Chroniques série manga : Saint Seiya - Saintia Shô- Actus manga
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Manga Chroniques série manga : Saint Seiya - Saintia Shô


Samedi, 01 October 2022 à 12h00 - Source :Rubrique Chroniques

S'il y a bien un titre qu'on peut qualifier de culte c'est bel et bien Saint Seiya, l’œuvre remarquable de Masami Kurumada nous narrant les aventures de possesseurs d'armures luttant contre les forces du mal au nom de la déesse Athéna !

Si on ne présente plus l’œuvre originale, cette dernière à depuis quelques années connue nombre de suites, spin-off et autres dérivés en tout genre : pas forcément dans l'ordre on trouve Saint Seiya G; Saint Seiya G Assassin; Saint Seiya Lost Canvas puis Lost Canvas Chronicles ; Saint Seiya Next Dimension; Saint Seiya Omega; Saint Seiya Soul of Gold et à venir on attend Saint Seiya G Requiem ou encore Saint Seiya Dark Wing...bref il y a largement de quoi faire pour tout fan de la saga, mais il faut naviguer entre le très bon et le très mauvais (pas de polémique ici, chacun a son avis sur la question)!

Et au milieu de tout ça nous est parvenu une belle surprise, un titre qu'on n'attendait pas spécialement, ou tout du moins avec pas mal d'à priori, qui avait de quoi laisser sceptique sur le papier : Saint Seiya Saintia Sho...ou comment faire une version shojo de l’œuvre originale !



C'est donc avec une certaine appréhension qu'on a pu découvrir Saintia Sho, et la question légitime qui se posait était si l'immense univers créé autour de la saga serait respecté, bâclé, bafoué, si l'auteur arriverait à s'en détacher ou pas, mais pas trop non plus...bref, des questions que tout fan pas forcément objectif était en droit de se poser. Mais voyons plutôt…


Shoko est une lycéenne ordinaire qui est sans nouvelle de sa grande sœur depuis cinq ans. Cette dernière étant partie étudier dans une école très spéciale: la fondation Graad !

Alors que Shoko s'approche de la petite fille du président de la fondation, elles sont attaquées par ce qui semble être un démon. Sa sœur réapparaît alors portant une armure et se présentant comme étant une Saintia d'Athéna…Une nouvelle menace semble peser sur la Terre, personnifiée par la déesse de la discorde Eris et Shoko ambitionne d'emprunter le même chemin que sa sœur…

C'est ainsi qu'on va découvrir l'existence d'une nouvelle classe de Saints au service d'Athéna, les Saintia, des guerrières portant des armures mais pas de masques! Et c'est parallèlement à la grande bataille du sanctuaire et à la suite de celle ci, que dans l'ombre, sans jamais croiser la route de Seiya et de ses compagnons, que Shoko et ses camarades, elles aussi au nombre de cinq, vont lutter contre les forces du mal!


Si au tout départ le titre se présente comme un shojo, ce serait réducteur de le catégoriser de la sorte! Effectivement dans les premiers opus on n'y trouve que des personnages féminins, un découpage propre au style, une absence de décor qui l'est également...clairement cela change de l'ambiance très masculine de la première série. Cependant très rapidement le titre va suivre les codes du shonen (en se calquant notamment sur la série principale).

Mais la classification n'est qu'un détail après tout, ce qui compte c'est que l'univers et l'âme de la série soient respectés, et c'est clairement le cas, au cours des seize tomes que compte la série, c'est une grande aventure remplie de rebondissements, d'ennemis charismatiques, de dépassement de soi et d'esprit de sacrifice qui nous attend.



Au niveau de la chronologie (autre grande question qui pouvait se poser lorsque le titre a été annoncé,) l'action au départ se situe au moment où le tournoi ouvrant l’œuvre original se prépare, et au fil des tomes on va avancer jusqu'à l'après sanctuaire pour que la série se termine dans la période comprise entre le sanctuaire et l'arc Poséidon. Saintia Sho est donc une série se déroulant en parallèle de l’œuvre originale...choix intéressant mais ambitieux et casse gueule : on n'a jamais entendu parler des Saintia jusqu'à maintenant et il faut éviter les erreurs temporelles.

Et à l'issue de ces seize tomes, force est de constater que la série y parvient avec les honneurs. Les bronzes qu'on connaît si bien sont plusieurs fois mentionnés mais ne croisent jamais la route de nos héroïnes, à l'inverse des chevaliers d'or qui eux seront bel et bien présent...trop pour certains lecteurs!

Il faut comprendre qu'à la base la présence des Golds pouvait être vu comme un clin d’œil, un gros fan service pour satisfaire les amateurs de la saga. Mais au final Saintia Sho va connaître le même syndrome que Lost Canvas: les Golds finissent par éclipser les personnages principaux! Le fan service étant poussé à l’extrême, les Golds vont non seulement jouer un rôle essentiel, mais surtout ce sont eux qui à l'arrivée sauvent la situation. Si on ajoute à cela le fait que certaines des Saintia sont très peu développées, qu'à l'arrivée on les connaît mal (et qu'on n'a pas spécialement envie de les connaître davantage), il est clair qu'elles se font voler la vedette aisément par des Golds qui débordent de charisme!


Ici, pas de suspens, l'ennemi est clairement identifié dès le départ, et ce n'est autre qu'un antagoniste déjà utilisé pour un OAV (plutôt sympa d'ailleurs), de fait, on n'est pas totalement en terrain inconnu, cela permet de partir sur des bases stables. On retrouve donc Eris, mais le titre ne se contente de suivre l'intrigue (un peu basique et simpliste) de l'OAV, cela va plus loin avec davantage d'ennemis mais aussi avec des clins d’œils à ce même OAV.

Malgré tout, des surprises nous attendent et on peu saluer le travail de l'auteur qui a su éviter la facilité malgré le recours a beaucoup de fan service.



A l'instar de Lost Canvas l'auteur s'approprie l'univers de la saga en apportant une touche personnelle, le ton correspond et respecte l’œuvre originale, les enjeux également, et surtout l'auteur expérimente en nous proposant sa propre version de nouvelles armures inédites, ce qui fait toujours plaisir.

Et si on pouvait être sceptique au départ, il faut admettre que la série possède un véritable souffle épique et plusieurs grands moments qui ont de quoi marquer le lecteur, au cours de la conclusion notamment (qui est grandiose) mais pas que.


Le dessin est assez frais, faisant effectivement penser à un shojo dans un premier temps, il finira par se densifier avec le temps.

Les personnages sont aisément reconnaissables et surtout une magnifique travail est effectué sur les armures!


Tout comme pour Lost Canvas on a ici un titre de grande qualité, respectant l’œuvre originale mais qui a su tirer son épingle du jeu, en proposant une véritable aventure, une tonalité propre et qui vient merveilleusement compléter le lore de la saga.

Je recommande vivement!

L'avis du chroniqueur
Erkael

Samedi, 01 October 2022
15.2 20


© 2013 Masami Kurumada / Chimaki Kuori by Akita publishing Co., Ltd.





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