Bestiarius Vol.1 - Actualité manga

Bestiarius Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 26 January 2016

Critique 1

Ier siècle après Jésus-Christ, l’Empire Romain domine les terres et a soumis aussi bien les Homes que les bêtes en tout genre, du dragon au minotaure. Nombre de ces esclaves sont contraints à se battre dans les arènes pour divertir les seigneurs et peuples romains, chaque esclave cherchant ainsi à vivre un peu plus longtemps et gagner son dû en pariant sa vie. Parmi eux, Finn est un humain talentueux qui s’est attaché à Durandal, une wyverne qui a pris le jeune homme sous son aile, lui apprenant les arcanes du combat et l’élevant presque comme un fils…

Il est assez difficile de passer à côté de Masasumi Kakizaki, auteur des très appréciés Rainbow, Hideout et Green Blood qui s’est largement démarqué par son style graphique précis et fouillé, donnant une dimension certaine à chacune de ses œuvres. C’est chez Kazé que son retour se fait en grande pompe avec Bestiarius, un shônen ancré dans l’Heroic-Fantasy, s’inspirant des récits de gladiateurs en apportant un univers riche à base de bêtes mythiques en tous genres. Le résultat est à la hauteur de nos attentes puisqu’en termes de divertissement efficace et pêchu, l’auteur nous livre un premier opus de très bonne facture.

Ce premier volet propose en réalité deux récits presque indépendants qui racontent les combats de deux binômes dans les arènes de Rome. Enfin… il serait faux d’affirmer que rien ne relie ces deux histoires puisqu’un élément permet de les associer afin de, peut-être, revenir ultérieurement dessus dans les tomes à venir.
Dans les deux récits, l’auteur joue sur l’association entre un humain et une créature de légendaire, une manière d’explorer l’univers étendu de l’œuvre tout en jouant sur les différences et similitudes entre plusieurs races. Tout ceci permet à chaque récit de jouer sur les combats et l’intensité dramatique, un moyen de ponctuer efficacement les scénarios de ce tome et proposer un instant de lecture hautement efficace. Toutefois, on pourrait reprocher à l’auteur de s’être laissé aller sur certaines facilités sur la tournure des événements puisqu’après avoir lu la première intrigue, le lecteur n’aura pas trop de mal à anticiper la seconde. Gageons aussi que Masasumi Kakizaki s’essaie pour la première fois à l’exercice du shônen et qu’il lui est difficile de cerner son public, raisons pour lesquelles on espère une intrigue plus surprenante une fois que le maître aura pris ses marques.

A côté de ces deux histoires, on retient un univers basé sur des éléments simples de prime abord, mais qui permettent à l’auteur une infinité de récits et de développements. A ce stade, nous n’en savons encore que très peu du monde de Bestiarius, sur le combat que mènent certaines factions contre l’Empire romain et la manière dont pourrait s’achever l’histoire. A travers des groupes parallèles de personnages, le mangaka a les cartes en mains pour développer une intrigue digne des grandes sagas d’Heroic-Fantasy, espérons, alors qu’il ne se limite pas à la case shônen et prenne conscience de tout le potentiel de son œuvre qui a encore beaucoup à nous raconter.

Mais s’il y a bien un élément de ce tome qui l’unanimité, c’est le coup de crayon de l’auteur qui s’est bonifié depuis Rainbow. On savait chez Masasumi Kakizuki une aisance dans la mise en scène et les traits fouillés, mais il atteint ici un nouveau stade de son art, sans compter qu’un univers basé sur des combats d’arènes et des bêtes mythiques telles que les dragons lui permettent d’exprimer son talent avec des enjeux bien plus colossaux qu’une série mettant simplement en scène des humains. Ainsi, chaque page de Bestiarius est riche et décortiquée avec soin, sans compter que les illustrations plus larges fourmillent de détails et que le lecteur a bien de quoi s’émerveiller devant les quelques pages couleur qui parsèment ce volume. Si scénaristiquement la série n’en est qu’à un stade de divertissement efficace, c’est dans le dessin qu’elle atteint une dimension plus artistique.

L’édition de Kazé est de très bonne facture. Fort des attentes des lecteurs, l’éditeur a opté pour une couverture mate et a garni son volume de pages couleur imprimées sur un papier couché plus épais pour garantir le plaisir en mains de l’ouvrage. La traduction n’est pas non plus en reste puisque le texte est correctement adapté, notamment en ce qui concerne les termes spécifiques liés aux créatures de légende. Si on cherche à pinailler, peut-être peut-on regretter que le titre soit imprimé au format shônen-up, un plus grand volume aurait en effet permis d’apprécier le trait de l’auteur à sa juste valeur. Néanmoins, ce serait chercher à chipoter, Kazé ayant fait de son mieux pour rendre hommage au style du mangaka.

Avec ce premier tome de Bestiarius, ne vous attendez pas forcément à un récit qui renouvelle le genre. Non, les deux intrigues proposées par ce premier tome sont même basiques, mais mettent en avant un univers d’une grande densité qui ne demande qu’à être exploré, le tout ponctué de combats fouillés et d’un style graphique somptueux. Il n’en fallait pas tellement plus pour faire de ce premier tome une lecture réussie, mais sachant que la série a une marge de progression conséquente, la suite ne pourra qu’être meilleure.


Critique 2

S'étant imposé en une poignée d'oeuvres comme l'un des plus bluffants dessinateurs de sa génération, Masasumi Kakizaki nous revient en France avec une oeuvre toujours en cours au Japon avec 3 volumes : Bestiarius, sa toute première série publiée dans le Shônen Sunday de Shôgakukan (jusqu'à présent, l'auteur n'a été publié que dans des magazines historiquement orientés pour jeunes adultes).

Débutée en février 2011 avec la publication d'un récit auto-conclusif en deux chapitres dans le magazine Shônen Sunday de Shôgakukan, cette saga fut reprise par son auteur en 2013, peu de temps après la fin de Green Blood. Le tome 1 regroupe le 1er épisode (le one-shot en 2 parties sorti en février 2011) et le 2ème épisode (4 chapitres). Le volume 2, quant à lui, regroupe les 7 premiers chapitres constituant le 3ème épisode.

Ce format fait de récits indépendants est-il gênant à la lecture ? Hé bien pas du tout, puisqu'il colle très bien à ce que l'auteur souhaite y développer : une sorte de saga faite de "mythes", de légendes héroïques inventées par ses soins, où il entremêle deux univers qui n'avaient a priori pas grand chose en rapport. En effet, après avoir abordé l'horreur dans Hideout et avoir offert sa version du western dans Green Blood, Kakizaki revisite ici l'apogée de l'Empire Romain... en y incorporant des éléments de la mythologie, mais aussi des éléments de fantasy via un bestiaire tout droit issu de ces récits fantastiques !

Nous voici donc plongés en plein premier siècle après Jésus Christ, au coeur d'un apogée Romain où Kakizaki, malgré ses rajouts surnaturels et sans jamais chercher à être minutieux historiquement, respecte toutefois au minimum les quelques éléments rigoureusement historiques qu'il expose, surtout autour du règne de Domitien et de sa réputation de despote. Dans un contexte où Rome ne cesse plus d'étendre sa domination en Europe et soumet les unes après les autres les contrées hostiles, tous les êtres marginaux sont forcés à devenir des esclaves guerriers tout juste bons à s'affronter dans l'arène pour le bon plaisir de l'Empereur et du peuple romain. Au-dessus de ça, l'auteur nous offre l'incursion de cet élément qui dénote tant : le bestiaire issu de la fantasy et de la mythologie. Ainsi croisera-t-on dragons, wyvernes ou autres Minotaures aux côtés des criminels et orphelins prisonniers, pour des combats en arène ou des amitiés naissantes pour le moins atypiques.

C'est dans ce contexte que le mangaka nous offre dans ce premier tome deux récits distincts et faisant fi de la chronologie (le deuxième récit ayant lieu avant le premier).
Dans le premier, nous suivons, à l'époque de Domitien dans les années 80, la relation entre l'humain orphelin Finn et la wyverne Durandal qui est le dernier représentant de son espèce (massacrée par Rome). Tous deux prisonniers dans l'arène, ils entretiennent une relation digne d'un père et d'un fils pour des raisons que nous découvrons peu à peu, mais que nous devinons vite. Cela dit, cette relation risque fort d'être menacée par le sadisme d'un Domitien qui décide de les faire s'affronter...
Dans le deuxième, Kakizaki met de côté le bestiaire fantasy pour réinterpréter à sa sauce un mythe déjà existant : celui du Minotaure. Mais en dehors de la présence des personnages mythologiques, les éléments et événements y sont bien différents du mythe original, ne serait-ce que par le comportement très différent du Minotaure et d'Ariane/Arianna, que nous vous laissons découvrir...

Dans les deux cas, on ne peut pas dire que le fond des histoires soit original. Il reste même très basique, en développant assez rapidement les relations entre les personnages et en ne proposant que des rebondissements totalement prévisibles. On a la sensation que les choses s'écoulent de façon très peu surprenante, en se contentant d'aller à l'essentiel sans développer grand chose, et c'est précisément là que l'on ressent les limites de la genèse du projet. En effet, à l'origine, Bestiarius ne durait que deux chapitres (les deux premiers de ce tome 1), le mangaka avouant même clairement que ce projet a été développé dans la précipitation. Et comme déjà dit, il ne sera repris qu'en 2013 pour un deuxième récit, celui du Minotaure. Dans le premier cas, on a une histoire courte qui se devait de tenir en deux chapitres. Dans le deuxième cas, on tient un récit qui est arrivé deux ans après le premier, et pour lequel l'auteur devait donc surtout se remettre dans le bain. Dans ces conditions, on a forcément deux premières histoires assez banales... mais qui posent des bases intéressantes. L'envie de Kakizaki d'inventer, en quelque sorte, sa propre "mythologie" dans cet univers romain a tout pour offrir par la suite des choses plus ambitieuses, ce qui pourrait arriver dès le deuxième volume qui offrira un récit beaucoup plus long. Et puis, l'aspect indépendant de ces deux premiers récits n'empêche aucunement le mangaka de leur offrir tout de même une connexion promettant d'apporter une cohérence à son univers s'il poursuit ces connexions. Enfin, malgré le classicisme des deux histoires, on y retrouve clairement une thématique qui a nourri les précédentes oeuvres de l'auteur, Rainbow et Green Blood : la volonté d'être marginalisés, pressés, prisonniers de leur condition sociale et de l'univers sombre dans lequel ils évoluent, de regagner leur liberté et leur honneur.

En somme, ces deux récits très classiques ont au moins le mérite de poser efficacement le concept et les bases de l'univers. Mais c'est évidemment un autre élément que l'on attendait impatiemment de découvrir à la lecture : quand on connaît la verve graphique de Kakizaki, on attendait évidemment beaucoup des dessins. Et on n'est aucunement déçus.
Du côté des humains, on retrouve les designs typiques de l'auteur : des vraies "gueules", sournoises comme celle de Domitien, belle, mais inquiétante comme celle d'Arianna, brute comme celle de Sextus, ou affichant une certaine forme d'honneur et de pureté comme Finn et Zénon. Redoutablement efficace.
Mais c'est évidemment le bestiaire que l'on attendait de voir, et celui-ci est tout bonnement impressionnant. La double page couleur du début suffira à vous en convaincre. Dragon, wyverne, manticore... les créatures dessinées par Kakizaki regorgent de détails, sont d'une précision et d'une cohérence d'orfèvre, dégagent de fortes impressions de puissance quand il le faut. Leur façon de se déplacer est elle aussi superbement rendue (par exemple, on ressent bien le mélange de puissance et de lourdeur de Durandal quand il se déplace ou vole). C'est tout bonnement impressionnant, d'une telle densité que l'on en arrive à regretter que le format ne soit pas plus grand, histoire de mieux profiter de ces designs monstrueux.
Le seul regret ? Le manque d'ampleur des combats. Pour l'instant, malgré les visuels précis et intenses, ils se contentent du minimum, ne s'étalent jamais longtemps, et leur mise en scène se contente d'aller à l'essentiel. C'est parfois dommage, surtout dans le cas du combat contre l'impressionnante et effrayante manticore.

Ce premier tome n'est que la mise en place d'un univers à la croisée de deux influences, où Kakizaki, qui pour l'instant ne fait que se rôder niveau histoires, devrait par la suite mieux exercer ses talents de conteur pour nous offrir ses propres mythes et légendes. En attendant, on a tout de même droit à la claque visuelle que l'on attendait. Un divertissement très prometteur, qui nous en met déjà plein les yeux et qui devrait fort logiquement se bonifier par la suite.

L'édition française est on ne peut plus satisfaisante ! La traduction est très claire, le travail sur les polices d'écriture est très bon (par exemple, les propos de Durandal sont dans une autre police, judicieusement choisie, car elle colle à son statut de créature), la qualité d'impression rend très bien honneur aux dessins de l'artiste, et, bien sûr, les 8 pages en couleur sont un bonheur.


Critique 3

Après s'être essayé, toujours plus ou moins avec brio, aux histoires de prisons (Rainbow), au western (Green Blood) et même à l'horreur (Hideout), Masasumi Kakizaki nous revient cette fois avec un récit mêlant l'Histoire et la fantasy, deux univers qui ne devraient pas se croiser en temps normal, mais que l'auteur à jumelé pour un rendu encore plus percutant !

Toujours en cours au Japon, Bestiarius connaît un parcours assez insolite : à l'origine cela ne devait être qu'une histoire courte en deux chapitres qui n'aurait pas dû s'étendre, avant que l'auteur ne décide d'y revenir deux ans plus tard pour prolonger son essai…
L'auteur l'avouant lui même dans les commentaires en fin de volume, Bestiarius a vu le jour sur un coup de tête, une œuvre presque improvisée, qui ne devait être qu'une courte parenthèse dans la vie du mangaka. Cela n’empêche pas qu'on ressente son implication et que ce dernier ne laisse parler librement son talent !

Ainsi nous découvrons un premier récit, relativement court mettant en scène un jeune gladiateur du nom de Finn et une Wyvern, dernière représentante de sa race, nommée Durandal, elle aussi prisonnière de l'Empire romain qui ne cesse de s'étendre et de conquérir d'autres peuples, humains ou non !
Ce court récit va développer le lien unissant ses deux gladiateurs bien étranges tout en nous plongeant dans un univers remarquablement séduisant !
Ensuite nous ferons la connaissance de Zénon, lui aussi gladiateur, et de son grand frère Talos...un Minotaure. Ayant été tous deux arrachés du labyrinthe dans lequel ils ont été élevés par le redoutable gardien, ils vont tenter de racheter leur liberté en accumulant les victoires dans l'arène, quitte à devoir affronter un redoutable monstre !

Le lien entre ces deux histoires ? Il est minime, et s'il est bien présent, il ressemble plus à du rafistolage d’après-coup qu'à une véritable relation !
De par la nature de l’œuvre, et surtout du fait de sa naissance, Bestiarius n'aurait du être qu'une histoire courte, c'est-à-dire le tout premier récit qu'on trouve dans ce premier tome, à savoir l'histoire intégrant Finn et Durandal. Tout ce qui viendra après n'a vu le jour dans l'esprit de l'auteur que quelques années après, ainsi, ayant déjà conclu sa première histoire, il est ensuite parti sur une autre, bien que conservant l'univers. Et c'est ainsi que Bestiarius s'avère être une succession de différentes histoires nous plongeant dans cet univers violent et original, ce qui n’empêche pas quelques liens et clins d’œil d'une histoire à l'autre (un peu à la façon de « Monster Hunter Episodes » par exemple).
Bien que nous plongeant plusieurs années avant le premier récit, Kakizaki va donner un rôle secondaire à Durandal qui fera donc le lien, et conclura cette histoire par une apparition finale du jeune Finn (c'est là qu'on ressent le rafistolage).

Et pour que ce type de récits fonctionne, il faut un univers suffisamment accrocheur et séduisant pour pousser les lecteurs à continuer de lire le titre s'ils n'y trouvent aucun fil rouge ; et à ce niveau Kakizaki gère cela sans le moindre problème ! Il nous propose un monde incroyable dont on devine immédiatement le potentiel. Il crée un univers à la fois séduisant et crasseux, violent et fascinant, fantastique et pourtant ancré dans la réalité ! En effet l'auteur va donc fusionner deux mondes : celui de la grande Histoire en nous plongeant au premier siècle après J.-C., en pleine période d'extension de l'Empire Romain. Il va jusqu'à conserver certains éléments historiques comme la présence de l'empereur et tyran domitien, et à cela il va ajouter le bestiaire de la fantasy et des mythes grecs ! Ainsi l'Empire romain met à genoux de nombreux peuples, y compris ceux des créatures non humaines qui se retrouvent elles aussi réduites en esclavage et condamnées à lutter dans une arène au même titre que les gladiateurs humains.
Dans le premier récit, on se retrouve entièrement plongé dans la fantasy avec la présence d'une Wyvern, l'auteur nous expliquant que Rome a presque éradiqué la race.  Pour le second récit, on se retrouve dans le mythe grec du labyrinthe du Minotaure, mais totalement réarrangé.
En mêlant ces deux mondes, l'auteur s'ancre dans un univers basé sur du concret, faisant appel à nos connaissances historiques, permettant ainsi aux lecteurs les plus frileux avec le fantastique de ne pas être totalement perdus dans l'inconnu, mais cette dose (très présente) de fantasy vient rajouter encore plus de puissance à cet univers. Et quitte à choisir, quoi de mieux que l'Empire romain pour asseoir sa domination et rentrer en conflit dans un but de conquête avec toutes les races possibles et imaginables ? 
Bien entendu dans ces conditions, il ne faut pas chercher de minutie historique ou de grandes précisions, il ne s'agit là que de toile de fond, pour autant l'auteur se base tout de même sur certains personnages ayant réellement existé ou sur des mythes qui parlent à tout le monde !

Le thème se dégageant de ces deux récits renvoie sans peine à ceux déjà traités par l'auteur dans ses précédentes œuvres : la recherche de la liberté et la lutte contre une quelconque oppression ou contre l'injustice ! Ici pas de demi-mesure, l'Empire Romain c'est le mal et il est légitime pour les personnages dominants les récits, et pour les races qui le combattent de s'opposer à cet envahisseur. Domitien ainsi qu'Arianna présente dans la seconde histoire, ne sont nullement nuancés, se sont des pourris et on rêverait de les voir entre les griffes de Durandal, mais ils possèdent le pouvoir et oppriment les faibles. Et c'est uniquement par leur propre force et leur volonté que Finn et Zénon font s'émanciper de ce joug !

L'univers c'est une chose, il est fascinant on l'a vu, les histoires en elles-mêmes sont intéressantes, on les suit avec plaisir, mais n'ont rien de révolutionnaire, par contre visuellement...on prend une grande claque !
Kakizaki l'avait déjà démontré dans ses précédentes œuvres, son trait est unique et diablement efficace. Il le démontre une nouvelle fois ici. Il insuffle un dynamisme incroyable à ses histoires et réussit à rendre ses scènes d'actions bluffantes, on devine le mouvement dans son dessin.
Surtout il arrive à faire en sorte que tous ses personnages dégagent réellement quelque chose, des salauds (qui possèdent des gueules de salauds), aux héros aux visages purs en passant par les créatures qu'il arrive à rendre expressives.

L'édition est de qualité, comme souvent chez Kaze, l'encrage rend honneur au travail de l'auteur, on a même droit à des pages couleurs magnifiques, qui permettent d'insister encore une fois sur le talent de Kakizaki, l'adaptation est impeccable...de l'excellent travaille !

Un premier tome saisissant, à défaut de nous proposer des histoires surprenantes, l'univers lui l'est totalement ! Et bien que s'agissant d'histoires courtes on en redemande !
  

Critique 3 : L'avis du chroniqueur
Erkael

16 20
Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14.5 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

15.5 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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