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Manga - Serie

Tough

JP Title: 高校鉄拳伝タフ
Translated Title: Koko Tekken-den Tough

By SARUWATARI Tetsuya
With SARUWATARI Tetsuya

Publisher FR : Tonkam

Manga - Tough
Average Rating of MN 16.57/20
Average Rating of Readers 17.63/20

La célèbre série pour les fans de free fight.

Kiichi Miyazawa est un petit voyou au grand coeur qui veut devenir le combattant le plus fort du Japon. Son père est l'héritier d'une des écoles d'arts martiaux les plus secrètes et les plus mortelles du Japon, le Nadashinkagéryu, et Kiichi est naturellement destiné à devenir un jour le grand maitre de cette école. Soutenu et entrainé sévèrement mais justement par son père, il va affronter de nombreux adversaires grâce à certaines techniques interdites de la fameuse "école de l'ombre"...


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Hokuto no Ken - Ken, le survivant  /  Baki

Pour paraphraser Omar Sharrif ou presque: "moi, le combat libre c'est ma passion!" Du coup comment résister à Tough?... et bien longtemps j'ai cru que c'était une bien mauvaise série, basée sur du vent, faite par un auteur n'y connaissant rien, mais c'était oublier que le Japon est la seconde nation du combat libre après le Brésil...

Kiichi Miyazawa veut devenir le combattant le plus fort du Japon, il est le fils de l’héritier d’une des écoles d’arts martiaux les plus secrètes et les plus mortelles du Japon, le Nadashinkageryu, et Kiichi est naturellement destiné à devenir un jour le grand maître de cette école. Soutenu et entraîné sévèrement mais justement par son père, il va affronter de nombreux adversaires grâce à certaines techniques interdites de la fameuse "école de l’ombre"... Voilà pour le résumé qui ne décrit pas pour autant à quel point la série est puissante…
On commence par des affrontements sans réel enjeu, ou chaque style y passe, judo, karaté, sumo, kick boxing... puis apparait un super méchant avant d'entamer un tournoi réunissant les 16 hommes les plus forts du monde!!

Avec un schéma très répétitif à ses débuts (Kiichi affronte un adversaire maîtrisant un style particulier, puis rencontre un adversaire plus fort qui souvent écrase le précédent, entraînant une nouvelle phase de préparation pour le combat…), l’auteur arrive à sortir de ce cadre pour nous proposer d’excellents rebondissements. Outre le classique tournoi (encore que celui-ci sera loin d’être linéaire et nous réserve de grosses surprises), Saruwatari va donner une histoire au Nadashinkageryu, l’art pratiqué par Kiichi et son père, et cette histoire va être riche et complexe, tragique et profonde, bref, tout ce qu’il faut pour passionner le lecteur!
Sur la fin la série prend une toute autre dimension, cette découverte du passé du Nadashinkagé et du destin de la famille Miyazawa va nous propulser dans une histoire épique et puissante qui ne sera pas sans rappeler Hokuto no ken…alors certes à ce moment on perd grandement en réalisme, mais on y gagne en richesse du scénario. Du grand art !

Vu comme ça cela parait super classique, et en fait ça l'est vraiment, un jeune héros qui veut devenir le meilleur combattant du monde (il y en a c'est les pirates, d'autres les ninjas ou encore les shamans... chacun son truc!) Lui il reste simple, c'est juste le meilleur combattant du monde, chose qui en soit est réalisable, il suffit de s'entraîner et de souffrir! Il faut dire qu'il est l'héritier d'un art de tueur incroyable, et que son père ne lésine pas sur les moyens pour le perfectionner.
Alors voila on se retrouve avec un young seinen assez banal vu comme ça... la touche d'originalité vient du fait que l'auteur essaie de rester réaliste (il a parfois bien du mal), mais il a choisi de faire s'affronter des adversaires tout ce qu'il y a de plus humains, avec des techniques le plus réaliste possible, mais surtout ce qui change ici, c'est que bien souvent la différence ne se fait pas sur les frappes mais bel et bien sur des clés provoquant luxation et cassure, comme dans des combats réels!

Alors bien sur, on peut penser que cela touche surtout les connaisseurs, car l'auteur et bel et bien un connaisseur de combat libre, il semble connaître et admirer tout les combattants ainsi que toutes les techniques qu'ils utilisent (en même temps je rappelle qu'il ne s'agit pas de ninjas mais d'êtres humains donc ces techniques sont à la porté de tous!), mais les non-connaisseurs peuvent également pleinement apprécier ce titre, cela fonctionne comme Hikaru no go, pas besoin de comprendre le go pour aimer ce titre, ici pas besoin de connaître le combat libre pour aimer (il faut quand même aimer les mangas de combat!)
Pas besoin d'aimer, mais c'est tellement mieux quand on aime et qu'on connaît, à la manière de Bastard où l'on se régale lorsqu'on trouve une référence de Heavy Metal, c'est ici un vrai plaisir de retrouver des références à des combattants réels (pour des histoires compréhensibles de droit, l'auteur n'utilise pas les vrais noms, mais les maquille à peine parfois)... on trouve entre autre, le famille Gracie qui devient les Grancie, l'emblématique Antonio Inoki qui a servi de modèle au terrible Iron Kiba, dont l’élève Kazu Fujita, est inspiré de Kazuyuki Fujita, qui est véritablement un disciple de Inoki. La référence la plus importante étant Yoshiki Takaïshi qui est inspiré de Yoshiki Takahashi (il n’a pas été cherché loin là).

Cerise sur le gâteau pour les amateurs, l'interview d'un combattant concluant chaque volume...
Ces entretiens nous éclairent sur deux points, le premier est que l'auteur est un vrai fan, qu'il sait de quoi il parle, mais aussi qu'en étant trop fan, il manque d'objectivité... par moment il a présenté des combattants comme des superstars alors qu'il s'agissait de piètres combattants... d'ailleurs Takahashi, celui qui a servi de modèle à l'un des personnages principal... M'enfin là n'est pas le propos!

Malgré tout le bien que l'on peut penser de ce titre, il souffre de quelques défauts: en premier lieu vient la surenchère de certains combats ou certains combattants résistent à toutes les prises possibles... l'auteur n'a pas su se tenir à son choix de réalisme. Mais ce qui est agaçant c'est que les pires salopards, après une défaite contre le héros deviennent super sympas, et filent un coup de main quand ils peuvent...

Un excellent titre à conseiller à tous les fans de combat!


erkael


Reviews of the volumes:

Enigma

D'où vient cette réplique ?
Toi, c’est moi. Nous étions seuls au monde !
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