MASHIMA Hiro - Actualité manga

MASHIMA Hiro 真島ヒロ

Dessinateur Scénariste Auteur

Interview de l'auteur

L'un des invités les plus attendus de Japan Expo 2010, fut sans conteste Hiro Mashima. Très disponible et chaleureux avec ses fans, l'auteur de Fairy Tail, l'était tout autant avec la presse, et a donc accepté de répondre à nos questions en toute simplicité. Compte-rendu!
 



Manga-news: En premier lieu, nous tenions à vous remercier de prendre le temps de répondre à nos questions.
Hiro Mashima: C’est moi qui vous remercie!


Une question classique pour commencer: pouvez-vous nous décrire votre parcours? Comment êtes-vous devenu mangaka?
Je suis vraiment autodidacte et n’ai pas vraiment eu un parcours classique. J'ai moi-même envoyé mes premiers essais aux éditeurs.


Et quel éditeur à répondu en premier ?
C’est Kodansha !


Quels sont les auteurs qui vous ont influencés?
Akira Toriyama (Dragon ball) en premier lieu! Il y a aussi Yudetamago, l'auteur de Kinnikuman (plus connu en France sous le nom de Muscleman, ndlr).

 
 
 
Votre premier manga a débuté en 1998. Il s'agit de Rave, qui a totalisé 35 tomes. Comment avez-vous réussi à tenir en haleine aussi longtemps vos lecteurs?
Cela vient du fait que je ne me suis jamais lassé au cours de ces 35 tomes, et c'était toujours avec beaucoup de plaisir que j’écrivais et inventais des histoires! Je pense que c’est cela qui s’est ressenti et qui a fait que les lecteurs sont restés fidèles à la série.
 
 


La fin de Rave est riche en révélations et en surprises, notamment autour du personnage de Sieg. Est-ce que tout était planifié dès le départ?
Je l’avais prévu depuis longtemps mais je n’en avais même pas parlé à mon éditeur afin de garder cela vraiment comme un secret!


Cela n’a pas posé de problèmes?
En fait, j’avais peur que mon éditeur s'oppose à ce que je comptais faire, je voulais donc le mettre devant le fait accompli... Heureusement, il a soutenu et apprécié mes idées!


Pensez-vous réussir à faire de même avec Fairy Tail, une série aussi longue et haletante ?
Oui ! (rires)
 
 


Avez déjà une idée de la fin de Fairy Tail?
Pour l’instant Fairy Tail vit plus au jour le jour, j’avance vraiment au feeling. Mais j’ai déjà plusieurs idées possibles en tête pour qu’il y ait autant de force sur la fin de Fairy Tail que pour Rave.


La concurrence est rude dans les magazines de shonen. Comment arrivez-vous à vous démarquer des autres mangakas ?
En fait, je n’ai pas de méthode particulière, j’essaie juste d’être à fond dans tout ce que je fais, même dans les choses qui ne se voient pas forcément au premier coup d’œil.


Combien avez-vous d’assistants et quelle est la répartition des taches ?
J’ai cinq assistants. Dans les faits certains sont effectivement plus responsables des décors et des finitions, mais je tiens vraiment à ce que tous soient polyvalents. Chacun est donc capable de remplir tous les postes.
(Il prend un tome de Rave posé sur la table, ndlr)
Là par exemple c’est une assistante qui n’est plus dans mon équipe, Miki Yoshikawa (auteur de Drôles de racailles, ndlr), qui a dessiné cette case, et on peut voir ce personnage de lycéenne qui est le personnage de sa série.
 



Comment concevez vous vos personnages ?
C’est surtout par le dessin. Je passe mon temps à remplir un carnet de croquis avec des petits personnages auxquels j’ajoute des commentaires. De temps en temps un personnage finit par naître, avec déjà les prémices d'un caractère. Puis je réfléchis à son éventuelle intégration dans une histoire. 


Quel est le dernier personnage que vous ayez introduit dans une histoire de cette façon?
C’est un personnage de Fairy Tail qui s’appelle Sugar Boy. Je ne pense pas qu’il soit apparu dans un tome déjà sorti en France.


Comment est né le personnage de Plue pour lequel vous semblez avoir beaucoup d’affection, qui apparaît dans Rave et revient dans Fairy Tail.
En fait c’est un petit croquis que j’ai créé quand j’avais 13 ou 14 ans pendant un cours. C’est purement affectif.


Monster Hunter Orage vient de sortir en France. Comment s’est déroulée cette adaptation de jeu vidéo? Avez-vous eu toute liberté ?
J’ai eu beaucoup de liberté pour imaginer une histoire tout en devant intégrer des personnages et des créatures présentes dans le jeu , afin d'en respecter l’univers. On m'a laissé la liberté d'apporter de nouvelles histoires pour aller plus loin.
 
 
 

Comment avez vous trouvé l’adaptation animée de Fairy Tail?
J’adore l’animé, et j’adore la voix de Natsu ! (rires)


Nous nous adressons au doubleur de Natsu dans l'anime, présent lors de l'interview.

Aviez vous lu la série avant de travailler sur le personnage ?
Bien avant que je sache que je serai la voix de Natsu j’avais acheté et lu le premier tome de la série et cela m’avait vraiment beaucoup plu. J’aime bien imaginer des voix quand je lis un titre, et donner des timbres particuliers aux personnages.
Je trouvais le personnage de Natsu plutôt difficile parce qu’il a des dons exceptionnels par rapport à ses amis. Je me sentais plus proche de Grey qui faisait des efforts pour augmenter son niveau de magie alors que Natsu.


Merci beaucoup!
 



Remerciements à Hiro Mashima et aux éditions Pika.


Interview n°2 de l'auteur

Publiée le Mardi, 13 Mars 2018

Interview au Festival d'Angoulême 2018



Hiro Mashima fut l'un des invités manga phare de la 45ème édition du Festival International de la Bande-Dessinée d'Angoulême qui s'est tenue fin janvier 2018. Si ce n'est pas la première fois que l'auteur venait en France et que nous le rencontrions, sa venue avait une signification particulière, Fairy Tail s'étant achevé en 2017 au Japon. L'occasion pour nous de revenir sur la carrière de l'auteur, son futur, et sa vision de sa série phare.


Fairy Tail s'est achevé après 63 volumes. Quel regard avez-vous sur cette série sur laquelle vous avez travaillé tant d'années ? Avez-vous pu raconter tout ce que vous aviez en tête ?

Hiro Mashima : Oui, de mon point de vue j'ai dit tout ce que j'avais envie de dire dans Fairy Tail. Je suis content que la série se soit terminée de cette manière.



Quelles sont les principales difficultés que vous avez pu rencontrer au cours de la publication de la série ? Avec du recul, y a t-il certains éléments que vous aimeriez modifier ?

Hiro Mashima : Le plus difficile pour moi fut l'arc Tartaros. C'est un arc assez sombre sur lequel j'ai dû passer certains caps. Et si on m'offrait la possibilité de changer des éléments de la série en elle-même, il y a évidemment certains choses que j'aimerais modifier ou améliorer. Mais je sais que beaucoup de fans aiment Fairy Tail tel qu'il est, aussi je ne mentionnerai pas tel ou tel passage que je souhaiterais modifier, de peur de les décevoir.


Le genre de la fantasy est très présent dans vos œuvres, elle se mélange à l'aventure et aux affrontements magiques. Qu'est-ce qui vous attire tant dans ce registre ? Pensez-vous aborder quelque chose de complètement différent à l'avenir ?

Hiro Mashima : Je suis un grand fan de fantasy d'une manière générale, c'est donc normal pour moi d'intégrer ce genre aux mangas que je dessine. A l'avenir, du moins dans mon prochain manga, je vais rester dans ce registre tout en m'en éloignant. Ce sera un nouveau genre de fantasy.


Sur une série aussi longue que Fairy Tail, qui inclut notamment énormément de personnages, quelles sont les difficultés à entretenir une cohérence globale et développer les histoires de chacun ?

Hiro Mashima : C'est vrai qu'il est difficile de garder une cohérence globale sur une série aussi longue. C'est d'autant plus compliqué qu'on peut se retrouver "coincé" avec des petits couacs dans l'histoire. Mais si je commence à trop m'attacher à ça, je ne m'en sors plus. Je fais mon possible pour ne pas trop y prêter attention.



Votre dessin a évolué, vous avez développé votre propre style graphique, on voit aussi que vous aimez représenter un grand nombre de personnages sur vos illustrations couleur. Quels sont les éléments visuels qui vous posent le plus de difficulté quand vous créez une illustration ou un chapitre ?

Hiro Mashima : Pour les planches en noir et blanc, il y a une grande difficulté à entretenir un équilibre entre les nuances, le noir et le blanc. C'est le point le plus compliqué à gérer car s'il y a trop de blanc, la planche manque de force et si on met trop de noir, elle devient trop illisible. Dans le cas de la couleur, plus il y a de personnages et plus le travail devient chronophage, il y a donc une difficulté sur la gestion du temps.


Fairy Tail a développé un véritable univers étendu, notamment avec les différents spin-off. La saga n'est plus constituée uniquement de votre manga. De quelle manière contribuez-vous à ces dérivés ? Avez-vous un regard sur eux afin de garder une cohérence globale ?

Hiro Mashima : Comme vous l'avez souligné, il existe beaucoup de dérivés autour de Fairy Tail, ce qui fait que je ne peux pas tout superviser moi-même. Je le fais dans la mesure du possible et du temps qui m'est imparti. Je peux aussi vous dire que quand je reçois un dérivé créé à l'étranger, que je n'ai jamais vu, je ressens toujours une forme d'excitation à l'idée de la découverte. (rires)
Je peux vous citer un exemple récent. On m'a envoyé une peluche de Happy faite à l'étranger, je n'avais pas du tout supervisé ce produit dérivé. Quand j'ai ouvert le paquet, j'ai vu une peluche toute ronde que je n'avais jamais vue, c'était une découverte vraiment sympa. (rires)



Interview réalisée par Koiwai et Takato. Remerciements à Hiro Mashima, son équipe éditoriale et à Thibaud Desbief, son interprète.
 

  

Conférence publique à Japan Expo 2016



L'invité d'honneur manga de Japan Expo 2016 n'était autre que Hiro Mashima, le mangaka du populaire Fairy Tail, qui attira toujours énormément de monde sur les différents événements qu'il tint. Entre séances de dédicaces, conférence publique et battle drawing avec Reno Lemaire, l'auteur n'a pas été avare en apparitions, et nous allons revenir aujourd'hui sur sa conférence publique de plus d'une heure, qui attira une foule réellement en délire face à son idole en commençant par une très forte séance d'applaudissements et de cris !

Animée de façon très décontractée, la séance commença par les questions de l'animateur au mangaka.


Hiro Mashima, une question très simple pour commencer : comment êtes-vous devenu mangaka ?

Hiro Mashima : Quand j'étais petit, mon grand-père avait l'habitude de ramasser des mangas jetés dans la rue et de les ramener à la maison. Il me les faisait lire, et ça a commencé comme ça.


La passion du dessin est venue tout de suite après ?

Quand j'ai commencé à créer mes propres personnages, j'ai senti une passion naissante en moi.


Vous êtes-vous imaginé un jour faire autre chose que le métier de mangaka ?

D'autres métiers me plaisaient. Après avoir lu Sherlock Holmes j'avais envie d'être détective, mais les enquêtes ce n'était pas trop ça (rires).


Quelles sont vos inspirations ?

Dragon Ball quand j'étais petit a été la plus grosse influence. Je trouvais Goku super cool ! (applaudissements de la foule)



Comment créez-vous un chapitre de Fairy Tail ?

Voici comment je passe une semaine.
Le dimanche, je le réserve aux storyboards, les nemu.
Le lundi je fais une réunion éditoriale avec mon éditeur, sur la base des nemu faits la veille. C'est généralement ce jour-là que je termine le storyboard.
Le mardi j'attaque le crayonné.
Mercredi, jeudi et vendredi, c'est l'encrage des crayonnés.
Le samedi, je fais le travail qui reste. Quand je n'ai plus rien à faire, c'est mon jour de repos. Et je dois dire que ça fait très longtemps que je n'ai pas eu de jour de repos (rires).


Vos assistants suivent le même rythme que vous ?

Mes assistants arrivent à partir du mercredi, pour 3 ou 4 jours. Pour l'instant j'en ai 4 : 2 pour les arrière-plans, et 2 pour les finitions.


Quel est votre secret pour tenir ce rythme ?

Si j'y arrive, c'est parce que je sais que j'ai le soutien de mes lecteurs (tonnerre d'applaudissements dans la salle).



Qui est votre personnage favori, et pourquoi ?

Ca dépend des moments, ce n'est pas toujours le même personnage. Généralement, mon personnage préféré est celui que je mets en avant à ce moment-là. Donc actuellement par exemple, c'est Lucy.


Dans Fairy Tail les personnages féminins sont super forts...

C'est parce que je n'ai que des femmes fortes autour de moi ! (applaudissements et cris féminins s'élèvent dans la salle)


Comment arrivez-vous à créer autant de personnages si charismatiques ?

Premièrement, je pense que chaque personnage que je crée comporte un petit peu de moi. Par exemple, Natsu c'est moi quand j'étais petit au niveau de la personnalité. Pour Lucy qui veut être romancière, c'est la part un peu artistique de moi qui s'exprime. Et parfois je suis un peu comme Happy : j'ai juste envie de rester dans un coin et de ne rien faire (rires).


Le manga est un succès en France et dans d'autres pays. Comment expliqueriez-vous ce succès ?

C'est un sujet qu'on a souvent abordé avec mon responsable éditorial, et on s'interroge toujours. En tout cas, on ressent vraiment qu'il y a énormément de gens à travers le monde qui soutiennent les aventures de Lucy et Natsu parce qu'ils donnent toujours le meilleur d'eux-mêmes. Du coup, je pense que l'un des secrets du succès de Fairy Tail, c'est cette faculté des héros à donner le meilleur d'eux-mêmes.



Vous êtes venu en France en 2009. Pourquoi avoir accepté de revenir ?

La première fois que je suis venu, j'ai eu un accueil tellement chaleureux des fans que je me suis dit qu'il fallait absolument que je revienne (applaudissements de la foule).


Quel souvenir gardez-vous de ce premier voyage en France ?

C'est une anecdote un peu amusante. Lors de ma toute première venue, je voulais absolument voir le Mont Saint-Michel, ce que j'ai fait. J'étais tellement excité que quand je suis allé à la boutique de souvenirs j'ai acheté un truc qui n'avait aucun rapport et venait d'Angleterre. En plus, c'était super lourd (rires).


Fairy Tail a déjà 10 ans. Comment gardez-vous intact le désir de continuer la série ?

C'est parce que je sais qu'il y a énormément de lecteurs qui suivent la série que je trouve la force de continuer. Ensuite, les personnages ont tellement évolué que désormais ils n'ont presque plus besoin de moi pour avancer dans l'histoire. Il arrive parfois qu'après coup je me dise « ah, maintenant Natsu arrive à faire ça ».


Comment vous est venue l'idée de faire une ellipse de 7 ans ?

Je voulais marquer un point fort dans la série, et surprendre les lecteurs.



Avez-vous imaginé un jour que Fairy Tail durerait aussi longtemps ?

Honnêtement, au début je me disais que si j'arrivais à tenir sur deux ans de prépublication et huit tomes reliés je serais content. Donc là, dix ans, je trouve ça exceptionnel. Je n'aurais jamais continué aussi longtemps sans le plaisir que ça procure aux lecteurs.


Durant toutes ces années, avez-vous noté des changements dans l'industrie du manga ?

Quand j'ai commencé, le manga n'étais pas aussi connu à l'étranger, alors qu'aujourd'hui c'est un grand succès, notamment en France.
Ensuite, on dit souvent que le milieu de l'édition au Japon est en crise, mais en même temps il y a de plus en plus de jeunes qui viennent apporter leurs planches aux éditeurs. C'est un étrange contraste.


Que faites-vous en dehors du travail de mangaka ?

J'écoute de la musique et fais des jeux quand j'ai du temps libre. En ce moment je joue beaucoup à Overwatch, mais je me fais tout le temps éclater (rires).


Quel est votre style de musique favori ?

Le punk rock.



Si un jeune venait vous montrer ses planches, quels conseils lui donneriez-vous pour qu'il soit encore meilleur ?

J'aimerais trouver le bon conseil, mais je dirais avant tout d'aller au bout de son idée et de son histoire. Je le mettrais en garde sur le fait de s'arrêter au milieu et de passer à autre chose.


La suite de la conférence vit le public poser ses questions à Hiro Mashima. Nous avons choisi d'en occulter certaines, notamment pour cause de gros spoil.


Savez-vous déjà comment va se finir Fairy Tail ? Ou alors à chaque nouvel arc vous ne savez pas comment ça va évoluer ?

Concernant la fin, je ne peux pas vous faire de révélations, mais je peux vous dire que l'histoire va entrer dans son climax, et que j'espère que vous l'apprécierez.


Les dragons dans Fairy Tail ont un style très occidental. Pourquoi ? Qu'est-ce qui vous plaît dans ce design plus occidental ?

J'aime beaucoup les dragons que vous avez en Occident, et c'est tout simplement pour ça que ça se retrouve dans Fairy Tail. J'ai regroupé beaucoup de documentation dessus.


J'ai l'impression que dans le manga, dès qu'il y a la possibilité de montrer des formes féminines vous y allez au point que va un peu dans la gratuité (rires et applaudissements dans la salle). Est-ce juste une impression ?

J'adore ce genre de dessins, donc voilà (rires). Mais le problème, c'est qu'en France ça va parce que vous êtes très ouvert, mais que dans d'autres pays je me fais parfois gronder (rires).



Pourquoi avoir arrêté si subitement le manga Monster Soul ?

Monster Soul était prévu dès le départ pour ne durer que brièvement. On s'en est tenu à respecter le contrat qui avait été établi. En plus, le héros avait un pouvoir utilisant les catastrophes naturelles, donc c'était difficile de le faire durer très longtemps.


Aurons-nous des éclaircissements sur les personnages avant qu'ils entrent dans la guilde ?

Je ne révélerai pas le passé de tous, mais il y en a pour lesquels ça devrait être le cas.


Prévoyez-vous de faire d'autres tomes de Mashima-en ?

Très bonne question... à laquelle j'aimerais répondre, mais à laquelle je ne peux pas répondre.


Vous découpez votre manga en arcs plus ou moins longs, mais généralement chaque élément trouve une explication plus tard. Pensez-vous que c'est important que toutes les portes ouvertes soient fermées, ou qu'il faut garder quelques parts de mystère ? Et nous direz-vous un jour si le Plue de Fairy Tail est le même que celui de Rave ?

Je pense qu'il y a peu de chances que le Plue de Fairy Tail et celui de Rave se rencontrent un jour.
Sinon, j'ai une vraie volonté de ne pas laisser de mystères dans le manga. Mais comme j'ai une tendance à oublier des choses, il est possible qu'il reste des éléments non expliqués... Si c'est le cas, faite le moi savoir, j'essaierai de combler ce vide.


Tout en continuant de répondre aux questions du public, Hiro Mashima s'installa ensuite à la table de dessin pour y réaliser ce que la foule attendait : un dessin live.



Depuis le début du manga, on retrouve toujours le chiffre 7. Est-ce une coïncidence, ou est-ce volontaire ?

Au Japon on parle souvent du « Lucky Seven », chiffre qui porte chance, donc je l'aime bien et je l'utilise comme ça.


Vous êtes très actif sur les réseaux sociaux pour entretenir votre lien avec les lecteurs. Auriez-vous une anecdote là-dessus ?

Ce qui est un peu amusant, c'est que quand je fais disparaître ou mourir un personnage dans la série, après je trouve parfois sur internet des photos de moi un peu retouchées ou découpées, généralement pas très bienveillantes. Une des plus amusantes, c'était une parodie où je représentais la Mort avec une faux, et où j'allais taper à la porte de chaque personnage pour les emmener.


Avez-vous déjà connu le syndrome de la page blanche ?

Non.


L'enfant ayant posé cette question, déguisé en Natsu, fut ensuite invité sur scène par un Hiro Mashima visiblement attendri ! Inutile de dire que les applaudissements ont fusé.




Pensez-vous que Fairy Tail sera l'oeuvre de votre vie, ou pensez-vous que vous ferez une oeuvre encore plus incroyable plus tard ?

Forcément, le prochain manga que je dessinerai, quand je le commencerai ce sera avec l'intention de faire quelque chose d'encore mieux que Fairy Tail.


A cet instant, Hiro Mashima finit son dessin de Natsu... mais vu qu'il restait du temps dans la conférence, il ne s'arrêta pas en si bon chemin et décida d'enrichir son dessin avec les autres personnages-phares de Fairy Tail !


Que pensez-vous des fanfictions de Fairy Tail qui circulent sur le net ? (rires)

J'en suis sincèrement très content, ça veut dire que la série plaît ! (applaudissements)
Et d'une certaine manière, ça me sert de base de réflexion, car en voyant certaines scènes dessinées par les fans je me dis « ah, c'est vrai qu'on pourrait aussi dessiner ça comme ça ». C'est très intéressant.


Avez-vous déjà d'autres idées de manga après que Fairy Tail sera terminé ?

Je n'ai pas encore d'idées arrêtées, mais j'espère que ça vous plaira autant que Fairy Tail.


Est-ce qu'un jour Grey donnera une réponse aux sentiments de Juvia ? (tonnerre d'applaudissements et de cris dans la salle !)

Je pense que tout le monde a envie de savoir ce que Grey ressent réellement au fond de lui, donc oui, on peut s'y attendre !



Comment avez-vous appris à dessiner ?

Je ne suis pas spécialement allé à l'école de dessin. Je pense que le plus important est de dessiner tous les jours et d'avoir des avis de son entourage.


Dans Fairy Tail, ce qui débloque souvent la situation, c'est le pouvoir de l'amitié. Y a-t-il d'autres choses que vous aimeriez transmettre dans votre oeuvre ?

En plus de l'amitié, il y a le fait de brûler de l'intérieur comme le dit souvent Natsu. Le fait de se transcender.


Quel est votre arc de Fairy Tail préféré ? Et y a-t-il, un jour, un personnage de la série qui va réellement mourir ?

Il y en a beaucoup, mais je pense que la partie sur Erza et le Pandemonium est celle que je préfère (applaudissements d'une bonne partie du public).
Et concernant votre deuxième question un peu embarrassante, je ne peux rien dire, si ce n'est que vous risquer d'être surpris.


Le groupe ayant posé cette question étant cosplayé en personnages de la guilde Fairy Tail, Hiro Mashima les invita eux aussi à venir le voir sur scène !




Que pensez-vous de l'amélioration de vos dessins au fil de la série ?

Avec le temps j'ai appris à maîtriser certaines techniques que je n'avais pas au départ, mais la jeunesse a un bon côté : on dessine toujours avec engouement et entrain, chose qu'on a tendance à perdre sur la longueur. C'est pour ça que j'y fais toujours attention.


Avez-vous prévu de faire une nouvelle génération de Mages ?

Là aussi je vous promets des surprises, car il va bientôt y avoir beaucoup de nouveaux personnages.


Pensez-vous un jour dessiner Happy en humain ?

Pour être honnête, je crois qu'Happy en humain ne serait pas très mignon, donc on va éviter (rires).


Pour plaisanter, Hiro Mashima fit alors un croquis rapide de ce que donnerait Happy en humain, sous les rires et applaudissements du public.



Les deux dernières minutes de la conférence laissèrent le temps à Hiro Mashima de terminer son dessin live, sous une nouvelle salve d'applaudissements et de cris d'une foule décidément déchainée.

Résultat : une conférence plutôt classique et inégale au niveau des questions-réponses, mais qui fut sans nul doute l'un des très grands moments de Japan Expo. Un rendez-vous de plus d'une heure placé sous le signe de la joie, de la décontraction et de la convivialité, de par le bonheur très communicatif des fans venus en ombre, et la volonté constante du mangaka de leur faire plaisir !


Mise en ligne le 17/08/2016.


Interview à Japan Expo 2016



Déjà venu en 2010 à la Japan Expo, Hiro Mashima a fait son retour en France en étant cette fois-ci invité d'honneur du salon. Toujours aussi souriant et près de ses lecteurs, nous avons pu nous aussi l'approcher de plus près pour une nouvelle interview toujours aussi passionnante.



Bonjour Mr.Mashima et merci de nous accorder cette interview. Nous aimerions revenir sur votre journée type, comment celle-ci se passe et comment planifiez-vous votre semaine ?

Hiro Mashima : Avec plaisir ! Pour une journée c'est assez simple : je me lève, je travaille et je me couche ! (rires)

Concernant ma semaine le dimanche je m'occupe des nemu (story-board) et le lundi est le jour où j'ai ma réunion avec mon éditeur où l'on discute sur la base du story-board que j'ai dessiné. Ensuite le mardi je fais les crayonnés sur le story-board qui a été validé et du mercredi au vendredi j'encre le tout : c'est l'étape finition des planches. Enfin le samedi je m'occupe des pages couleurs ou des retouches s'il y en a à faire, sinon je me repose. Mais je dois avouer que sur les dernières années je ne me suis pas reposé un seul jour. (rires)


Est ce que vous vous souvenez du dernier jour où vous n'avez pas dessiné ?

En fait même quand j'ai des jours de congé je dessine aussi, cela doit donc bien faire 10 ans voire même au delà.


On peut dire que vous êtes un réel passionné du travail ! Pouvez-vous nous expliquer comment vous créez un personnage ?

Je fais beaucoup de croquis en temps normal quand j'ai un peu de temps libre et c'est de là que naissent les personnages. Je les peaufine et développe leur histoire, et c'est ainsi qu'ils sont intégrés dans le récit.



Si l'on compare à Rave, l'aventure dans Fairy Tail suit plus une succession de petits arcs. Savez vous vers quoi vous vous dirigez pour le grand final ou vous évoluez plutôt au fil de vos envies ?

La première chose que je peux dire c'est que si les arcs sont plus courts c'est parce que je veux donner un tempo plus rapide à l'oeuvre. D'une manière générale j'ai une idée de ce que sera la fin d'un arc mais pas trop de ce qui se passera entre le début et la fin. Du coup lorsque je finis un chapitre je ressens moi-même de l'excitation à savoir ce que sera le prochain chapitre. Il m'arrive souvent de me dire "bon je sais comment ça se termine, mais si ce personnage meurt qu'est-ce que je vais faire après ?".


Vous avez fait le choix de travailler plusieurs personnages principaux qui reviennent comme un groupe récurrent. Pourquoi avoir fait ce choix et comment vous vous y prenez pour les faire évoluer de manière régulière ?

Dans mon esprit l'histoire est vraiment centrée sur Natsu et Lucy. Après je sais qu'il y a différents personnages qui ont leur groupe de fans et qui plaisent à certaines personnes donc j'ai envie de les mettre en avant. J'essaye de faire plaisir à chaque lecteur et de faire en sorte d'alterner, que ce soit dans la même guilde ou dans une autre, de manière à ce que les autres lecteurs ne sachent pas exactement comment va se dérouler la suite. Je veux qu'il y ait toujours ce sentiment d'excitation à la lecture.


Fairy Tail a aujourd'hui 10 ans. Nous aimerions savoir comment vous abordez aujourd'hui votre oeuvre sachant qu'il y a 10 ans vous commenciez une nouvelle série et qu'aujourd'hui c'est le phénomène que l'on connait. Quels ont été les changements que vous avez dû opérer ?

La première chose que je vais dire c'est que cela me parait incroyable d'avoir tenu aussi longtemps sur cette série. J'ai du mal à prendre du recul et à avoir un regard sur ces 10 ans car la série n'est pas finie et continue encore, c'est assez difficile de se prononcer. Mais bien sûr je suis très heureux d'en être arrivé là et je veux continuer sur cette voie.



Pouvez-vous revenir sur la genèse de Fairy Tail, c'est-à-dire comment le titre est né et de quoi vous êtes-vous inspiré particulièrement ?

Le point de départ dans Rave c'était un personnage qui partait à travers le monde et qui vivait des aventures : en tant que dessinateur ça m'a posé beaucoup de problèmes de le faire bouger comme cela. Du coup je me suis dit que dans mon prochain manga j'allais essayer de faire un personnage plutôt cool, qui restera avec ses amis, qui n'ira plus trop loin et ça sera plus facile et plus léger à porter. Mais au fur et à mesure que je dessinais, l'histoire est devenue aussi lourde à porter que dans Rave. (rires)


Est ce qu'en tant que créateur de la série vous avez un personnage préféré ou un passage/arc favori ?

C'est très variable en fait, ça change selon les périodes. J'ai mes moments où j'aime mettre en avant un tel personnage pendant un arc puis ça change et je passe à un autre. En ce moment par exemple je suis très fan de Lucy, j'ai envie de la mettre en avant, de la faire bouger. Mais si je me mets à faire un passage sur Grey j'aurai beaucoup de sympathie pour lui.


Demain vous allez participer à un battle de dessin face à Reno Lemaire, auteur de Dreamland, un  manga français très populaire. Avez-vous pu déjà feuilleter des mangas français et quel est votre avis là dessus ?

Je ne connais pas très bien l'oeuvre de Reno Lemaire car je n'ai pu que la feuilleter, par contre j'ai lu Radiant de Tony Valente qui lui est traduit au Japon. On voit que c'est quelqu'un qui a beaucoup étudié le manga japonais, si on ne m'avait pas dit que c'était un manga français je ne l'aurai clairement pas deviné. Dans le cas de Radiant je trouve que l'aspect est très proche du manga shonen japonais, mais dans la narration et le découpage on sent que c'est quelqu'un qui a été influencé par la BD franco-belge, cela donne quelque chose au goût différent, avec une approche originale. Du coup je suis assez curieux de lire Outlaw Players chez Ki-oon et j'aimerais beaucoup que ce soit traduit en japonais pour pouvoir le lire.



La plupart de vos univers sont très orientés fantasy et magie, est-ce qu'à l'avenir vous aimeriez bien essayer un genre plus réaliste ?

Concernant les prochaines oeuvres je ne peux pas m'exprimer dessus car pour l'instant je suis concentré sur Fairy Tail à 100%, j'ai encore très envie de faire un manga dans le cadre fantasy. Mais en même temps j'ai envie de me donner des challenges dans d'autres domaines donc pourquoi pas ?


Fairy Tail cartonne en France et vous avez pu déjà venir ici, notamment à Japan Expo en 2010. Quelles relations entretenez-vous avec les autres pays ?

Je suis très heureux de l'accueil qui est réservé à Fairy Tail dans le monde en général mais en France en particulier. C'est quelque chose qui me touche beaucoup car j'adore ce pays et c'est toujours un grand moment de plaisir de rencontrer les fans de ma série.


Comment se passe exactement votre relation avec votre éditeur ? Avez-vous complètement carte blanche ou avez-vous déjà eu des idées qui ont été refusées ou autre ?

La première chose que je dois dire est que nous avons une relation de grande confiance entre l'éditeur, le responsable éditorial et moi, et je considère mon éditeur comme mon premier lecteur. Même si l'avis de mon éditeur n'est pas un avis absolu, à partir du moment où il va me faire une remarque de lecteur genre "c'est pas très drôle ça", je vais devoir me poser la question de pourquoi il l'a ressenti comme ça, si je le change ou pas. Dans le cas où on a une confrontation d'idée et qu'on n'est pas d'accord sur un sujet, où moi je pense que telle scène est bien mais pas lui, on recherche un compromis pour que ce soit lisible pour le lecteur. On trouve un équilibre entre ce que moi j'ai envie d'écrire et ce que les lecteurs ont envie de lire. Je pense être chanceux car dans la plupart des cas ce que j'ai envie de dessiner correspond à ce que les lecteurs ont envie de lire, donc il y a peu de confrontations.



Quelles sont vos inspirations pour Fairy Tail ? Trouvez-vous le temps de lire autre chose ?

Je regarde beaucoup de films, d'animes et je lis autant que possible. En dehors de ça je prends mon inspiration autour de moi, de mes amis, les gens de la vie quotidienne en général. Par exemple quand je suis allé aux Etats-Unis j'ai rencontré un journaliste qui avait une personnalité très impressionnante, je me suis dis que j'allais en faire un personnage et je l'ai mis dans mon manga. Ca sera peut être vous la prochaine fois. (rires)


Fairy Tail est un manga qui met souvent en avant les atouts de ses personnages féminins avec un certain charme. Etant publié dans un magazine jeune public, vous fixez-vous certaines limites et avez-vous déjà modifié certaines pages ou eu des problèmes avec ça ?

En fait oui il y a une auto-censure, il y a des choses que je n'ai pas forcément envie de dessiner et puis effectivement le fait de savoir que c'est un magazine destiné à un public d'une certaine tranche d'âge, on sait qu'il faut respecter les règles de celui-ci. Il arrive aussi que les fans ne soient pas contents car on a dépassé certaines limites.


Pour rester sur les figures féminines qu'il y a dans le manga, on voit qu'elles ont toutes un caractère bien trempé, est ce volontaire et pourquoi ?

La réponse est simple : je n'ai que des femmes fortes autour de moi ! (rires)



La série a 10 ans et le lectorat a donc grandi avec la série. Est ce que vous aimerez aborder un ton plus sérieux et adulte à l'avenir ou justement rester concentré sur le ton actuel plus shonen ?

Je dirai que c'est plutôt l'inverse, au lieu de suivre l'âge de mon lectorat lorsque je serai amené à faire une nouvelle série, j'aimerai repartir de zéro puisque le lectorat a grandi en même temps que celle-ci, comme moi d'ailleurs. J'aimerai pour ma prochaine oeuvre repartir de zéro pour m'adresser à un lectorat plus jeune que celui qui l'est actuellement.


Fairy Tail fait partie des gros hits shonen. Y a-t-il des ingrédients spécifiques selon vous pour réussir et faire d'un shonen un carton comme c'est le cas avec Fairy Tail ?

Alors j'aimerai bien le savoir car si je le savais je n'aurai pas de souci pour mon prochain manga ! Parmi les pistes que j'ai, je pense que le fait que j'exprime assez fortement les relations entre les personnages qui sont dans l'histoire est peut-être une des clés du succès.


On sait que pour construire un arc vous connaissez le début et la fin et improvisez plus ou moins pendant le milieu. Est-ce que c'est la même chose pour la série depuis le début, vous avez la fin en tête et naviguez à vue ou vous savez exactement vers quoi vous allez ?

Non pas du tout en fait. Quand j'ai commencé je n'avais aucune idée de comment ça allait se terminer. Ma seule idée c'était d'étendre l'univers au fur et à mesure. De ce fait, aujourd'hui l'univers est tellement étendu qu'on pourrait s'y perdre un peu. (rires)



L'univers de Fairy Tail est riche, on a eu le droit à des spin off, des films, etc. Une fois la série finie, pensez-vous continuer d'étendre davantage l'univers avec d'autres spin off, etc.. ?

Moi j'aimerai que ça perdure. A la différence de Marvel qui a l'habitude de faire passer un personnage à un autre auteur, ce n'est pas dans la nature de la maison d'édition mais j'aimerais vraiment que ça se fasse un peu de cette manière là. Je pense qu'il y a des ajustements à faire pour que ça puisse arriver, mais j'aimerais que ça puisse exister car c'est une série qui a un certain lectorat conséquent et c'est important de préserver ce lectorat là et le satisfaire.


Vous avez déjà fait une petite histoire mêlant Rave et Fairy Tail. Souhaitez-vous refaire quelque chose dans cette lignée ou préférez-vous considérer Rave comme complètement fini ?

J'ai pas mal hésité avant de faire ce cross over entre Rave et Fairy Tail. Rave avait son public et je n'étais pas sûr que celui-ci accepte le fait qu'on remette les mains dedans et qu'on essaye de bouger les choses déjà établies. Cependant je ne m'interdis pas que ça se reproduise et qu'à l'avenir lorsque je dessinerai un nouveau manga celui-ci pourra avoir des interactions avec le Fairy Tail actuel. J'aimerais bien aussi un jour mettre les Avengers dans mes mangas, mais ça c'est une autre histoire. (rires)


Justement en parlant de super héros, aimeriez-vous un jour travailler en collaboration avec une oeuvre américaine ?

Si on m'en offre l'occasion, oui bien sûr !



Si on reste sur la culture américaine, on peut avouer qu'ils surexploitent les super héros dans tous les sens, et ils commencent à se mettre aux adaptations de manga avec Death Note ou encore Ghost in the Shell. Quel est votre avis là dessus, est ce que ça vous intéresserait de voir vos mangas adaptés de cette manière ?

Si jamais on me le propose oui je serai plutôt content. Je pense qu'il y aurait un gros débat parmi les fans sur qui ferait Natsu, mais oui franchement ça me plairait.


Pour revenir sur la partie création dans Fairy Tail, comment créez-vous un nouvel arc ? Par exemple comment vous dîtes-vous qu'il va se passer telle chose à tel endroit, etc...?

Globalement j'essaye de me mettre à la place des lecteurs, j'essaye de savoir ce qu'ils aimeraient lire et de quelle manière ils aimeraient voir évoluer l'univers que je leur propose. Par exemple pour l'arc d'Edolas, je me suis demandé si ça ne pouvait pas être intéressant de proposer aux lecteurs les personnages qu'ils connaissent mais dans une configuration de personnalités très différentes, à l'opposé de ce qu'ils ont l'habitude de voir. C'est en me mettant à la place des lecteurs que j'envisage les arcs.


Vous disiez tout à l'heure que vous essayez de continuer à lire, voir des films, etc... Quels sont les titres récents qui ont pu vous marquer tout média confondu ?

Je suis un gros fan de Game of Thrones, et en jeu dès que j'ai une minute je passe mon temps sur Overwatch, bien que je me fasse tout le temps écraser ! (rires)



Encore merci pour cette interview très intéressante et on espère vous revoir très vite !

Le plaisir est partagé et j'espère aussi revenir en France bientôt !


Remerciements à l'auteur, au traducteur, aux éditions Pika, aux autres médias présents pendant l'interview ainsi qu'à tout le staff de Japan Expo.

Mise en ligne le 01/11/2016.

MN Actus
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