Lost Paradise - Actualité manga

Lost Paradise

Critique de la série manga

Publiée le Lundi, 11 March 2013

Aussi talentueux soit-il, même le meilleur des éditeurs peut faire des erreurs, même avec des titres remarquables parsemant le catalogue, aucun éditeur n’est à l’abri d’un titre catastrophique…c’est précisément ce qui s’est passé avec Ki-oon et le titre qui nous intéresse ici : Lost Paradise !

Sora est une jeune fille enjouée, pleine de vie qui va rejoindre le célèbre établissement Utopia, un lycée bourgeois avec des règles bien particulières. Elle va très vite comprendre que les filles sont reléguées au rang d’objet, elles appartiennent aux garçons, leurs protecteurs, qui se servent d’elles comme armes (littéralement) dans des duels pour s’emparer justement de ces armes. Seuls les garçons pouvant participer à ce jeu, l’Hexagram, mais par on ne sait quel bug, Sora peut également participer. Elle qui a toujours rêvé d’être un preux chevalier allant secourir les princesses sont vœux va enfin pouvoir se réaliser…mais elle va devoir lutter contre le conseil des élèves et le terrible L !

Comment un tel concept à t-il pu sortir de l’esprit d’un auteur, un titre mettant en avant une telle misogynie, présentant un univers où les femmes sont méprisées, réduites en esclavage, maltraitées, réduite au statut d’objet et servant de récompenses à des hommes se battant de façon primaire ?
Bien entendu ce n’est pas si choquant dans le sens où il s’agit de fiction, d’un concept de départ qui aurait pu s’avérer intéressant, mais comment rendre un tel concept crédible dans un univers en tout point identique au notre, puisqu’à aucun moment ceci n’est présenté comme un univers fictionnel.
Tout ceci aurait pu ne pas être un problème si l’auteur avait réussi à créer une ambiance, et un ton spécifique, mais ce n’est pas le cas. Les personnages s’avèrent creux et inintéressants, en particuliers les personnages féminins qui sont tellement cruches et insupportables que cela justifierai presque leur statut d’objets.

Naviguant entre le shojo et le shonen, ce titre semble chercher son public, mais il ne propose aucun élément fort des deux genres, juste des clichés navrants, et surtout un manichéisme affligeant (les filles sont de pauvres victimes et les garçons sont atrocement méchants).
Et tout ça est d’autant plus dommage qu’on trouve malgré tout de bonnes idées mais qui sont maladroitement exploités. En premier lieu, ce concept de jeu virtuel est plutôt intéressant, bien que pas forcément original, mais c’est le fond qui ne suit pas. Tout au long du titre, un parallèle est fait avec un conte (imaginaire), où Sora est le chevalier, les filles qu’elle libère seraient les princesses et L, le méchant roi. Assez simpliste, ce parallèle apporte malgré tout une touche de fantastique et un imaginaire séduisant, mais justement le parallèle est trop simpliste et tire sur une conclusion qui ne tient pas la route. Pourtant là encore il y a de l’idée, cela aurait pu être remarquablement bien amené, mais au final on a l’impression que le conte qui aurait simplement du servir de support s’avère être la cause de tout ça, ce qui nous laisse un peu perplexe.
Alors que durant toute la série on a connu justement une linéarité et une schéma trop répétitif pour être prenant, on assiste dans le dernier tome à des bouleversements trop brutaux et radicaux pour être crédibles. Les représentation s’inversent, et les bourreaux deviennent des victimes…on n’y croit tout simplement pas !

Graphiquement c’est plutôt jolie, mais sans grande originalité. Beaucoup trop de personnages féminins se ressemblent.
La mise en scène est elle par contre plutôt réussi notamment grâce à n découpage intéressant.

Trop d’éléments inutiles, de choses prévisibles et une trop grande linéarité ont finit d’annihiler les bonnes idées de ce titre qui avaient déjà du mal à percer au milieu d’un concept trop peu crédible (et ridicule). Le titre ne décolle jamais et alors qu’il prenant enfin une orientation qui aurait pu être intéressante sur la fin, on se noie dans les incohérences et les choses aberrantes, ainsi que dans les excès de l’auteur (un personnage qui pleure du sang pour mieux symboliser sa folie…)

Au milieu de tous les titres de qualités de l’éditeur, ou encore de tous ceux qu’on trouve sur le marché, vous n’avez aucune raison de vous intéresser à celui ci !


erkael



Note de la rédaction
Note des lecteurs
18.17/20







Evolution des notes des volumes selon les chroniques:

12.00,13.00,12.00,10.00,9.00,6.00

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