Conte de la princesse Kaguya (le)


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Synopsis

Un vieux coupeur de bambou trouve une mystérieuse et reluisante plante de bambou. En la coupant, il tombe nez à nez sur un bébé minuscule, une petite fille de la taille d'un pouce. Il l'emmène chez lui et l'élève avec sa femme, ils la surnomment Kaguya-hime. Depuis ce jour, le vieux coupeur de bambou trouve une pépite d'or chaque fois qu'il coupe un bambou, et devient très riche. Kaguya-hime grandit et devient une belle jeune femme, si bien que les rumeurs sur sa beauté sont difficiles à cacher et se répandent. Cinq jeunes princes viennent la voir pour la demander en mariage, mais celle-ci leur réserve des tâches ardues...

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Adaptation d’un conte populaire dans lequel une princesse est découverte, alors qu’elle est bébé, dans une tige de bambou.

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Dossier

Dossier - Le Conte de la Princesse Kaguya Au 10ème siècle, dans la campagne profonde du Japon de l'époque Heian (fin du 8ème siècle - fin du 12ème siècle), un vieux coupeur de bambou du nom d'Okina, alors qu'il s'adonne à son travail habituel, découvre dans un bambou une toute petite fille. Sa femme Ôna et lui décident tous...

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20/20

Suite et fin de mon cycle Takahata, quoi de plus logique donc que de finir par son dernier film ... Takahata a en effet laissé entendre à plusieurs reprises qu'il se faisait vieux et qu'il risquait de ne plus faire de film.

Mais bon, on est déjà bien heureux de le retrouver après 14 ans d'absence ! Le réalisateur nous avait quitté avec l'excellent mais atypique Mes voisins les Yamada, qui était d'ailleurs le premier film de Takahata employant ce style si particulier.

Et que dire si ce n'est que ça valait bien le coup d'attendre !

Car Takahata nous livre ici son film le plus aboutit ! Tout à fait intégré à ses thématiques habituelles, c'est à dire la recherche du bonheur, envers et contre tout ^^. Avec plus ou moins de succès.
De plus, il retourne dans le registre qui lui avait valu son plus gros succès : Le drame !

Ce film est en effet plus proche du tombeau des lucioles que de tous ses autres films ... Mais là ou ce dernier tombait facilement dans le pathos, ici nous avons le droit à un drame tout en finesse, et qui en devient du coup bien plus tragique (si le tombeau des lucioles ne m'a jamais fait pleuré, kaguya aura réussi ^^). On assiste à des êtres à qui le bonheur est refusé ... De façon absolument froide et dure ... Une véritable tragédie ! (mon dieu cette scène finale, le contraste entre les émotions et la joyeuse musique est frappant !).

Bien sur c'est un film qui ne se limite pas à la simple tragédie, rappelez vous je vous disait que Takahata était doué pour la comédie aussi, et c'est avec brio qu'il intègre ici des éléments tout à fait insolites et comiques x) (comme la petite servante qui est à la fois touchante et drôle).
Et évidemment en conservant ce gout pour les gens, car malgré tous les éléments fantaisistes du film, il n'en reste pas moins assez réaliste, et on note avec bonheur ce même soucis du détail dans l'animation, les expressions des visages et le doublage ! Encore une fois ce réalisme a pour effet de nous rapprocher des personnages, et de rendre ce drame plus dramatique encore ^^.


Fait intéressant d'ailleurs, c'est la seule fois ou Takahata travaillera avec Joe Hisashi, compositeur attitré de Miyazaki. Son travail sur ce film est bien loin de ce à quoi on pourrait s'attendre de lui, avec une musique très simple et qui se fait facilement oublier (c'est le style des compositions de ses films live).

Cette OST atypique va de paire avec des graphismes atypiques. Même si ce n'est pas le 1er ghibli a adopter ce graphisme crayonné singulier, mes voisins les yamada date quand même de 99, et les spectateurs ont depuis eu le temps de l'oublier, d'autant plus que ce film n'est pas vraiment populaire :/ .

Cependant, même si cela pourra en rebuter plus d'un, ce choix artistique est parfaitement justifié ! Il rappel tout d'abord l'art du Japon médiéval (les rouleaux, les estampes etc), d'où est en partie tirée le conte. Mais il permet également à Takahata de contrôler d'avantage sa caméra, et de lui permettre une réalisation plus audacieuse.
Mais ce style graphique permet aussi de donner lieu à de nombreuses scène d'une extrême beauté ! Avec un choix des couleurs riche et parfaitement juste, et une animation très fluide. Ce film est simplement sublime, il n'y a pas d'autres mots.

Takahata se permet aussi des changements de styles assez radicaux lors de certaines scènes plus sombres ... Avec un dessin fou, désordonné et extrêmement dynamique ! Je pense surtout à la course vers le milieu du film ... Sublime.



Encore une fois Takahata nous montre sa maitrise du 7eme art. Et nous livre ici son Chihiro ... C'est sans aucun doute le film le plus complet du réalisateur, aussi bien au niveau des thématiques et du scénario que du graphismes et de la mise en scène ! Le film est très différent des ghibli habituels, et ça fait un bien fou !

De plus, c'est également le film de Takahata le mieux maitrisé, le plus émouvant et c'est tout simplement son meilleur film ... Sans aucun doute !

Ce réalisateur n'a donc point à rougir du superbe départ de son collègue, car il le surpasse ici et tire sa révérence des plus belles manières qui soit !

DemiCercle

De DemiCercle [218], le 28 July 2015 à 19h41

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