Detroit Metal City - DMC

Critique de la série manga

Publiée le Mardi, 25 June 2013

Il est des séries sorties de nulle part, que l’on n’attendait pas spécialement et qui pourtant vous marquerons à jamais…DMC est de celles là !

Les séries sur l’univers de la musique ne sont pas rares, et à coté de titres marquants comme Beck par exemple, il est toujours difficile de se faire une place. Mais DMC se démarque pour deux raisons qui lui donneront sa propre personnalité loin de toute autre comparaison : en premier lieu on trouve l’humour ! Cela va bien au delà d’un simple coté décalé, c’est du pur délire bien gras, du trente sixième degré bien marqué. Les situations sont toutes plus tirés par les cheveux les unes que les autres, et on en redemande.
L’autre particularité du titre vient du thème dans le thème. Il ne s’agit pas de simple musique, on parle là de Death Metal, et quel autre musique que celle là véhicule plus de stéréotypes et de clichés ? Aucune !
L’auteur va donc jouer à fond sur les clichés sans pour autant rendre ridicule les amateurs du genre. Les parodies seront nombreuses (concernant le style musical mais pas uniquement) et les métalleux s’y retrouveront. Avec un minimum de second degré tout le monde comprendra que l’auteur ne se moque pas mais parodie, et tout en jouant sur l’humour il arrivera à retranscrire certaines émotions de la puissance de cette musique (surtout sur la fin). Et après tout, c’est aussi vrai, il n’y a pas plus fanatiques que les fans de Métal !

Le pitch est des plus original, le jour Soichi Negishi, 23 ans, est un jeune ringard, arborant une coupe à frange pitoyable et fan de pop Suédoise…le soir il devient Krauser II, l’empereur du Death Metal ! Rien qu’avec ça on peux déjà imaginer les situations délirantes que cela peut entraîner, si en plus il retrouve une amie de fac dont il est amoureux et qui déteste le Metal, le délire n’en devient que plus grand ! Il est accompagné d’un bassiste à fond dans le style et un batteur, qui au naturel se trouve être un petit gros ringard…mais un brin désaxé, extrêmement porté sur le sexe, mais du coté malsain.
Les situations loufoques sont légions, on rit véritablement de bon cœur, et si il faut reconnaître qu’on se retrouve souvent avec des paroles très crues, grossières, le tout reste bon enfant, l’objectif premier est l’humour et à ce niveau là, l’objectif est plus qu’atteint !

On plonge en plein dans les clichés du Metal, mais justement l’auteur joue à fond là dessus, le pauvre Soichi se retrouve victime de ces clichés, lui qui adore sa gentille maman, il est censé l’avoir tué puis violé…détourner ces clichés est la meilleure des façons de les ridiculiser, et même temps, on retrouve souvent ce pauvre Soichi se prendre au jeu et se laisser aller à des vulgarités qui le dépassent, il frôle la schizophrénie, et nous lecteurs de notre coté, on est plié de rire !
L’auteur grossit bien sur les choses, mais c’est tellement drôle que même le plus puriste des Metalleux rentrera dans le jeu…car il faut rassurer les gens qui ignorent ce qu’est le Metal, bien souvent il s’agit de gens très normaux…mais ici, ce sont tous des psychopathes en puissance, et bien entendu ce pauvre Soichi se retrouve plongé dans un monde qui le dépasse et qu’il subit plus qu’autre chose…du bonheur !!

Le titre fonctionne comme souvent dans les mangas comiques, chaque chapitre présentant une histoire courte. On trouve également des histoires plus longues, celles qui marqueront des points forts et des tournants de la série, à l’image du tournoi Métal !
A chaque fin de chapitre, on a droit à une page revenant sur un terme utilisé, et l’expliquant à la sauce DMC : je vous laisse apprécier la meilleure :
« No thank you : littéralement « non merci ». Formule type pour décliner poliment une sodomie sans froisser son interlocuteur. Surtout ne pas oublier le « no » sans quoi la formule prend un sens exactement inverse, exposant le sujet étourdi à de douloureuses lésions. »
Que rajouter derrière ça ? Tout est dit ! A mourir de rire !

Pour l’anecdote, le titre du manga, Detroit Metal City, est une référence à la célèbre chanson, Detroit Rock City, du très célèbre groupe de Metal : Kiss…ce groupe est plus dans la mouvance du glam que du death (pour les connaisseurs) mais il fut l’un des premiers groupes à se maquiller et à utiliser une mise en scène hors du commun pour leurs concerts…à l’image du groupe du manga. A noter que dans l’adaptation live du manga, Gene Simmons, le démon, le très charismatique bassiste de Kiss fait une apparition…la boucle est bouclée ! (fin de l’anecdote).

Le dessin est très particulier, on pourrait croire qu’il fait vieillot, pourtant le titre ne date que de 2006, mais il n’est pas désagréable pour autant, au contraire il est même sympathique, et très vite on en vient à se dire qu’un autre style graphique n’aurait pas convenu aussi bien à ce titre et son ambiance déjantée.
L’édition de 12 bis est de très bonne facture, aucun défaut à signaler, le papier, l’ancrage, tout est correct et chapeau pour la traduction qui n’a pas du être évidente !

Un titre à lire absolument…en écoutant du Metal bien entendu, et certainement pas de la pop Suédoise ! Un titre qui s’adresse à tous, Métalleux ou pas !


erkael



Note de la rédaction
Note des lecteurs
17.8/20







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19.00,18.00,18.00,16.00,15.00,17.00,16.00,15.00,16.00,18.00

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