Ile des téméraires (l') Vol.1 - Manga

Ile des téméraires (l') Vol.1

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17 /20

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 25 Août 2009

C'est chez Kana que l'on retrouve Shuho Sato, l'auteur de Umizaru, mais surtout du célèbre Say hello to Black Jack, avec la parution de L'île des téméraires, un one-shot très prometteur puisqu'il traite d'un sujet peu abordé et peu évident: celui des missions-suicides.

En 1944, durant la Deuxième Guerre Mondiale, les Japonais sont en difficulté face aux Américains qui ont pris le contrôle de l'océan Pacifique. Pour contrer ceci, le Japon lance une nouvelle arme assez particulière: la Kaiten, une torpille-suicide pilotée par un homme. L'heure du recrutement de pilotes prêts à se sacrifier pour la patrie japonaise est alors venue, au coeur d'une base militaire sur une petite île.

Avec L'île des téméraires, Shuho Sato nous offre une oeuvre à l'ambiance assez sombre, dans laquelle on trouve une réflexion psychologique particulièrement intéressante sur cette mission-suicide. Ici, le point de vue militaire est en avant, mais également le point de vue humain: l'auteur essaie ici, avant tout, d'analyser l'état d'esprit dans lequel pouvaient bien se trouver ces soldats kamikazes durant leurs phases d'entraînement, et l'appréhension face à la mort programmée ainsi que le sacrifice pour la nation sont donc des questions centrales... On pourra donc regretter que L'île des téméraires ne soit qu'un one-shot: on sent bien qu'à l'origine, l'oeuvre était destinée à être déclinée en une série, ce qui ne fut finalement pas le cas. De ce fait, la réflexion que souhaitait instaurer l'auteur est peu profonde et le travail sur la psychologie des personnages reste superficiel, Sato ne se focalisant véritablement que sur un seul personnage qui tente de comprendre le créateur de la Kaiten. De plus, pour lire ce one-shot, il ne vaut mieux pas être allergique aux fins très ouvertes, voire aux non-fins.

D'un point de vue graphique, le travail de Sato est remarquable de réalisme.

On pouvait clairement attendre plus de L'île des téméraires, mais la déception n'est pas présente, car le titre offre malgré tout de quoi réfléchir sur un sujet grave. Dans tous les cas, il est dommage que la série n'ait pas suivi.

Au niveau de l'édition, Kana nous propose treize pages en couleurs. La traduction et l'adaptation est correcte, est en ce qui concerne l'impression, ce n'est pas parfait, mais l'encre bave moins que sur beaucoup d'autres titres de l'éditeur.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai
16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs