Resident Evil - Marhawa Desire - Actualité manga

Resident Evil - Marhawa Desire

Critique de la série manga

Publiée le Lundi, 04 May 2015

Est-il nécessaire de présenter Resident Evil, Biohazard en japonais ? Franchise vidéoludique phare du développeur Capcom née en 1996, la saga a su rapidement s’imposer comme un incontournable du jeu vidéo d’horreur. Presque 20 ans après, l’histoire continue et si les derniers opus en date divisent les fans, le bioterrorisme n’est pas près de s’arrêter pour Chris, Leon et bien d’autres personnages.
Nous sommes en 2012 quand Resident Evil –marhawa desire- commence. Présenté comme une introduction au futur Resident Evil 6, le titre a bénéficié d’une sortie mondiale et profitait de l’effervescence autour de la licence étant donné le prometteur nouveau volet à venir.



L’action se situe peu avant les évènements de Resident Evil 6. Dans la prestigieuse école de Marhawa à Singapour, le professeur Doug Wright est appelé en renfort pour analyser des symptômes particuliers que démontrent certains élèves. Se rendant sur place avec son neveu Ricky, il redoute un danger biologique et informe aussitôt Chris Redfield, agent phare du B.S.A.A…
Il n’est pas nécessaire d’avoir des connaissances précises en matière de Resident Evil pour se lancer dans la lecture de ce court manga en cinq volumes. Le danger biologique présenté ici est nouveau et indépendant des intrigues des jeux vidéo et bien que des personnages célèbres de la saga comme Chris Redfield ou Piers Nivans soient présents, le lecteur fait aussi la rencontre de nouveaux venus. Évidemment, avoir un pied dans l’univers Resident Evil est un avantage histoire de connaître Chris qui ne bénéficie d’aucun traitement particulier durant le manga.



L’histoire s’avère plutôt simple : un danger biologique dans une prestigieuse école, et un ado qui se voit confronté à une menace imminente. L’intrigue a indéniablement des allures shônen qui ne plairont pas à tous, mais permet d’élargir le manga au plus grand nombre plutôt que de le restreindre aux fans purs et durs de la licence. Le scénario, simple, mais efficace, doit son intérêt à son évolution en termes d’intensité. Partant d’une simple poignée de zombies, la pandémie finit par évoluer pour opposer nos héros à une armée de morts-vivants. Ainsi, le manga tente de ravir les deux catégories de fans : ceux qui préfèrent les anciens opus privilégiant le suspense et l’angoisse et ne présentant pas forcément une armada de zombies, et les autres qui apprécient ce savant cocktail d’horreur et d’action. La tension va crescendo, jusqu’à aboutir à un final explosif. De par la surenchère d’action, chaque volume se lit assez vite, faisant de ce Marhawa Desire un divertissement coup-de-poing des plus efficaces.



Marhawa Desire cherche à introduire Resident Evil 6, une introduction légitimée uniquement par sa fin. Finalement, le titre peut être considéré comme un chapitre de la fresque à part entière et afin de comprendre véritablement le lien entre le manga et la chronologie, il convient d’avoir joué au jeu vidéo, le sixième opus. Cela concerne notamment un personnage encapuchonné et énigmatique dont l’identité véritable n’est dévoilée que pour le jeu. Et pour celui qui aurait terminé le titre sur console de salon, le manga n’apporte pas grand-chose en soi, ce qui d’un côté permet de faire de ce titre une œuvre grand public.

La petite déception concernant le titre, c’est peut-être sa galerie de personnages. Bien que Capcom ait cherché à toucher un large public, certains partis pris prouvent la volonté de l’entreprise de s’adresser avant tout aux fans. Seuls des personnages comme Ricky et Doug sont développés tandis que les soldats comme Chris et Piers ne servent qu’à faire le ménage. Capcom part du principe que le lecteur connaît déjà ces personnages et qu’il n’y a pas besoin de s’étendre sur eux. C’est fort dommage, car ces figures, très riches dans les jeux vidéo, n’ont droit à aucune justice en termes d’approfondissement et que les nouveaux personnages s’avèrent très classiques, ne parvenant pas à créer l’attachement.



Si le scénario du manga est directement assuré par Capcom, Naoki Serizawa se charge du dessin. Le papa de Saru Lock fait preuve d’un grand talent graphique et s’avère particulièrement doué pour dépeindre les séquences explosives, ces instants où les héros dégomment une armada de zombies à eux seuls. Aussi, le mangaka sait s’approprier le chara-design d’origine, si bien qu’il est très facile de reconnaître certains personnages importants comme Chris et Piers. Avoir choisi cet auteur est donc judicieux et peut permettre à ses fans de découvrir un pan important du monde vidéoludique.
Bien sûr, parmi les talents de l’auteur, remarquons son habilité à dessiner de jolies demoiselles, une capacité qu’il parvient à modérer puisqu’il ne s’agit pas de faire de ce titre une œuvre glamour, mais bien un récit coup-de-poing.

Globalement Kurokawa nous livre une très bonne copie à chaque volume. La traduction est correcte et fluide et même si le manga est avare en référence aux volets précédents, les quelques clins d’œil sont correctement adaptés, prouvant que l’éditeur ne s’est pas lancé dans cette licence au hasard. Félicitons aussi l’éditeur pour son travail remarquable sur les couvertures qui paraissent bien moins vides qu’en VO.



Resident Evil –marhawa desire- n’est pas forcément un titre à retenir comme une introduction à Resident Evil 6 mais bien comme un récit à part entière, comme peuvent l’être les deux films en images de synthèse réalisés par Sony. Le récit peut-être compris sans avoir suivi la chronologie Resident Evil et il ne s’avère pas indispensable à la bonne compréhension du sixième opus. En réalité, nous avons là un bon petit manga d’action qui peut permettre de faire découvrir la licence sous ses deux facettes : quand le ton est angoissant ou quand l’action est explosive. En ce sens, le titre peut plaire aux non-connaisseurs de la saga comme à tous les fans, ce qui en fait une lecture des plus sympathiques !
 


Chroniqueur: Takato


Note de la rédaction
Note des lecteurs
15.7/20







Evolution des notes des volumes selon les chroniques:

15.00,13.00,14.00,14.00,14.00

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