un peu de monde. Après tout, les vacances scolaires venaient de débuter dans la région, il faisait beau (froid mais beau) et un festival sur l'univers du manga n'est pas une chose fréquente surtout à Marseille. Mais non. Il n'y avait décidément pas foule ce vendredi 20 février: pas de file interminable à l'entrée, pas d'allées bondées entre les stands. La seule file impressionnante était celle du distributeur automatique de billets. Comment ça, certains ne sont pas organisés?
Heureusement, le samedi allait renverser la tendance!
Si «chibi» signifie «petit», on comprend vite pourquoi il est accolé au nom du festival. Quelques minutes suffisent pour en faire le tour. Hum, hum. Liberté est ensuite donnée au visiteur de s'attarder un peu plus sur certains stands et de profiter des animations (en même temps, l'entrée est déjà payée).
Pour cette première Japan Expo en province, peu d'éditeurs ont joué le jeu. Peur de se mouiller, peur d'un manque d'affluence? C'est en tout cas une première déception pour le public qui pour le coup peut se sentir un peu dédaigné par ces premiers diffuseurs des cultures et sous-cultures japonaises.
Dans un coin proche de l'entrée de la convention, on tombait sur le tout premier stand éditeur, Taïfu comics. On y trouvait bien évidemment les séries phare de l'éditeur ainsi que les sorties du mois en avant-première comme l'excellent Akumetsu ou l'indispensable Cobra. Taïfu offrait aussi des posters et des marques pages aux couleurs de ses publications. Mais pas de quoi fouetter un chat.

Ankama était de la partie et, comme à son habitude, l'éditeur possédait un des plus gros stand du salon, mais ridiculement petit comparé à ce qu'Ankama propose aux Chibi parisiennes. Ce n'était peut être pas un mal puisqu'il n'y a pas eu de record d'affluence que ce soit du côté support papier, des goodies ou du côté informatique avec le jeu en réseau Dofus. Le stand est toujours resté accessible contrairement aux autres conventions. Étaient également présents sur le stand pour des dédicaces, Ancestral Z et Mojojojo, auteurs de Chaosland. Sur les photos suivantes: côté pile, le stand Ankama, côté face, Dofus et sur la tranche les auteurs en dédicace.

Xiaopan, le spécialiste de la bande-dessinée chinoise était aussi de la fête. Sur le stand, on pouvait retrouver l'ensemble des publications de l'éditeur aux styles très diversifiés. Mais il y avait aussi Song Yang, auteur de Reload ou encore Wild Animals, venu pour dédicacer ses œuvres. Il dédicaçait sur le stand de Xiao Pan, il dédicaçait en salle de conférence... il dédicaçait partout! Un Song Yang très appliqué et parfois tellement satisfait de ses réalisations qu'il les photographiait avant de les remettre à leurs heureux propriétaires!

Côté animation, les éditeurs Beez et Déclic/IDP étaient surtout représentés par leur coffrets DVD sans véritable valeur ajoutée.
Tous répartis près de l'entrée, on trouvait tout d'abord des boutiques plus ou moins spécialisées en mangas et japanimation. On retrouvait des professionnels de la cité phocéenne et des alentours comme l'Antre du Snorgleux ainsi que des boutiques parisiennes habituées (et habituelles) des festivals. Figurines, peluches, jeux-vidéos, mangas d'occasion... il y en avait pour tous les goûts.

Les stands consacrés aux fanzines étaient peu nombreux ce qui n'a pas empêché de nombreux visiteurs de s'y intéresser. On y découvrait des créations originales ou des reprises de personnages existants. Posters, cartes postales et divers goodies étaient proposés.

Enfin, la mode n'était pas en reste. Même si, là aussi, peu de stands étaient au rendez-vous. Les vêtements (vive les corsets !) et les bijoux inspirés par le Japon, les mangas ou le style Gothic Lolita valaient vraiment le coup d'œil.

La zone des stands était sans conteste le lieu qui attirait le plus de monde, à tel point qu'il est vite devenu difficile d'y circuler à partir du samedi. C'est d'ailleurs le gros point noir de cette Chibi Sud. Peu de stands mais tous au même endroit: la place ne manquait pas pourtant !
Autour du phénomène manga, le festival proposait également d'autres activités.
Les stands proposant des plats typiquement japonais étaient littéralement pris d'assaut. Vous cherchiez une file d'attente interminable? Elle était là!
En plein centre du hall, on repérait facilement deux grosses structures gonflables, un babyfoot humain et un ring de boxe aux gants gigantesques. Et juste à côté, un tatami où se déroulaient des duels de sumo gonflables. Si certains ont pu se défouler, pour les autres c'était, comment dirais-je... bof !

Qui dit Japon, dit arts martiaux et c'est donc sans surprise qu'une zone de la convention leur était dédiée. Les démonstrations, réalisées par diverses associations des alentours de Marseille et d'Aix-en-Provence, se succédaient à un rythme effréné. Judo, Kendo, Iaïdo, Aikibudo, Chambara ou même Ninjutsu ! Bien évidemment, il était possible de s'initier à ces disciplines.

Il fallait également un coin sur les facettes plus traditionnelles du Japon. Il était ainsi possible d'apprendre à mettre l'habit traditionnel japonais. Et c'est bien plus difficile qu'il n'y paraît! On pouvait également assister, le samedi midi, à un défilé en kimono avec danse et musique traditionnelles... Un défilé très suivi: la salle de spectacle s'est en effet vite remplie!

Quand l'amphithéâtre ne recevait pas de cosplayeurs ou Ryo Fujimura, il était occupé par le Quintette Bamboo Orchestra qui utilisait des instruments entièrement fabriqués en bambou (comme son nom l'indique) aux sonorités surprenantes. Mais aussi par Miwaku no Kunio et Jun Miyazawa de Wotaku World Wave qui ont amené l'ambiance le premier jour du festival alors qu'elle manquait terriblement. Les deux DJ nous proposaient de nous amuser sur les meilleurs génériques d'animés.

Un peu partout sur le salon, on pouvait participer à divers karaokés et jeux questions/réponses: dans les salles contiguës à celle des conférences, sur les stands des associations... mais c'était souvent la même chose (et pas très palpitant) ! Les visiteurs pouvaient également participer à des concours jeux-vidéos. On pouvait faire preuve de son habileté sur le désormais classique Dance Dance Révolution avec l'association Azur Games ou sur des oldies avec Games Culture par exemple. Des bornes d'arcades étaient également à disposition.

La salle de projection nous offrait quelques avant-premières comme la dernière réalisation des studio Gainax, Gurren Lagann, ou la série Shining Tears X Wind des studios Deen.
Enfin, il était possible de découvrir l'univers des bonsaï ou de profiter d'un massage Iokaï Shiatsu, indispensable pour bien finir la journée.
Réparties sur les deux premiers jours du festival, les conférences proposées par la SEFA se comptaient sur les doigts d'une seule main. Elles se déroulaient dans des salles un peu excentrées du reste de la convention et attiraient forcément moins l'œil que celles des Japan Expo parisiennes en plein milieu des halls.
A la fin de la première journée, la SEFA annonça la sélection officielle des Japan Expo Awards de la 10ème édition. Une conférence «express» assez peu suivie mais on pourra constater un choix plus judicieux de catégories. En effet certaines bizarreries sont présentes (Angel Heart, un shônen?) et des titres déjà nommés l'an dernier sont encore là... Laissez la place aux autres! Rendez-vous est donc pris pour Juillet pour les résultats.
Le deuxième jour, les visiteurs ont eu droit à un show case qui a vite rempli la salle de spectacle: Ryo Fujimura, leader du groupe AciD FlavoR, se produisait en solo. Annoncé comme l'évènement musical de cette Chibi Sud, il n'y a pas eu tromperie: le phénomène J-Pop aura fait hurler les mangagirls !

Le show case a ensuite donné lieu à une courte conférence avant une longue séance de dédicaces.
On remerciera au passage le comportement désagréable de certains vigiles qui avaient du mal à comprendre pourquoi certains portaient des badges...
Dernière conférence, sans doute la plus intéressante, celle de Yuji Shiozaki, invité d'honneur du festival. Ayant eu la chance d'avoir une entrevue avec le maître quelques heures avant (était-il judicieux de placer les salles d'interview à côté du stand de percussion en bambou?), je retranscris ici les informations complémentaires qu'il nous a donné. L'auteur nous apprendra qu'il se dirigeait d'abord vers les métiers du cinéma, mais ceux-ci n'apportant que peu de gain, il s'est finalement tourner vers le dessin, dont la passion lui était revenue pendant ses années de fac où il s'est beaucoup amusé. Il organise son travail sur 14 jours, une paire de semaines pour chaque série séparées par 2 jours de repos. Il met 10 jours pour réaliser son nemu (scénario et storyboard), période éprouvante quand il ne trouve pas d'idée, et dessine son épisode en 4 jours. Il demande d'ailleurs l'aide de son épouse qui pose pour lui pour certaines scènes, qu'il dessine ensuite d'après les photos. Il a également précisé que sa femme n'était pas jalouse de ses personnages de papier mais...
Il aime voir son travail fini dans les magazines de publication et aussi recevoir sa paye! Selon lui, il y aura sans doute un nouvel animé consacré à Ikkitousen.

L'auteur s'est ensuite adonné à une petite performance exceptionnelle, celle du dessin en public. Rappelons que ce genre d'exercice ne se pratique pas au pays du Soleil Levant, c'était donc une première pour Yuji Shiozaki. Il n'a pas caché son stress et sa peur de rater entre deux plaisanteries pour se détendre. Vous pouvez d'ailleurs admirer le résultat de son travail sur la photo ci-dessous. On peut ne pas aimer les travaux de l'auteur, mais on retiendra son caractère humble et sympathique ainsi que son grand sens de l'humour.

Le reste du temps la salle de conférence se transformait en salle de dédicaces avec M. Shiozaki encore (mais sur tirage au sort), Song Yang et Aurore qui dessine les affiches des Japan Expo et des Chibi quand elle ne travaille pas sur sa série Pixie.
Star incontestable du festival, le cosplay a eu droit à deux défilés, le vendredi et le dimanche, pour plus d'une cinquantaine de participants sans compter les cosplay libres que l'on pouvait rencontrer au détour des stands. La salle de spectacle d'une capacité de 700 places s'est vite retrouvée bondée. Pour les retardataires coincés au fond de la salle, la scène était filmée et l'image retransmise sur grand écran.
On pourra saluer la grande originalité des cosplayeurs qui nous ont épargné les habituels déguisements de ninja orange. Si on retrouvait certains personnages de la série -plusieurs groupes de jeunes filles incarnaient les personnages féminins de la série-, aucun Naruto n'était présent, que ce soit sur scène ou dans les allées (ou alors ils étaient bien cachés). Quelle bouffée d'air frais !
Les cosplay proposés étaient assez recherchés et réussis. Des personnages de manga et d'anime bien sûr (Bleach, Trinity Blood, Princesse Kaguya, Card Captor Sakura, Kaleïdo Star...), de jeux-vidéo (Final Fantasy VI et VIII dont un Chocobo, il fallait y penser, Trauma Center, World of Warcraft...) ou encore des Predators tout droit échappés d'Hollywood!

Les concurrents se départageaient surtout sur le travail de réalisation du costume et la chorégraphie proposée (et parfois c'était, hum...). Si les passages individuels étaient loin d'être tous passionnants, les passages en groupes donnaient lieu à de véritables petits spectacles. Ainsi toute une troupe nous a fait vivre un moment de lutte digne des romans de Tolkien alors qu'une autre donnait vie à l'univers de Ludwig Revolution de Kaori Yuki. Sans oublier la bonne idée des organisateurs de faire passer les participants en utilisant une histoire de... ninja en fil rouge. Un petit florilège de photos avant de conclure.
Au fur et à mesure du festival, le hall 3 du Parc Chanot n'a cessé de se remplir. Dès le deuxième jour, il était devenu difficile de trouver un espace libre loin de la foule pour ne serait-ce que grignoter un morceau ou faire une pause. Après un démarrage assez mou, c'est en définitive un pari réussi en terme d'affluence: près de 25000 visiteurs ont fait le déplacement!
Pour finir, il faut le reconnaître, la Chibi Sud proposait peu de choses qu'on ne puisse également trouver dans la cité phocéenne et sa région. Du moins pour les connaisseurs. On peut donc se demander si la SEFA, en raison du succès de ce premier festival, reverra sa copie en terme d'animations et d'invités pour une seconde Chibi Japan Expo Sud, qui semble d'ores et déjà prévue...
Dossier réalisé par Blacksheep. Mise en ligne le 27/02/2009.
Première approche
Arrivé en plein milieu d'après-midi pour la première journée du festival, je m'attendais à y voir déjà un peu de monde. Après tout, les vacances scolaires venaient de débuter dans la région, il faisait beau (froid mais beau) et un festival sur l'univers du manga n'est pas une chose fréquente surtout à Marseille. Mais non. Il n'y avait décidément pas foule ce vendredi 20 février: pas de file interminable à l'entrée, pas d'allées bondées entre les stands. La seule file impressionnante était celle du distributeur automatique de billets. Comment ça, certains ne sont pas organisés?
Heureusement, le samedi allait renverser la tendance!
Si «chibi» signifie «petit», on comprend vite pourquoi il est accolé au nom du festival. Quelques minutes suffisent pour en faire le tour. Hum, hum. Liberté est ensuite donnée au visiteur de s'attarder un peu plus sur certains stands et de profiter des animations (en même temps, l'entrée est déjà payée).
Les stands éditeurs
Pour cette première Japan Expo en province, peu d'éditeurs ont joué le jeu. Peur de se mouiller, peur d'un manque d'affluence? C'est en tout cas une première déception pour le public qui pour le coup peut se sentir un peu dédaigné par ces premiers diffuseurs des cultures et sous-cultures japonaises.
Dans un coin proche de l'entrée de la convention, on tombait sur le tout premier stand éditeur, Taïfu comics. On y trouvait bien évidemment les séries phare de l'éditeur ainsi que les sorties du mois en avant-première comme l'excellent Akumetsu ou l'indispensable Cobra. Taïfu offrait aussi des posters et des marques pages aux couleurs de ses publications. Mais pas de quoi fouetter un chat.

Ankama était de la partie et, comme à son habitude, l'éditeur possédait un des plus gros stand du salon, mais ridiculement petit comparé à ce qu'Ankama propose aux Chibi parisiennes. Ce n'était peut être pas un mal puisqu'il n'y a pas eu de record d'affluence que ce soit du côté support papier, des goodies ou du côté informatique avec le jeu en réseau Dofus. Le stand est toujours resté accessible contrairement aux autres conventions. Étaient également présents sur le stand pour des dédicaces, Ancestral Z et Mojojojo, auteurs de Chaosland. Sur les photos suivantes: côté pile, le stand Ankama, côté face, Dofus et sur la tranche les auteurs en dédicace.

Xiaopan, le spécialiste de la bande-dessinée chinoise était aussi de la fête. Sur le stand, on pouvait retrouver l'ensemble des publications de l'éditeur aux styles très diversifiés. Mais il y avait aussi Song Yang, auteur de Reload ou encore Wild Animals, venu pour dédicacer ses œuvres. Il dédicaçait sur le stand de Xiao Pan, il dédicaçait en salle de conférence... il dédicaçait partout! Un Song Yang très appliqué et parfois tellement satisfait de ses réalisations qu'il les photographiait avant de les remettre à leurs heureux propriétaires!

Côté animation, les éditeurs Beez et Déclic/IDP étaient surtout représentés par leur coffrets DVD sans véritable valeur ajoutée.
Les autres stands
Tous répartis près de l'entrée, on trouvait tout d'abord des boutiques plus ou moins spécialisées en mangas et japanimation. On retrouvait des professionnels de la cité phocéenne et des alentours comme l'Antre du Snorgleux ainsi que des boutiques parisiennes habituées (et habituelles) des festivals. Figurines, peluches, jeux-vidéos, mangas d'occasion... il y en avait pour tous les goûts.

Les stands consacrés aux fanzines étaient peu nombreux ce qui n'a pas empêché de nombreux visiteurs de s'y intéresser. On y découvrait des créations originales ou des reprises de personnages existants. Posters, cartes postales et divers goodies étaient proposés.

Enfin, la mode n'était pas en reste. Même si, là aussi, peu de stands étaient au rendez-vous. Les vêtements (vive les corsets !) et les bijoux inspirés par le Japon, les mangas ou le style Gothic Lolita valaient vraiment le coup d'œil.

La zone des stands était sans conteste le lieu qui attirait le plus de monde, à tel point qu'il est vite devenu difficile d'y circuler à partir du samedi. C'est d'ailleurs le gros point noir de cette Chibi Sud. Peu de stands mais tous au même endroit: la place ne manquait pas pourtant !
Les activités
Autour du phénomène manga, le festival proposait également d'autres activités.
Les stands proposant des plats typiquement japonais étaient littéralement pris d'assaut. Vous cherchiez une file d'attente interminable? Elle était là!
En plein centre du hall, on repérait facilement deux grosses structures gonflables, un babyfoot humain et un ring de boxe aux gants gigantesques. Et juste à côté, un tatami où se déroulaient des duels de sumo gonflables. Si certains ont pu se défouler, pour les autres c'était, comment dirais-je... bof !

Qui dit Japon, dit arts martiaux et c'est donc sans surprise qu'une zone de la convention leur était dédiée. Les démonstrations, réalisées par diverses associations des alentours de Marseille et d'Aix-en-Provence, se succédaient à un rythme effréné. Judo, Kendo, Iaïdo, Aikibudo, Chambara ou même Ninjutsu ! Bien évidemment, il était possible de s'initier à ces disciplines.

Il fallait également un coin sur les facettes plus traditionnelles du Japon. Il était ainsi possible d'apprendre à mettre l'habit traditionnel japonais. Et c'est bien plus difficile qu'il n'y paraît! On pouvait également assister, le samedi midi, à un défilé en kimono avec danse et musique traditionnelles... Un défilé très suivi: la salle de spectacle s'est en effet vite remplie!

Quand l'amphithéâtre ne recevait pas de cosplayeurs ou Ryo Fujimura, il était occupé par le Quintette Bamboo Orchestra qui utilisait des instruments entièrement fabriqués en bambou (comme son nom l'indique) aux sonorités surprenantes. Mais aussi par Miwaku no Kunio et Jun Miyazawa de Wotaku World Wave qui ont amené l'ambiance le premier jour du festival alors qu'elle manquait terriblement. Les deux DJ nous proposaient de nous amuser sur les meilleurs génériques d'animés.

Un peu partout sur le salon, on pouvait participer à divers karaokés et jeux questions/réponses: dans les salles contiguës à celle des conférences, sur les stands des associations... mais c'était souvent la même chose (et pas très palpitant) ! Les visiteurs pouvaient également participer à des concours jeux-vidéos. On pouvait faire preuve de son habileté sur le désormais classique Dance Dance Révolution avec l'association Azur Games ou sur des oldies avec Games Culture par exemple. Des bornes d'arcades étaient également à disposition.

La salle de projection nous offrait quelques avant-premières comme la dernière réalisation des studio Gainax, Gurren Lagann, ou la série Shining Tears X Wind des studios Deen.
Enfin, il était possible de découvrir l'univers des bonsaï ou de profiter d'un massage Iokaï Shiatsu, indispensable pour bien finir la journée.
Les conférences
Réparties sur les deux premiers jours du festival, les conférences proposées par la SEFA se comptaient sur les doigts d'une seule main. Elles se déroulaient dans des salles un peu excentrées du reste de la convention et attiraient forcément moins l'œil que celles des Japan Expo parisiennes en plein milieu des halls.
A la fin de la première journée, la SEFA annonça la sélection officielle des Japan Expo Awards de la 10ème édition. Une conférence «express» assez peu suivie mais on pourra constater un choix plus judicieux de catégories. En effet certaines bizarreries sont présentes (Angel Heart, un shônen?) et des titres déjà nommés l'an dernier sont encore là... Laissez la place aux autres! Rendez-vous est donc pris pour Juillet pour les résultats.
Le deuxième jour, les visiteurs ont eu droit à un show case qui a vite rempli la salle de spectacle: Ryo Fujimura, leader du groupe AciD FlavoR, se produisait en solo. Annoncé comme l'évènement musical de cette Chibi Sud, il n'y a pas eu tromperie: le phénomène J-Pop aura fait hurler les mangagirls !

Le show case a ensuite donné lieu à une courte conférence avant une longue séance de dédicaces.
On remerciera au passage le comportement désagréable de certains vigiles qui avaient du mal à comprendre pourquoi certains portaient des badges...
Dernière conférence, sans doute la plus intéressante, celle de Yuji Shiozaki, invité d'honneur du festival. Ayant eu la chance d'avoir une entrevue avec le maître quelques heures avant (était-il judicieux de placer les salles d'interview à côté du stand de percussion en bambou?), je retranscris ici les informations complémentaires qu'il nous a donné. L'auteur nous apprendra qu'il se dirigeait d'abord vers les métiers du cinéma, mais ceux-ci n'apportant que peu de gain, il s'est finalement tourner vers le dessin, dont la passion lui était revenue pendant ses années de fac où il s'est beaucoup amusé. Il organise son travail sur 14 jours, une paire de semaines pour chaque série séparées par 2 jours de repos. Il met 10 jours pour réaliser son nemu (scénario et storyboard), période éprouvante quand il ne trouve pas d'idée, et dessine son épisode en 4 jours. Il demande d'ailleurs l'aide de son épouse qui pose pour lui pour certaines scènes, qu'il dessine ensuite d'après les photos. Il a également précisé que sa femme n'était pas jalouse de ses personnages de papier mais...
Il aime voir son travail fini dans les magazines de publication et aussi recevoir sa paye! Selon lui, il y aura sans doute un nouvel animé consacré à Ikkitousen.

L'auteur s'est ensuite adonné à une petite performance exceptionnelle, celle du dessin en public. Rappelons que ce genre d'exercice ne se pratique pas au pays du Soleil Levant, c'était donc une première pour Yuji Shiozaki. Il n'a pas caché son stress et sa peur de rater entre deux plaisanteries pour se détendre. Vous pouvez d'ailleurs admirer le résultat de son travail sur la photo ci-dessous. On peut ne pas aimer les travaux de l'auteur, mais on retiendra son caractère humble et sympathique ainsi que son grand sens de l'humour.

Le reste du temps la salle de conférence se transformait en salle de dédicaces avec M. Shiozaki encore (mais sur tirage au sort), Song Yang et Aurore qui dessine les affiches des Japan Expo et des Chibi quand elle ne travaille pas sur sa série Pixie.
Le Cosplay
Star incontestable du festival, le cosplay a eu droit à deux défilés, le vendredi et le dimanche, pour plus d'une cinquantaine de participants sans compter les cosplay libres que l'on pouvait rencontrer au détour des stands. La salle de spectacle d'une capacité de 700 places s'est vite retrouvée bondée. Pour les retardataires coincés au fond de la salle, la scène était filmée et l'image retransmise sur grand écran.
On pourra saluer la grande originalité des cosplayeurs qui nous ont épargné les habituels déguisements de ninja orange. Si on retrouvait certains personnages de la série -plusieurs groupes de jeunes filles incarnaient les personnages féminins de la série-, aucun Naruto n'était présent, que ce soit sur scène ou dans les allées (ou alors ils étaient bien cachés). Quelle bouffée d'air frais !
Les cosplay proposés étaient assez recherchés et réussis. Des personnages de manga et d'anime bien sûr (Bleach, Trinity Blood, Princesse Kaguya, Card Captor Sakura, Kaleïdo Star...), de jeux-vidéo (Final Fantasy VI et VIII dont un Chocobo, il fallait y penser, Trauma Center, World of Warcraft...) ou encore des Predators tout droit échappés d'Hollywood!

Les concurrents se départageaient surtout sur le travail de réalisation du costume et la chorégraphie proposée (et parfois c'était, hum...). Si les passages individuels étaient loin d'être tous passionnants, les passages en groupes donnaient lieu à de véritables petits spectacles. Ainsi toute une troupe nous a fait vivre un moment de lutte digne des romans de Tolkien alors qu'une autre donnait vie à l'univers de Ludwig Revolution de Kaori Yuki. Sans oublier la bonne idée des organisateurs de faire passer les participants en utilisant une histoire de... ninja en fil rouge. Un petit florilège de photos avant de conclure.
Conclusion
Au fur et à mesure du festival, le hall 3 du Parc Chanot n'a cessé de se remplir. Dès le deuxième jour, il était devenu difficile de trouver un espace libre loin de la foule pour ne serait-ce que grignoter un morceau ou faire une pause. Après un démarrage assez mou, c'est en définitive un pari réussi en terme d'affluence: près de 25000 visiteurs ont fait le déplacement!
Pour finir, il faut le reconnaître, la Chibi Sud proposait peu de choses qu'on ne puisse également trouver dans la cité phocéenne et sa région. Du moins pour les connaisseurs. On peut donc se demander si la SEFA, en raison du succès de ce premier festival, reverra sa copie en terme d'animations et d'invités pour une seconde Chibi Japan Expo Sud, qui semble d'ores et déjà prévue...
Dossier réalisé par Blacksheep. Mise en ligne le 27/02/2009.
Enigma
D'où vient cette réplique ?
"Mon nom est Ergo Proxy. Celui qui apporte la mort."
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