Comme un adieu Vol.2 - Actualité manga

Comme un adieu Vol.2

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 23 September 2021

Le retour en enfance de Kanade pousse ce dernier à se remémorer certaines choses, notamment celles qu'il avait dites concernant le théâtre, à commencer l'idée selon laquelle, sur une feuille de papier, on peut devenir n'importe qui. Mais d'un autre côté, sa situation surnaturelle ac réé une sorte de distance entre lui et son compagnon si cher à son coeur, Yuhki. A tel point que Kanade a fini par avoir des mots très durs envers son petit ami avant de fuir et de trouver refuge chez Suzume, le fondateur de la compagnie de théâtre "Les Moineaux" et ancien amour secret de jeunesse du jeune garçon. Pendant ce temps, Yuhki, lui, cogite sur sa brouille avec celui qu'il aime, jusqu'à repenser à son passé, et à voir resurgir ses vieux démons... littéralement ! L'étrange voix qu'il entendait dans sa tête depuis l'adolescence vient effectivement de se matérialiser, mais ne peut être vue que par nos deux héros...

Fort heureusement, la dispute entre Kanade et Yuhki est de courte durée, mais elle n'est pas sans conséquences.

Kanade cherche notamment à faire comprendre à Suzume qu'il est le Kanade adulte qu'il connaît depuis longtemps, mais comment cela pourrait être crédible ? Quoi qu'il en soit, c'est sous sa forme de petit garçon que Kanade a également le loisir de se frotter, une nouvelle fois, à son amour du passé, et éventuellement aux regrets qui y sont liés. A commencer par une idée qui lui a déjà trotté dans la tête par le passé: il aurait adoré rester un gosse, revenir en enfance, et être le gosse de Suzume et de sa compagne Yuki. Serait-ce là une explication symbolique au fait qu'il est redevenu un petit garçon ?

Yuhki, lui, fait désormais face à un autre bouleversement surnaturel assez symbolique: la voix dans sa tête s'est donc matérialisée, comme si les démons qu'il traîne depuis l'adolescence l'avaient rattrapé. Mais cet homme matérialisé n'aura pas une influence que sur Yuhki, et placera également Kanade face à certaines choses. Dont la possibilité d'écrire une histoire qui donnerait forme au monde qu'il désire. Et une nouvelle fois, c'est là le pouvoir des histoires qui est mis en évidence.

Yûta, le petit frère de Yuhki vivant actuellement avec nos héros dont il ignore le lien exact, prend lui aussi une place plus particulière dans la série, surtout dès lors que Kaname lui fait une demande toute particulière : il aimerait lui raconter plein de choses pour qu'il en fasse une pièce de théâtre. Un exercice là aussi assez symbolique pour replonger Kaname face à ce qu'il a été, mais qui est également intéressant pour les conséquences sur Yûta: avec un côté jovial qui le caractérise assez bien, ce dernier se remet en question dans cet exercice où il prend conscience qu'il est trop sûr de lui, et ça a forcément un impact aussi sur Kaname.

"Sur une feuille de papier, je peux créer mon propre monde. Je peux être celui que je veux !"

Conservant son côté nébuleux, le récit de Takako Shimura garde aussi sa part de mélancolie, de spleen assez prégnante, ponctuée d'une douceur propre au style de la mangaka. Forte de son symbolisme pas forcément facile d'accès, l'histoire captive à sa manière, avec son introspection des personnages belle et artistique, leur besoin de son confronter à leur passé pour avancer, et l'évocation du pouvoir que peuvent avoir les histoires. De quoi susciter facilement l'envie de découvrir la suite et fin de l'oeuvre dans le prochain volume.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14.75 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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