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Manga Interview de Pascal Lafine

Jeudi, 25 Octobre 2012 - Source :Tonkam

La dernière Japan Expo fut l'occasion pour nous de nous entretenir longuement avec Pascal Lafine, qui travaille aux éditions Tonkam depuis de nombreuses années. Toujours aussi passionné et désireux de faire découvrir de nouvelles choses après toutes ces années, il est revenu volontiers sur les débuts de Tonkam, sur les heures de gloire et les moments plus difficiles de la maison d'édition, sur ses déceptions, ses coups de coeur, ses ambitions, sa vision du milieu du manga et les orientations récentes de Tonkam. Nous vous proposons aujourd'hui de découvrir cette entrevue.
 
 
 
 
Pascal Lafine, merci beaucoup d'avoir accepté de répondre à nos questions. Pouvez-vous commencer par vous présenter à nos lecteurs qui ne vous connaîtraient pas ?
Pascal Lafine : Je travaille aux éditions Tonkam depuis maintenant 18 ans. Je suis arrivé chez Tonkam à l'époque de la création du secteur édition, donc au moment de la sortie de nos premières séries comme Video Girl Ai. J'ai également travaillé chez AB Productions pendant 20 ans, parallèlement à mon travail chez Tonkam, mais j'ai quitté AB il y a 3 ans. A présent, je travaille quasiment entièrement pour Tonkam.

Au départ, j'ai travaillé en binôme avec Dominique Véret (désormais responsable d'Akata, ndlr), et depuis 2001 je tiens ma fonction seul. Quand je suis arrivé, mon challenge avec Tonkam a été de faire découvrir des titres que l'on ne connaissait pas encore via les séries animées. Ayant travaillé chez AB Productions, j'aurais sans doute pu récupérer des mangas déjà connus via l'anime, comme Sailor Moon ou Ranma ½, mais j'ai préféré m'intéresser à des séries réellement inédites en France, à faire découvrir de nouvelles œuvres et à instaurer la notion des genres (par exemple, nous avons publié le premier shôjo). Au départ ça a été difficile, puis le succès est arrivé petit à petit.


Dans cette longue carrière, il y a peut-être eu des séries qui vous ont marqué plus que d'autres ? On sait que c'est difficile de choisir, mais pouvez-vous évoquer les trois séries que vous êtes le plus fier d'avoir publié ?
Effectivement, c'est difficile !
En premier lieu, je dirais Hikaru no Go, parce que c'est un titre que j'ai édité pour le plaisir pur, et j'étais persuadé que ça ne se vendrait pas à cause du thème du go, alors qu'au final la série a su trouver son public. En deuxième, peut-être Gantz, parce que c'est mon titre Young préféré, de tous les Young existant. Le troisième vous surprendra peut-être plus, mais je dirais We are always, parce que j'avais toujours rêvé de trouver un shôjo parlant des conflits d'amitié et d'amour de cette manière : pourquoi, quand on est amis d'enfance, en grandissant l'amour vient-il toujours pourrir les groupes d'amis ?
Et en bonus, parmi les titres qui furent à l'époque choisis par Dominique Véret, je suis obligé de citer L'Histoire des 3 Adolf. On a beaucoup hésité à publier ce titre à l'époque, ce fut une rude bataille à cause du sujet lié à Hitler, puis finalement ça s'est bien passé.


 
 
On sait que Tonkam a connu des années difficiles récemment...
A partir de 2002-2004, la situation a commencé à être plus difficile pour Tonkam, parce que le nombre d'éditeurs a quasiment doublé, et que depuis ça n'arrête plus d'augmenter. Du coup, on a eu de plus en plus de mal à se démarquer avec des titres originaux et à garder nos auteurs-phares comme Yuu Watase, jusqu'à ce que le problème éclate aux alentours de 2010 : on a réellement pris conscience que le fait de n'avoir pas publié de gros blockbuster au départ de Tonkam nous handicapait aujourd'hui, car nous n'avons pas de séries comme Dragon Ball sur lesquelles on peut toujours compter. Il y a donc eu une période où l'on a été obligé de se pencher sur des titres plus porteurs, sans quoi ça aurait été très difficile par la suite. Mais finalement, depuis environ un an, je me dis que c'est tout aussi bien de rester sur notre ligne de départ et de faire découvrir de nouvelles choses. C'est pour ça que l'on a lancé l'année dernière la collection Shônen Girl : hormis Black Butler ou quelques titres chez Ki-oon qui cartonnent, c'est un genre nouveau, peu mis en avant.


Pouvez-vous nous parler plus précisément de ce nouveau genre ?
Le shônen girl, c'est un genre qui n'a pas de nom au Japon pour l'instant, parce que c'est trop récent, ça commence à percer.
Depuis les années 60 au Japon, les nouveaux genres sont toujours créés via la fusion de deux genres : en se modifiant, le gekiga a donné le seinen d'un côté et le shônen de l'autre, puis le shônen, en mettant en avant des choses plus sentimentales, a lancé le shôjo, puis le shôjo s'est mêlé de nouveau au personnages masculins pour donner le boy's love et le yaoi... Et tout récemment, même le sous-genre du harem manga, représenté depuis longtemps par de nombreuses séries, a été instauré comme un genre à part entière, et nous sommes d'ailleurs fiers de publier le premier harem manga officiel, puisqu'il s'agit de To Love Darkness.

Le shônen girl s'est créé de la même manière. Biblos, un éditeur auparavant spécialisé dans le boy's love, avait des auteurs de boy's love qui avaient envie de faire de oeuvres dépourvues de l'aspect érotique. Des oeuvres toujours avec des beaux gosses poseurs que les filles aiment bien, mais avec un aspect sentimental entre mecs plus sous-entendu, un peu à la Clamp, sans que ça parte dans l'érotisme. Biblos et Ichijinsha ont donc commencé à en faire avec des magazines comme le Zero et des séries comme Olympos, et ça a plutôt bien marché. Et depuis, de plus en plus d'éditeurs s'y mettent, comme Square Enix, ou Media Factory qui a créé le magazine Comic Gene.
 



Puisque l'on parle du boy's love, c'est un genre que vous avez été les premiers à explorer en France avec des séries comme Zetsuai 1989, Kizuna et Fake, que vous avez mis de côté pendant un moment, puis vers lequel vous êtes revenus ces dernières années, après l'implantation sur ce secteur d'autres éditeurs comme Taifu et Asuka...
Je dirais que les autres éditeurs se sont placés sur une voie qu'on ne développait pas. C'est un genre que l'on a abordé dans notre volonté de faire découvrir de nouvelles choses, nos premier titres du genre se sont vendus correctement, tous les plus récents aussi, mais ça n'a jamais été notre vocation que de développer massivement cela. On voulait avant tout faire découvrir un genre qui était encore absent en France à l'époque de la sortie de Zetsuai, Kizuna ou Fake. Ensuite Taifu et Asuka se sont placés.

Sinon, vous dîtes que l'on a arrêté le boy's love pendant plusieurs années, mais on n'a jamais voulu arrêter totalement non plus. En fait, j'ai fait la bêtise de changer d'éditeur pour ce genre, d'aller vers Kadokawa avec lequel on avait prévu de faire des titres mensuellement, puis finalement Kadokawa nous a plantés au dernier moment sur des séries comme Junjô Romantica, nous filait les contrats en retard, faisait monter les enchères sur certains titres... A cause de tout ça, on a perdu au moins deux ans, et tout notre planning a été flingué.
Pendant ce temps, Taifu et Asuka se sont installés, ensuite nous avons quand même pu sortir des titres Kadokawa, mais seulement quatre. Ensuite, nous avons choisi de retourner vers l'éditeur Libre Shuppan. Avec notre volonté de toujours se démarquer en offrant des titres assez nouveaux, nous avons demandé à l'éditeur de nous filer des titres vraiment particuliers, trash, « hards », pas hypocrites, quitte à se faire allumer par les critiques quand ça sortira. Libre Shuppan m'a envoyé toute une liste de tires qui correspondaient, et j'ai retenu les titres de Piyoko Chitose, que j'ai trouvés plutôt funs, drôles, parce que j'y retrouvais des scénarii de hentai mis à la sauce boy's love par une auteure ne se prenant pas trop au sérieux. Comme prévu, dès la parution du premier, le Fruit de toutes les convoitises, Tonkam s'est fait incendier, et la plus belle chronique que j'ai vue est d'ailleurs celle de Manga-news (rires).

A présent, on essaie de retourner sur les titres de Kazuma Kodaka, et j'aimerais aussi acquérir un titre tout à fait particulier et qui ne se vendra sans doute pas très bien, mais qu'importe : un boy's love racontant la vie cachée des sentai, que j'aimerais intégrer dans un cycle de titres qui ne se prennent pas au sérieux, façon Not Ready Sensei.
 


En plus de la collection Shônen Girl, Tonkam a aussi créé l'année dernière la collection Yggdrasill, lancée avec Memento Mori, poursuivie avec Entre chien et loup...
L'envie de créer une collection de ce type a commencé à germer en 1998, avec la publication de Tsuki Selection, où l'on avait fait Tsuki 1 : Les Dragons et Tsuki 2 : Les Anges, et où l'on retrouvait des noms désormais connus comme Patrick Sobral ou Jérôme Alquier. Malheureusement, nous avions ensuite dû terminer ce projet car Tonkam n'avait pas les moyens de financer la création de vrais albums.
En fait, on peut dire que Tonkam est un créateur méconnu : on a lancé plein de choses, mais on n'en a jamais pleinement profité, et c'est parfois très difficile à vivre. Des genres comme le boy's love ou ce genre de global manga, ou même des idées comme les jaquettes. Pourquoi, en dehors du Japon, la France est l'un des seuls pays où les mangas ont des jaquettes ? Parce que nous avons été les premiers à le faire à l'époque de nos débuts, et que les éditeurs qui sont arrivés après ont suivi notre modèle.

La collection Yggdrasill est née parce qu'on avait envie de revenir sur quelque chose que nous avons été les premiers à tenter de porter. Il faut aussi savoir que si j'adore le manga, je ne m'étais jamais décidé à n'être éditeur que de manga, et j'aime tout autant la bande dessinée française. Mon objectif premier était même de renouveler la génération dite « Metal Hurlant », née il y a quelques décennies avec des auteurs qui ont renouvelé la BD, comme Moebius, Bilal... Depuis, on attend une nouvelle génération qui renouvellera à nouveau la bande dessinée, mon rêve serait d'amener cette nouvelle génération, et je me suis dit que le manga était un excellent vecteur pour ça, parce qu'il a amené de nouvelles valeurs graphique ou narratives dans la BD. Je pars du principe que tout lecteur féru de manga peut être un créateur éventuel de BD.
Je veux une nouvelle génération renouvelant la BD, car pour moi, le manga n'est pas éternel. La France est un pays d'accueil de genres : avant le manga il y avait le comics, et avant le comics il y avait le fumetti. Il y a une continuité entre tous ces genres, et il y aura autre chose après le manga. Mais chaque génération amène une vague de nouveaux auteurs, et c'est là que j'aimerais intervenir.

Les trois années qui ont précédé la création de la collection Yggdrasil, j'ai beaucoup prospecté pour préparer au mieux la collection. J'ai fait de nombreuses recherches pour voir le format idéal, le genre idéal... Yggdrasill est le résultat de ces trois années de recherches, même si je n'ai pas pu atteindra l'idéal montré par mes recherches : il faudrait au moins deux tomes d'une série par an, dans le meilleur des cas trois à quatre tomes par an, mais les auteurs ne peuvent pas suivre cette cadence, car ils sont encore jeunes. Ca a mieux marché avec Memento Mori qu'avec Entre chien et loup, car la dessinatrice Morgil a déjà un pied dans la BD, tandis que Rann parvient à une réelle fusion entre manga et bande dessinée européenne.

Et pour la suite de la collection, le plus dur est de trouver les auteurs adaptés, ceux qui peuvent accepter qu'on leur dise non sur certains points, qu'on les conseille pour arriver au résultat voulu. Après le cycle filles qui est en cours, je voudrais lancer un cycle avec des auteurs garçons. Côté histoire, je voudrais une fusion entre des dessins à la Gunnm, une histoire à la Berserk avec un fond de vengeance à la Übel Blatt... C'est beau de rêver ! (rires)
Pour conclure sur ce point, je dois dire que la collection Yggdrasill a pris beaucoup de retard par rapport à ce qui était prévu, mais c'est parce que je veux vraiment trouver les bons artistes.
 



Parmi les collections de Tonkam, il y a aussi la collection Émois, dédiée aux œuvres érotiques, et en stand-by depuis les fins de Golden Boy et Asatte Dance...
Pour être franc, il y a peu de chances que Tonkam refasse dans l'érotique un jour, et c'est plutôt dû à ce qui se fait au Japon. Il était déjà assez tendu pour nous de publier un titre comme To Love Darkness, qui reste un shônen et est pourtant très chaud, alors vous pensez bien que quand on voit ce qui se fait dans l'érotique au Japon en ce moment...
Depuis six ans, des phénomènes comme le moe et ses petites filles mignonnes, ou le tsundere et ses filles prétentieuses au sale caractère et qu'on a un peu envie de baffer, ont pourri le hentai au Japon, et même d'autres genres, si bien qu'aujourd'hui un nombre incalculable de shônen possèdent leur personnage moe.
Tant que ça restait dans le shônen ça allait, ça restait plus ou moins romantique, mais dans le hentai la fille tsundere devient celle qui va s'en prendre plein la figure, gratuitement. Alors quand on mélange le tsundere avec le moe, on obtient des trucs horriblement trash. Même dans les hentai qui ne semblent pas prendre cette direction, il arrive toujours un moment où ça dérive, et je ne veux pas prendre le risque de me retrouver avec des choses pareilles. C'est pour ça qu'on n'ira sans doute jamais plus loin que To Love Darkness, qui est déjà limite par moments.
 
 
On peut voir que le marché du manga se réorganise petit à petit, qu'il arrive à maturité ou à saturation selon les points de vue. Au jour d'aujourd'hui, quel est votre état des lieux ? Comment voyez-vous l'avenir proche du marché ?
C'est une question à laquelle il me semble impossible à répondre, parce que j'ai l'impression qu'aujourd'hui, les éditeurs de manga fonctionnent pas à pas. On ne sait pas de quoi sera fait demain, tout dépend de la crise actuelle, pendant laquelle Tonkam est sûrement, à ce jour, l'un des éditeurs qui a le plus perdu.
Tonkam est un éditeur qui a toujours vendu sur la longueur, sur son fond de catalogue (il n'est pas rare que nos séries rencontrent un certain succès plusieurs années après leur parution), et aujourd'hui c'est un vrai problème, car avec la crise les libraires retournent les livres plus vite, et pour un éditeur qui vend du fond c'est la galère. Aujourd'hui, les éditeurs qui se maintiennent le mieux, ce sont ceux comme Ki-oon, qui vendent surtout à la nouveauté. Ki-oon a une politique d'enfer, ils poussent leurs nouveautés avec une publicité maximum sur le moment, comme ça la série est mise en place dès ses débuts. On appelle ça des coups d'édition.

De notre côté, on ne s'est pas préparés à ce genre de chose, donc c'est difficile pour nous de faire ça, et ça nous obligerait à changer radicalement notre manière de travailler et notre politique éditoriale. De plus, ce serait assez risqué, car on a des lecteurs qui nous suivent depuis très longtemps, environ 5000 gros lecteurs de Tonkam, qui sont de vrais fans de Tonkam, et tout changer pourrait signifier perdre ces 5000 fans pour acquérir quelque chose qui sera peut-être éphémère.
Le moindre aléa peut modifier le marché, et c'est pour ça qu'on ne sait pas de quoi demain sera fait. De plus, avant, un titre qui cartonnait au Japon avait beaucoup de chances de bien marcher en France, mais aujourd'hui ce n'est plus du tout le cas. Maintenant, un titre qui cartonne au Japon peut faire un flop en France, et un titre qui ne se vend pas au Japon peut avoir d'excellentes ventes ici, et ça déstabilise les éditeurs japonais eux-mêmes. Ils ne comprennent pas cette modification du marché, à tel point qu'il peut désormais arriver qu'une série qui ne marche pas au Japon soit maintenue par l'éditeur japonais juste parce qu'elle marche bien en France.


Est-ce que le fait de proposer des éditions deluxe sur votre fond de catalogue vous permet de retravailler ce fond ?
Absolument pas. Des éditions deluxe, on n'en vend pas tant que ça, mais comme de toute façon, à la base nos marges de vente ne sont pas immenses, ça nous suffit.
Les éditions deluxe, c'est un choix éditorial et, surtout, une fierté personnelle. Pour l'anecdote, au début des années 90, quand j'ai commencé dans le manga, avec un camarade on faisait beaucoup de débats militants pour faire en sorte que le manga existe en France. Un jour, on avait organisé un débat à la Fnac des Halles avec deux personnes qui nous aidaient beaucoup : Moebius et Jodorowsky. On avait réussi à inviter la plupart des éditeurs de l'époque, et au fil du débat certains éditeurs ont dit que leur seule raison de faire du manga, ce serait pour les ventes, et que ça resterait un produit cheap parce qu'il n'y avait aucune raison de trop y investir, que ça ne valait pas la peine d'en faire de belles éditions. Sur le coup, ça m'a vexé, et je me suis promis de leur montrer un jour qu'ils avaient tort, parce qu'il y aura parmi les lecteurs de manga des personnes capables d'apprécier les très beaux livres. Aujourd'hui, je me suis prouvé que j'avais raison. C'est une satisfaction personnelle.

Ma seule déception, c'est de voir la façon dont d'autres éditeurs ont cherché à faire la même chose, sans aller au bout. Plutôt que de vraies belles éditions avec couverture rigide comme au Japon, on se retrouve avec des éditions à grand format avec couverture souple, qui restent des produits assez banals, ne sont pas des deluxe à proprement parler. Le produit n'est pas aussi beau, aussi abouti, c'est un peu facile de vendre ça comme du deluxe alors que ce n'en est pas. C'est en train de tuer le concept, et ça m'attriste. Pire, je me demande parfois si ça vaut le coup de continuer, car par exemple, je suis refroidi quand je vois qu'il y a deux ans, aux Japan Expo Awards de la meilleure fabrication, trois de nos éditions deluxe avec couvertures rigides et papier supérieur concourraient sur 5 participants, et que c'est l'édition perfect de Monster qui l'a emporté alors qu'elle n'a trois fois rien de plus, hormis un vernis sélectif qui est quasiment ce qu'il y a de moins cher pour ce genre d'édition...
Du coup, un peu déçu, cette année j'ai réduit ce genre de belles éditions pour revenir à des choses plus classiques.
 

 
Les Japonais sont de plus en plus implantés sur le marché français, et Shueisha a déclaré il y a peu que Kazé Manga aura désormais la priorité sur son catalogue. Concrètement, qu'est-ce que ça va changer pour Tonkam ?
Pour Tonkam, ça ne va rien changer, parce qu'avant devant nous pour les titres Shueisha il y avait Kana et Glénat, alors que maintenant on est au même niveau qu'eux, tous derrière Kazé Manga.


Peut-être une preuve que ça ne change pas grand chose pour vous, vous avez récemment acquis Medaka Box, un titre sur Shueisha sur lequel vous semblez beaucoup compter, au vu de la belle campagne de pub qu'il y a eu dessus...

Oui, parce que c'est une série qui s'inscrit parfaitement dans notre catalogue. Il faut toujours avoir en tête que Tonkam est un éditeur de genre : si vous regardez les shônen de Tonkam, il n'y a jamais eu de grosses séries de baston, de nekketsu, mais plutôt des séries de type romance et pantsu, comme Video Girl Ai, Rosario+Vampire, I's, Ichigo 100%, To Love, Kimagure Orange Road...

On essaie toujours de rester dans cette ligne conductrice des shônen sentimentaux, ou des shônen originaux avec des titres comme Hikaru no Go, Rookies, Genkaku Picasso, Hakaiju... Parce que si on ne le fait pas, qui va le faire ?

Par exemple, en ce moment on est en train de se battre pour sortir un titre très ambivalent, difficile à catégoriser même au Japon car il est passé de shônen à young : Beshari Gurashi. Ca fait un an qu'on a les droits, mais on ne l'a toujours pas sorti parce que c'est un casse-tête monumental à traduire. On a changé plusieurs fois de traducteur sur ce titre parce que celui-ci préférait abandonner tant il galérait, et là on l'a confié à une personne qui veut bien le traduire, mais qui met plusieurs mois sur la traduction parce qu'il va mettre de nombreuses explications, des équivalences... On a fait ce choix parce qu'il est impossible d'avoir une traduction totalement fidèle, il y a trop de références parfois très pointues à la culture japonaise. Une partie du lectorat nous démolira peut-être pour ce choix, mais on a confié la traduction à une personne qui est humoriste de métier, que l'on paiera donc un peu plus cher, et dont je ne vous dirai pas le nom (rires). Beshari Gurashi ayant pour héros deux gars qui veulent faire du stand up, on a décidé de choisir un humoriste qui fait lui-même du stand up, et qui lit du manga. Avec tout ça, le tome 1 n'est toujours pas au planning, car nous aimerions pousser jusqu'au bout le concept. Pour l'instant, on est à eu près dans les temps pour le sortir aux alentours de mars 2013.
 

couvertures japonaises
 
 
Un autre axe qui semble beaucoup plaire à Tonkam, c'est le nostalgique...
Ce n'est pas vraiment que ça plait. Quand le manga a commencé à arriver en France, les éditeurs se sont orientés vers les œuvres déjà connues via le dessin animé. Certains ont pu être traduits, mais d'autres sont restés inédits. Le public de cette époque est en train de passer à autre chose. C'est pour ça qu'on a fait le Revival Show cette année à Japan Expo. Dans mon esprit, je me devais de publier les séries nostalgiques boudées jusque là, histoire de fermer une boucle.
Reste qu'il y a certains titres, comme Jeanne et Serge, Creamy ou Emi Magique, pour lesquels une publication française est aujourd'hui impossible. Dans certains cas l'auteur n'est plus de ce monde, dans d'autres il n'existe plus aucun fichier permettant une publication. C'était tellement contraignant que certains éditeurs japonais nous ont directement dit non. Normalement, après ceux qu'on a sortis là, on n'en fera plus, ou alors pas avant plusieurs années. Sans compter que la nouvelle génération de lecteurs se fiche royalement de ce genre de série et préfère ce que j'appelle les « gentils méchants » ou les boy's love sans l'érotisme, recherche d'autres choses dans le manga.


Cette nouvelle génération, c'est l'une des problématiques de ton travail ?
Totalement. Il faut tout retravailler pour attirer cette nouvelle génération, et c'est aussi pour ça que j'adore le shônen girl : Tonkam n'en vendra peut-être pas beaucoup, mais je sais qu'un jour c'est en genre qui marchera. C'est un peu le boulot de Tonkam que d'amener ces nouveaux genres en France, et ça faisait longtemps qu'un nouveau genre venu du Japon ne m'avait pas autant plu. Après, on se fera peut-être bouffer par les autres éditeurs parce qu'ils se mettront tous à en faire ou que Tonkam sera déjà passé à autre chose (rires), mais on aura été les précurseurs.


Évoquons maintenant un auteur emblématique du catalogue de Tonkam : Mitsuru Adachi, que l'on aime beaucoup chez Manga-news. Un auteur-phare au Japon, beaucoup moins en France, et pourtant Tonkam continue de s'intéresser à ses œuvres puisque ses dernières séries en date, Idol A et Q & A, sortent cet automne...
Mitsuru Adachi, c'est un peu le même problème que Jojo's Bizarre Adventure : on en vend très peu, mais il y a une poignée de fans fidèles, à commencer par moi, et je m'en voudrais à moi-même de ne pas publier une série ou un auteur que j'adore juste parce que ce n'est pas un un gros potentiel en terme de ventes. Ne faire que des séries de la même veine parce que c'est ça qui marche, ce serait horrible, parce que ça formaterait le marché du manga à la façon du marché du cinéma américain qui croule sous les blockbusters. Et même s'il y a des gens qui nous incendient parce qu'on ne fait pas du blockbuster, du mainstream, je sais que d'autres personnes aiment ce type d'auteurs et les mangas plus particulier. Et tant qu'il y en aura, on continuera à exister. Le jour où on arrêtera cette politique, ça signifiera qu'il n'y a plus que des personnes qui aiment les blockbusters. Et puis dans la masse, il peut toujours y avoir d'excellentes surprises, des mangas sur lesquels presque personne n'aurait parié, et qui au final parviennent à cartonner. L'exemple de Bride Stories chez Ki-oon est superbe, et c'est aussi le travail d'un éditeur de faire ce type de titres.
Avec Tonkam, je compte bien continuer d'amener des mangas particuliers, et qu'on le veuille ou non, je mets aussi Medaka Box dans cette ligne, parce que l'éditeur japonais nous a lui-même dit que ça reste quand même un manga très particulier, parce que c'est un manga de fans, de personnes qui suivent vraiment l'oeuvre de très très près, au point qu'on pourrait presque nommer chacun d'entre eux.

Pour en revenir à Mitsuru Adachi, on est heureux de sortir Q & A et Idol A, et on n'a eu aucun problème pour avoir les droits, puisque de toute façon aucun autre éditeur français n'en voulait (rires). On voulait même sortir une édition collector « Triple A », qui aurait comporté les tomes 1 des deux séries et le mini artbook de Cross Game qui était sorti avec le tome 17 de la série au Japon et que nous n'avons pas pu inclure dans l'édition française à cause de plannings trop serrés. Malheureusement, l'éditeur japonais n'a pas accepté car il préfèrerait voir ce mini-artbook sortir séparément, ce qui ne serait vraiment pas vendeur chez nous.
J'espère vivement que les fans de Mitsuru Adachi seront au rendez-vous pour ces deux derniers titres, parce que si ceux-ci ne se vendent pas, ça va nous compliquer la tâche et c'en sera totalement fini de l'auteur en France.
 
 
 
En plus du retour de Mitsuru Adachi ou de la rééditions de Jojo's Bizarre Adventure sur laquelle vous avez déjà beaucoup communiqué, comment s'orientera la fin 2012 et le début 2013 chez Tonkam ?
On va continuer de développer la collection Shônen Girl avec des titres comme Angel Doubt, du seinen particulier avec Shimba Ra Da. Ce dernier, c'est un young qui reprend les codes du shônen , et j'ai trouvé ça fun. Les principaux codes du young, ce sont quand même le sexe, la violence et l'immoralité, et Shimba Ra Da ne comporte aucun de ces trois aspects, ce qui le rend un peu atypique dans le paysage du young.
En novembre et décembre, nous aurons assez peu de nouveautés, parce que nous préférons d'abord mettre en avant celles qui arrivent à leur conclusion, comme Obaka Chan ou Dragon Quest. En janvier, on comptera toutefois beaucoup sur G-Maru Edition, la nouvelle série de l'auteure d'Ichigo 100%, qui a un peu le même principe que To Love. Mais de manière générale fin 2012 et en janvier 2013, on ne voulait pas placer de gros titres, pour ne pas faire de l'ombre aux deux nouvelles séries de Mitsuru Adachi et à Jojo's Bizarre Adventure, qui auront besoin d'une bonne mise en avant en librairie.
Nous allons aussi faire une opération Young fin 2012 : pour l'achat de deux mangas estampillés Young, les lecteurs pourront obtenir trois mini calendriers de bureau. Et n'oublions pas la reprise tant attendue de Vagabond en décembre, ainsi que le coffret Katsura Taizen !


Avec le rachat de Soleil par Delcourt l'année dernière, vous êtes maintenant trois éditeurs de manga dans le même groupe : Akata, Soleil et Tonkam. Comment ça se passe ?
Tant qu'il n'y avait qu'Akata et Tonkam, il y avait deux entités très différentes. Chacun faisait ce qu'il voulait, et le seul point commun était l'opération shôjo faite chaque été.
Depuis l'arrivée de Soleil, il commence à y avoir des interactions. Par exemple, pour certains titres on a le même imprimeur, car ça permet d'avoir de meilleurs prix. Et pour certains titres on choisit l'éditeur le plus adapté : par exemple, quand il y avait les enchères pour Resident Evil - Marhawa Desire, au lieu de faire trois demandes on a vu quel éditeur était le mieux placé, ce fut Tonkam. Mais notre demande qui était pourtant la plus grosse jamais faite par Tonkam était déjà largement insuffisante, et c'est Kurokawa qui a eu les droits.
Bref, on a une politique qui vise à nous éviter de nous tirer dans les pattes, mais il n'est pas non plus dans notre intérêt de trop nous rapprocher, parce que la spécificité de chacun finirait par se perdre.
 
 
Remerciements à Pascal Lafine et aux éditions Tonkam.




commentaires

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pour ma part je trouve que tonkam et un bon éditeur sérieux qui penses au lecteure qui aime les manga peut connu.

pendant que tout le monde ne jure que part one piece, bleach et autre série super connue il y a des gens comme moi qui penses rookies (qui ne rejoindra malheureusement jamais mes étagère car il n'est plus commercialisez), ou worst (16 tome sortie chez panini est stoppé faute de lecteure disent t'il, mais chez panini ses du foutage de gueule aucun respet pour les lecteur)

je voudrais donc remerciet tonkam pour leur série et aussi pour Beshari Gurashi que j'attend avec impatientes 

biboulle42

De biboulle42 [131], le 20 Janvier 2013 à 01h38

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J'espère que Adachi va mieux se vendre, personnellemnt, je serais vraiment rès décus de l'arrête de cet auteur qui est a mes yeux l'un des meilleurs ^^

KaoriJade

De KaoriJade [397], le 24 Novembre 2012 à 23h30

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Très bonne idée de mettre en avant Jojo's Bizarre Adventure et Mitsuru Adachi en début 2013, ça va peut être les faire se vendre bien, qui sait!

Blatel

De Blatel, le 05 Novembre 2012 à 00h06

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Beaucoup de choses intéressantes =)

Je n'ai quasiment pas de séries chez Tonkam, a ce jour orange chocolat, mais ce que j'ai lu de mieux c'est hikaru no go!  

akiko

De akiko [4452], le 04 Novembre 2012 à 17h52

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Un petit coucou à Pascal Lafine que j'ai découvert avec les premiers numéros d'Animeland (la vache ça remonte à il y a plus de 20 ans déjà, que le temps passe vite), c'était le bon temps! Je me rappelle qu'à l'époque Animeland était une revue amateur et que l'on correspondait directement par courrier avec ceux qui écrivaient les articles (chose impossible aujourd'hui).

En tout cas merci l'ami, toutes ces années de fidelité à la japanime et au manga.

Un fidèle abonné à Animeland (depuis le n° 3).

 

michelb57

De michelb57 [88], le 04 Novembre 2012 à 16h37

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aaaaaaaaaa Tonkam... merci pour "Video gril Ai" "L'histoire des trois Adolf" "X" et ce magazin à Paris où j'ai dépenser ma première paie... Mais surtourt merci pour the boss Mitsuru Adachi ! Vous avez été les premier à publié ce merveilleux auteur.

Ogui

De Ogui [2066], le 29 Octobre 2012 à 23h04

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En y réfléchissant je n'ai pas tellement de séries chez Tonkam, au moins en cours, mais j'ai trouvé l'interview extrêmement intéressante, les choix sont clairement posés et assumés, et il est réaliste sur la situation je trouve. ça me donne envie de relire du Tonkam pour les soutenir^^

Par contre moi ma version deluxe de Parmi Eux j'en suis très contente, elle est magnifique et trône fièrement à côté de ma version normale.

AngelMercury

De AngelMercury [1135], le 29 Octobre 2012 à 11h36

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Merci pour l'interview :)

asami

De asami [1099], le 27 Octobre 2012 à 11h16

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J'aime bcp Tonkam et le travail qu'ils font, donc c'est une interview très intéressante pour moi. En particulier concernant les éditions Deluxe, notamment celles sur les séries CLAMP -inédites au Japon- j'espère qu'îl y en aura encore à l'avenir. Et aussi d'autres titres d'AKI, car j'ai adoré Olympos *_*

Yumemi

De Yumemi [3090], le 27 Octobre 2012 à 03h16

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@Maoh : je pointais du doigt le fait que certains éditeurs appellent "deluxe", une édition qui s'appelle au Japon "kanzenban". De ce que j'ai compris, les deluxe ont une couverture rigide et pas les kanzenban. En sachant cela, rien n'empêche un éditeur, comme l'a fait Tonkam, de transformer une kanzenban en deluxe. Mais on s'éloigne du sujet du "vocabulaire" ;)

Raimaru

De Raimaru [1170], le 26 Octobre 2012 à 19h26

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Contente que la chronique ait plu, en tout cas. J'ai bien ri en l'écrivant même si le but n'était pas de plaire. Heureuse que vous ne l'ayez pas mal pris, mais je ne pouvais trouver quoi que ce soit de positif ... 

NiDNiM

De NiDNiM [880], le 26 Octobre 2012 à 18h09

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Instructif merci pour l'interview.

Azu

De Azu [1945], le 26 Octobre 2012 à 18h00

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Une envie de bien faire très agréable avec une vision qui n'est pas uniquemeny commerciale, ça fait toujours plaisir ^^!

J'en avais déjà parlé ici http://yumie17.skyrock.com/46.html mais Tonkam est pour moi un éditeur qui cherche à enrichir le marché et à proposer la gamme la plus large possible. Continuez !

Sakura

De Sakura [980], le 26 Octobre 2012 à 15h57

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Je regrette que Tonkam ne refasse pas un tome comme Anges et Dragons qui permettaient, à petit prix, de découvrir de nouveaux auteurs. Une sorte de super fanzine avec une diffusion respectable en somme. Et puis moi, j'aime bien les jaquettes, ça permet de faire des clins d'oeil aux lecteurs comme sur FMA ou Genshiken (enlevez vos jaquettes les gens, il y a des choses en-dessous ^^) et j'aime bien aussi les couvertures rigides, ça se tient mieux dans une bibliothèque. Le seul regret : que les éditions deluxe sortent si longtemps après les éditions standards. Tout le monde a déjà HNG et pas forcément le budget pour les acheter à nouveau (cri de la fan frustrée).

Tengaar

De Tengaar, le 26 Octobre 2012 à 15h16

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Bonne interview, c'est toujours agréable de pouvoir lire ce genre de point de vue de l'éditeur et voir que gérer le marché du manga c'est vraiment pas facile.

C'est une maison d'édition que j'apprécie beaucoup justement pour son originalité et le côté "personnel" du catalogue :)

 

Tsukinohime

De Tsukinohime [1066], le 26 Octobre 2012 à 15h10

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Je ne les remercierai jamais assez de sortir les Mitsuru Adachi <3

Pour Beshari Gurashi, l'annonce me fait très plaisir car j'ai adoré Rookies et Shiba Inu. Par contre, j'ai un peu peur pour la traduction.

Kalliyane

De Kalliyane [847], le 26 Octobre 2012 à 09h28

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interview intéressante ! j'apprécie beaucoup tonkam de part la qualité de leur travail et le choix qu'il propose dans leurs mangas. par contre, pour les deluxes, même si les HnG et autres sont en effet deluxe avec couverture en dur et belle qualité "jolie prix aussi" les Monster deluxe c pas d'la patée pour chien non plus faut pas pousser. la couverture en dur c pas l'idéal pour la lecture par contre, c pour ça que je préfère encore les couvertures souples. après a chacun son avis sur le deluxe ! moi, en tout cas, j'attends de pied ferme les Jojo's ^^

rocketwarrior

De rocketwarrior [1942], le 26 Octobre 2012 à 09h26

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très bonne itw, très franche, il dit ce qu'il pense, c est rafraichissant.

dkrevenge

De dkrevenge [2597], le 26 Octobre 2012 à 09h03

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ha très bonne interview.;merci, 

Par contre pour Mitsuri adachi je suis choqué, j'aime beaucoup cet auteur.Bien que je préfére ces oeuvres qui ne parle pas trop de baseball. 

Moi qui ne suis pas Boy love,j'ai même acheté No ready sensei, j'ai bien rigolé.

Je suis d'accord avec lui concernant cette nouvelle vague de manga avec du moe et du tsundere, version erotique, j'aime pas.

Courage Tonkam.

Yuminekoi

De Yuminekoi [1154], le 26 Octobre 2012 à 08h24

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À propos des éditions deluxe, kanzenban et compagnie, il a raison sur le fait que les éditeurs ne respectent pas les termes japonais.

Hum c'est plutôt l'inverse. Les éditions Kaznban de Shûeisha par exemple n'ont pas de couvertures rigides. Et Tonkam a pourtant mis des couvertures rigides pour I's et HnG et cela gache le plaisir de lecture. Alors que Glénat a laisser comme tel (comme la version Japonaise) et c'est un régale pour lire.

J'avoue que je ne comprend pas cette obsesion de faire des couvertures rigides. Pour moi ça ne rends pas un livre plus luxurieux.

Maoh

De Maoh [299], le 26 Octobre 2012 à 04h19

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Ah donc ils ont décidé d'appeller ça le shônen "girl" ? J'aimais bien ma dénomination de shônen "gay", en plus ça convenait aussi aux lecteurs XD



Tous les mecs qui lisent Prince of Tennis, Gin Tama, Air Gear et tous ces manga soit disant shônen mais qui sont destinés aux filles vont tomber de haut XD

Mr Zone

De Mr Zone, le 26 Octobre 2012 à 03h37

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Très bonne interview de Pascal Lafine que j'ai eu la chance de rencontrer et d'échanger quelques mots à la belle époque où le magasin Tonkam existait encore. D'ailleur c'est grâce à eux que j'ai perfectionné ma collection car leur catalogue m'intéressait beaucoup et c'est toujours le cas. Je leur souhaite encore de bonnes et longues années devant eux et je serai présent pour la sortie des Jojo's ;)

tsubasadow

De tsubasadow [3426], le 26 Octobre 2012 à 01h02

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Je dois avouer que Tonkam m'avait franchement bluffé quand ToLove Darkness avait été annoncé en France, une sortie aussi proche par rapport à celle du Japon et surtout en connaissant le contenu il fallait le faire !

ney

De ney [1517], le 25 Octobre 2012 à 22h35

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À propos des éditions deluxe, kanzenban et compagnie, il a raison sur le fait que les éditeurs ne respectent pas les termes japonais.

 

Pour autant, j'ai un tout autre point de vue par rapport à ça : qu'importe le terme, les deluxe en couvertures rigides sont extrêmement coûteuses, même si elles valent leur prix au niveau matière première, alors que bon, les perfect de Glénat, Monster Intégrale, c'est pas non plus des bouquins dégueulasses. Ce sont de beaux ouvrages, déjà pas donnés, mais abordables.

Raimaru

De Raimaru [1170], le 25 Octobre 2012 à 21h52

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Maintenant j'ai trouvé le coupable pour les jacquettes!!!!

Perso je préfère les éditions US où la couveture couleur fait officee de "jacquette", parce que c'est pas évident de lire avec! et puis après elle peut s'abimée.....

Sinon c'est vrai, que Pascal Lafine a sa visiion des choses, mais d'un autre côté il faut des précurseurs pour tout!! lol

Merci pour l'interview. 

LadyKya

De LadyKya [1147], le 25 Octobre 2012 à 21h46

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Si Tonkam arrête de publier des vieux manga car ils considèrent avoir fait le tour de ce qu'ils pouvaient proposer, j'ai bien peur que nous n'aurions définitivement plus rien à nous dire. Un éditeur qui a pourtant marqué mes jeunes années de lecteur, c'est triste... Mais la comédie romantique culotte et les dérivés de Neon Genesis Evangelion, ce n'est pas ma tasse de thé.

Ninesisters

De Ninesisters [89], le 25 Octobre 2012 à 21h24

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Ah, le retour tant attendu de Môssieur Morita!! Même si j'ai un peu peur car le titre est vraiment très particulier et risque de souffrir d'un accueil frigide par chez nous, ce qui enterrerait définitivement les chances de revoir un jour son titre phare, Racaille Blues (Oui, je continue d'espérer...).

Encore une très bonne interview, en tout cas, qui curieusement va pas mal m'aider à orienter mes prochains achats, aussi bien pour Kazé que pour Tonkam. :)

Chinoa

De Chinoa [272], le 25 Octobre 2012 à 21h13

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Merci pour l'interview.

Tonkam est un éditeur que j'apprécie par sa vision des choses, sa proximité envers les fans et son catalogue.

Je serais présent pour Jojo en tout cas!

Squalex

De Squalex [3831], le 25 Octobre 2012 à 20h15

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par contre il est a fond dans sa perception de l'édition deluxe, mais bon sa vision n'est peut être pas celle du marché, perso je préfère une édition deluxe sans couverture rigide justement ! il faut trouver un juste milieu entre plaisir de lecture et belle objet ( papier, traduction, adaptation, format, design )

 

par contre merci pour adachi

 

shun

De shun [1535], le 25 Octobre 2012 à 19h32

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Quel bonheur que de voir Beshari Gurashi arriver ! Un titre tellement spécial que je n'osais même pas l'espérer en France. J'attends de voir ce que va donner la fameuse traduction :-)

Et va falloir pousser Idol A et Q & A ! L'idée de ne plus avoir d'Adachi en France si ces deux-là ne marchent pas me fait beaucoup de peine.

Koiwai

De Koiwai [10308], le 25 Octobre 2012 à 19h10

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Merci pour l'interview.

Fenris

De Fenris [2736], le 25 Octobre 2012 à 19h09

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Pas mal, comme d'hab.

Moi je retiens un point, et ça me fait pleurer, c'est de voir que Mitsuru Adachi ne se vend pas, et que cela risque d'être sa dernière chez Tonkam si ses deux derniers titres font un flop ...

geoff

De geoff [1104], le 25 Octobre 2012 à 18h37

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Très bonne interview, perso j'adore les éditions Tonkam - c'est là où je possède le plus de titres.

Avec Yuu Watase, Kaori Yuki et Clamp, il y a déjà du niveau!!

Avec la collection nostalgie, je me fais plaisir (Lucile, embrasse moi - Maison Ikkoku - Georgie...).

Merci d'avoir édité la casi totalité des séries présentent dans Magnolia ^^

Et avec les collectors je jubile (magnifique édition de Sakura Gari).

La seule tristesse pour moi, c'est l'arret de "Les enquêtes de Kindaichi" et le ralentissement de "Crimson Hero".

Merci Tonkam continuez comme ça!!! ^^

Axe77

De Axe77, le 25 Octobre 2012 à 18h32

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"Beshari Gurashi :Ca fait un an qu'on a les droits, mais on ne l'a toujours pas sorti parce que c'est un casse-tête monumental à traduire."

Et bah, s'il faut se faire violence comme ça pour un tome, ça doit faire mal x___x ! Je plains les traducteurs.

CactusVira

De CactusVira [998], le 25 Octobre 2012 à 18h27

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Très instructif, toujours aussi intéressant à savoir!

Museumanga

De Museumanga [5103], le 25 Octobre 2012 à 18h11

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Je retiens plus particulièrement une chose: l'arrivée prochaine de Beshari Gurashi en France... ^_____^

shinob

De shinob [6137], le 25 Octobre 2012 à 17h43

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