Journal de ma solitude - Actualité manga

Journal de ma solitude


Rated
Note des lecteurs
16/20
Nagata Kabi, l’autrice de “solitude d’un autre genre”, écrit à son moi du futur de touchantes lettres dessinées décrivant sans fard les effets de sa dépression.
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Synopsis

Après Solitude d’un autre genre, livre dans lequel Kabi Nagata illustrait sa vie en prenant pour point de départ à sa réflexion sa rencontre avec une prostituée lesbienne, elle commence la tenue de ce journal qu’elle s’adresse afin de poursuivre sa démarche introspective. Car depuis que son livre est paru, il lui faut vivre sa vie “d’après” : les effets sur sa famille de sa mise à nue et de son coming out, les critiques de lecteurs, ses premières expériences avec l’indépendance, l’amitié… Sans oublier l’amour, maintenant qu’elle a affirmé sa sexualité. Aujourd’hui encore, elle cherche qui elle est et comment elle peut être elle-même.

Thèmes

Highlight of the serie:

Sous forme de lettres à adressées à son moi du futur, Kabi Nagata écrit le journal de sa dépression, une maladie complexe et insidieuse, parfois difficile à appréhender, que Kabi Nagata décrit de façon simple à l’aide de schémas, de comparaisons et de métaphores qui aident le lecteur à comprendre ses angoisses mais aussi ses espoirs.
Journal de ma solitude fait suite, au Japon comme en France, à la publication de Solitude d’un autre genre, récit dans lequel l’autrice décrit la longue introspection qui l’a menée à se rendre compte de son homosexualité et à rencontrer une prostituée afin de combler son manque de contact humain. Un mal dont souffrent de nombreux Japonais qui, comme elle, sont encore vierges à l’approche de la trentaine.
Elle commence enfin à goûter au “doux nectar” dont les autres semblent jouir en secret… Mais la dépression est une maladie faite de hauts et de bas et la publication de son premier ouvrage, salué par la critique et les lecteurs au Japon, n’a pas que des effets positifs, surtout sur sa vie familiale.
Au fil de ses lettres, le lecteur suit son combat quotidien contre elle-même pour s’en sortir : que ce soit habiter seule, renouer avec ses amis ou perdre ses habitudes autodestructrices.
Journal de ma solitude est un récit universel sur la dépression qui met en mots et en images une maladie souvent incomprise mais c’est aussi le témoignage d’une artiste dont le mal-être reflète celui de nombreux jeunes Japonais face à la constante pression sociale à vivre une vie “normale”.

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16/20

Suite de l'autobiographie de Kabi Nagata, qui continue à se livrer (pour autant qu'on puisse en juger) avec sincérité et sans volonté d'auto-apitoiement, bien que son mal-être transparaisse régulièrement, la jeune femme luttant contre la dépression. Via des chapitres chronologiques et grosso modo thématiques, Kabi Nagata nous fait ainsi part de sa volonté d'indépendance et des efforts qu'elle fournit pour se rapprocher de son idéal de vie, de ses relations avec sa famille et de son ressenti vis-à-vis d'elle, des conséquences de la publication de Solitude d'un autre genre, entre autres.

 

Avoir les deux tomes japonais compilés en un seul permet de se rendre d'autant mieux compte de ce que peut être la dépression : la période couverte étant plus durable, on constate que sur le long terme, des phases positives alternent avec des phases de profond désespoir, Kabi Nagata étant d'ailleurs d'autant plus expressive qu'elle se montre alors plus laconique, comme partagée entre sa volonté de sincérité et une certaine retenue. La lecture n'est pourtant pas déprimante (même si le lecteur est souvent amené à compatir), en effet on a l'impression que, malgré des échecs et passages à vide, la narratrice/autrice est sur une pente ascendante : si on établit une comparaison avec Solitude d'un autre genre notamment (qu'il est à mon avis préférable d'avoir lu avant), la jeune femme reprend à son rythme une vie sociale, elle semble faire plus attention à elle, enfin le fait d'avoir mis des mots et des images sur ses maux, sans la libérer complètement (ce serait trop beau), l'aide à faire face voire à avancer.

 

En nous livrant son expérience, Kabi Nagata nous amène donc à réaliser de façon moins abstraite ce qu'est la dépression, bien qu'elle ne fasse que partager le récit de sa vie et qu'elle n'ait par conséquent aucunement l'ambition de se poser en exemple ou en contre-exemple, elle le dit explicitement en fin de volume. D'ailleurs, tout en la suivant avec intérêt, le lecteur ne lui donnera pas forcément raison sur tout, il aura nécessairement un ressenti différent quant à certains événements ou réactions, sans pour autant considérer que la jeune femme a tort. Elle est, avant tout, humaine, faillible et perdue, mais fermement décidée à se sortir du tunnel et prête à se remettre en cause autant de fois qu'il le faudra pour cela, ce qui la rend très attachante.

 

Enfin, en fin de tome est également publié un one-shot de Kabi Nagata, exprimant succinctement et sous forme de shonen le malaise qui peut être le sien vis-à-vis de la société. Tout en restant dans le thème, le regard est donc différent et le résultat s'avère assez fun, il constitue en tout cas un appendice bienvenu.

Mitsuko62

De Mitsuko62 [1813], le 28 September 2020 à 17h03

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