Test rétro - Resident Evil 2- Actus manga
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Jeux Video Test rétro - Resident Evil 2


Mercredi, 20 June 2012 à 09h45

Après le test de Resident Evil en début de semaine (voir la news), place à l'analyse par Rogue Aerith du deuxième volet de la plus célèbre des saga de survival horror : Resident Evil 2 !




Sorti en 1998 sur Playstation, Resident Evil 2 fera ensuite l'objet de portages sur d'autres supports (PC, Nintendo64, Gamecube etc...). Il est l'un des jeux dont le remake est le plus souhaité par la communauté des gamers d'après certains sondages. Mais il est peu probable que ce projet aboutisse, les événements du jeu ayant déjà été repris dans le récent Resident Evil : The Darkside Chronicles.

Il faut savoir que la genèse de Resident Evil 2 a été mouvementée, puisque le projet original (terminé aux 2/3) a finalement été abandonné, alors qu'il est apparu postérieurement qu'il offrait des idées excellentes ! Cette version quasi-achevée est en effet connue sous le nom de Resident Evil 1.5, dont des images et vidéos circulent sur le net et donnent un bon aperçu sur le fait que le deuxième épisode, s'il avait persisté dans la voie initiale, aurait été tout simplement révolutionnaire pour l'époque, comme le fut le premier. Capcom a préféré (ou a été contraint, notamment par la censure) quelque chose de plus classique. Mais, clairement, Resident Evil 2 ne démérite pas ! Conçu comme une suite quasi-directe du premier épisode, il améliore tous les points forts de ce dernier... et s'enferme hélas un peu trop dans les quelques défauts soulignés dans son prédécesseur !

La première grosse réussite tient dans le scénario, encore une fois classique mais terriblement efficace. Malgré la destruction du laboratoire caché sous le manoir de Resident Evil 1, la menace bactériologique n'a pas été éradiquée. Bien au contraire, elle s'est propagée. La ville de Raccoon city est touchée par le virus T. Une cinématique en images de synthèse ouvre le bal. Elle est restée célèbre pour sa maîtrise technique et l'ambiance extraordinaire qu'elle instaurait. Avant Resident Evil 2, sorti en 1998, seuls Final Fantasy VII et Tomb raider 2 (sortis en 1997) avaient réellement exploité les capacités de la Playstation en termes de cinématiques en images de synthèse. Cette cinématique permet d'introduire les deux personnages jouables. Comme dans le premier opus, vous pourrez choisir entre plusieurs scénarios, selon le personnage incarné. Et comme dans le premier volet, les différences entre les histoires sont trop peu nombreuses pour être réellement marquantes. Dommage. Mais au fait, qui sont les deux heureux élus pour une promenade en enfer ? Il y a d'abord, Leon S. Kennedy, un policier envoyé par ses supérieurs à Raccoon city. Il y a ensuite Claire Redfield, jeune femme présente en ville pour rechercher son frère disparu, Chris, l'un des personnages que l'on contrôlait dans le premier volet. Leon et Claire, contrairement à Chris et Jill, qui étaient membres on le rappelle d'un groupe d'intervention nommé S.T.A.R.S, ne sont pas entraînés pour des situations d'urgence. Ce sont des bleus. Et le premier choc, c'est que contrairement au premier Resident Evil, qui préparait le terrain avant de nous confronter au premier zombie, Resident Evil 2 nous lance directement dans le chaos avec des personnages que l'on ne connaît pas ! L'aventure commence sur un rythme infernal, avec dix premières minutes de jeu absolument terrifiantes, jusqu'à ce qu'enfin, on puisse trouver un répit dans un commissariat (répit qui ne durera pas longtemps, bien entendu). Rares sont les jeux (encore aujourd'hui), à nous envoyer directement dans le tas dès les premières secondes. Resident Evil 2 a osé. Et ciel, que c'est bon !!! J'ai rarement été aussi bousculé par un début de jeu vidéo. A peine avez-vous le temps de digérer l'intro géniale et de vous réhabituer aux commandes que les ennemis arrivent par trois ou quatre sur vous, créant une énorme tension, parce qu'il faut se poser les bonnes questions très rapidement : utiliser ses balles ou non ? Hormis cette ambiance dantesque, Resident Evil 2 se permettait aussi de nous époustoufler en termes de graphismes, beaucoup plus détaillés. Resident Evil 2 est certainement le jeu console le plus impressionnant du premier semestre 1998. Il s'inscrit avec classe dans la série des « harder, better, faster, stronger », ces suites qui réitèrent l'exploit de la surprise et de la performance de leur prédécesseur. Car vous l'aurez compris, Resident Evil 2 nous inflige le même choc que son aîné un an après, que ce soit grâce à sa technique ou à son ambiance intense, grâce notamment à dix premières minutes de jeu dantesques.

Mais à vouloir trop ressembler à son modèle, on perd en créativité. C'est un peu le problème de ce Resident Evil 2. Il fait mieux en termes de graphismes, mais passées les premières minutes, stagne au même niveau que le premier volet. Un niveau excellent certes, mais le même niveau quand même. Au lieu de tenter d'aller côtoyer la perfection, Resident Evil 2 se contente de l'excellence. C'est le raisonnement d'un joueur exigeant mais un raisonnement logique tout de même. Ainsi, RE2 est construit à peu près sur le même schéma narratif que RE1. Comme le manoir de RE1 constituait l'essentiel de l'aventure, le commissariat de RE2 sera votre principal terrain de jeu, même si on pourra aussi compter sur un labo souterrain (ah... encore), et quelques zones intermédiaires (égouts...). En dépit de cette étonnante similarité schématique, le principal est là : les environnements étaient superbes et variés.

Et puisqu'on parle de similarités, notons que si Resident Evil 2 reprend les mêmes bases de gameplay (et 1000 fois hélas, on y reviendra, la même maniabilité), il apporte un tout petit vent de fraîcheur par son penchant action un peu plus prononcé. Ce qu'il faut savoir, c'est que chaque volet de la saga Resident Evil a toujours ajouté sa dose d'action. Resident Evil 3 est beaucoup plus bourrin que Resident Evil 2, de même que Resident Evil : Code Veronica par rapport à Resident 3, jusqu'à un engagement encore plus franc dans cette voie avec un nouveau type de gameplay dans Resident Evil 4, jusqu'à ce qu'on ne voit plus QUE de l'action sans survival-horror dans Resident 5, ou ce qui s'annonce dans les trailers comme un pur TPS avec Resident 6. Dans le deuxième volet, la mini-dose d'action restait agréable et logique, avec des ennemis qui arrivaient par trois ou quatre (il aura fallu attendre RE3 pour de véritables vagues de cinq ou six), des ennemis qui pouvaient désormais vous entourer et vous prendre au piège.

Sur le reste, Resident Evil 2 applique ce que l'on pouvait déjà percevoir à l'époque, sans que les suites soient parues, comme une « recette » : des pics de difficulté, des pics d'intensité dans le scénario, des énigmes chelous, des allers-retours relous, le même système d'inventaire. Et dans cette recette, on compte aussi la fameuse maniabilité rigide et lourde. L'amélioration de celle-ci est trop sensible pour être réellement appréciée. Et ceci est, comme pour le premier volet, fortement dommageable. Voire davantage, puisque le très léger penchant action et de nouveaux ennemis coriaces et belliqueux impliquent une dextérité encore plus importante. Les affrontements contre les boss et les Lickers (des monstres remplaçant les Hunters de RE1) pourront ainsi se révéler particulièrement fastidieux.




Graphismes :
Resident Evil 2 est l'illustre représentant de la fameuse suite pulvérisant un premier volet déjà considéré comme excellent. Aaahhh... le fameux « gap graphique ». RE2 est tout simplement beaucoup plus détaillé, fin et riche que RE1. Les cinématiques sont quant à elles somptueuses. Dommage que les idées de RE 1.5 n'aient pas été gardées (costumes des personnages subissant les dégâts, zombies d'âges variés...), ce qui aurait encore renforcé la puissance du jeu à l'époque.

Sons :
Parce que l'environnement a changé, Resident Evil 2 ne pouvait pas se contenter comme le premier volet de jouer avant tout sur les bruitages, de l'absence de musiques marquantes. Il introduit donc intelligemment une bande-son qui sert parfaitement la mise en scène. Mention toute particulière aux fonds sonores dans les rues de Raccoon city ou à ceux inquiétants du commissariat. Les doublages sont réalistes.

Maniabilité :
La maniabilité est encore vraiment imparfaite, malgré le petit effort fait pour la rendre plus souple. Notons aussi toutes les petites trouvailles, de nos jours totalement disparues des grosses productions actuelles par souci de jouabilité mais au détriment de la logique, comme la démarche du personnage variant en fonction de sa santé.

Durée de vie :
Comme le premier volet, comptez 8 heures de jeu, sachant que le jeu peut être refait pour débloquer pas mal de bonus intéressants (dont un mode de jeu spécial, à débloquer au prix d'efforts « hardcore gamer only », comprenez « de la patience et une très grosse maîtrise du jeu »). Quand bien même les personnages secondaires rencontrés et les armes, notamment, ne sont pas les mêmes selon que l'on joue Claire ou Leon, les scénarios auraient pu être plus différents pour vraiment donner un potentiel de rejouabilité,

Scénario :
RE2 enrichit l'expérience RE1 en prolongeant de façon crédible et cohérente le scénario. On apprécie le « style Resident Evil », avec de la documentation, sous forme de notes et journaux, qui développent l'univers du jeu et permettent d'en savoir plus sur le passé et comment on en est arrivé là.

En résumé :
Resident Evil 2 est assez irrégulier. Il souffre exactement des mêmes défauts que son aîné (durée de vie et maniabilité) mais il a su dans le même temps renouveler ses forces (une ambiance excellente) et améliorer de façon impressionnante certains points (graphismes, bande-son adaptée au nouvel environnement). Avec quelques idées nouvelles et encore plus osées (l'intro laissait pourtant présager que cela serait le cas), ce deuxième volet aurait sans doute surpassé son aîné mythique.
L'avis du chroniqueur
RogueAerith

Mercredi, 20 June 2012
17 20




Comments

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J'aimerai bien l'essayer car je n'ai pas eu la chance de l'avoir à l'époque^^

 

tsubasadow

De tsubasadow [3857], le 20 June 2012 à 22h34

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Le soft n'est pas exempt de défauts mais son ambiance oppressante et anxyogène le fait entrer dans le panthéon des jeux horrifiques!

shinob

De shinob [10], le 20 June 2012 à 14h19

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Le Resident Evil que j'ai le plus souvant jouer. j'aimrai voir un Remake de celui-ci dans le même genre que la version Game Cube du 1e Resident Evil

shawurai

De shawurai [646], le 20 June 2012 à 12h41

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