Manga - Serie
Contes d'Adolescence
- Type: Shojo
- Genre: Comedie, Romance
- Collection: Shojo - Glénat
- Publisher JP: Shôgakukan
- Serialized: Betsucomi
- Date of release JP: 1991
- Country of Origin: Japon
- No of volume(s): 6 (Completed)
- No of volume(s) JP: 6 (Completed)
- Illustration: n&b
- For mature audience: non
- Rated: 10 ans
- On Sale: oui
- Dvd: non
- Price: 6.90 € / GL10
Asuka Higuchi, qui vient de perdre sa mère, suit les dernières volontés de celle-ci et part à la recherche de son père pour que celui-ci la reconnaisse comme son enfant... mais elle finit par s'installer dans la même maison que ses demi frères qui n'ont jamais vu leur père non plus, en attendant de le retrouver. Confusions sans fin s'en suivent, en particulier à cause d'une petite sœur qui n'accepte pas la nouvelle venue, d'un demi-frère qui s'avère ne pas être son frère de sang (et de qui elle tombe amoureuse), des bagarre entre voyous à l'école etc...
Avec ses contes d’adolescence, Yuu Watase nous ouvre la porte à ses anciennes idées, ses scénarios oubliés. Reprenant des personnages déjà ébauchés, la mangaka nous invite à suivre le quotidien classique d’une jeune fille. Cette fois ci, pas de pouvoirs magiques ni de mondes étranges, on se rapproche bien plus d’Imadoki, son autre série courte sur la vie simple d’un groupe d’amis. Ici, on rencontre Asuka et Manato, Kazusa et Hayami, Kamiya et d’autres protagonistes plus secondaires. Au fur et à mesure que l’on avance dans le récit, les relations n’évoluent que peu, ou alors de manière très superficielles. Cependant, on se surprend à trouver agréable de suivre plusieurs petites histoires sans se prendre la tête. Ce n’est pas un grand récit, juste le témoignage de plusieurs vies adolescentes, les problèmes que l’amour rencontre sur sa route, les histoires de familles compliquées, le regard des autres, la souffrance de l’incompréhension … Bref, rien d’extraordinaire, rien de magistral. Une cheville tordue, une grippe générale, un tour en moto, une sortie au parc d’attractions : que des situations banales qui pourraient arriver à chacun et chacune d’entre nous. C’est sans doute cela qui plait aux lecteurs, cette dimension accessible, ce rêve classique des shojos.
Cependant, le comique très particulier de Watase permet à la narration de ne pas trop s’essouffler, gardant son dynamisme et son caractère enfantin. Car si certains thèmes peuvent être approfondis (homosexualité, infidélité, trahison et vocation entre autres), la mangaka se tient à un public assez jeune en ne poussant pas les capacités qu’elle développe, comme bien souvent dans ses mangas. On reconnait sans conteste le potentiel de l’auteur, son originalité, ses idées pleines de sens ou encore le don de puiser dans le quotidien des situations à la fois authentiques et source de rêve, néanmoins il est bien connu que Watase est incapable de tirer profit de ses propres scénarios. Ici, au moins, le lecteur n’est pas aussi déçu que dans les séries fantastiques de la mangaka : pas trop d’inconnu, on s’attache plus aux caractères des protagonistes qu’à l’histoire, et finalement le comique vient ici s’inscrire correctement dans le récit, même si encore une fois il est entrecoupé de trop de scènes tragico-dramatiques. En effet, l’amour qui flotte entre Asuka et Manato devient vite écœurant, et l’on se surprend à applaudir des deux mains lorsque un contretemps vient bouleverser leur romance, jusqu’à ce qu’enfin ils se retrouvent, pour notre plus grande déception …
Si l’histoire ne casse pas des briques, il reste cette fraîcheur dans la narration de Watase, et bien sûr le dessin qui est toujours aussi adapté à une telle histoire. Stylisé, son trait de crayon s’éloigne des traits épurés et fins, des couleurs douces et de la délicatesse de chaque mouvement du shojo. Le graphisme est plus incisif, réaliste et surtout bien plus caractériel. Et, agréable surprise, le peu de hargne dont Asuka fait preuve est bien visible sur son visage, et si Manato a le physique classique de tous les héros de l’auteur, on la remerciera pour avoir un peu dépassé ses habitudes avec Kamiya, Kazusa et Hayami. On est souvent habitués aux jeunes hommes plus fins que leurs compagnes, et aux corps longilignes de celles-ci, et bien Watase nous satisfait toujours autant en prêtant à Asuka un vrai physique de jeune femme, et à l’élu de son cœur une carrure un peu plus imposante qu’un brin de paille. L’édition Glénat est quant à elle excellente, nous proposant des pages bien blanches et une qualité de trames mettant en valeur le dynamisme du découpage de l’auteur, ainsi que les qualités de son trait. La traduction est également correcte, le tout permet une lecture agréable d’un récit sympathique bien que loin d’être inoubliable.
Reviews of the volumes:
Enigma
D'où vient cette réplique ?
"Je lui décroche la lune, et il me demande d'aller la remettre à sa place !!!"
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