Manga - volume
Princess Jellyfish Vol.1
- Type: Josei
- Genre: Comedie, Romance
- Publisher JP: Kôdansha
- 1st date of release JP: 2009
- Serialized: Kiss
- Release date: 12 October 2011
- Country of Origin: Japon
- No of volume(s): 4 (ongoing)
- No of volume(s) JP: 9 (ongoing)
- Number of pages: 234
- Illustration: n&b
- For mature audience: non
- On Sale: oui
- EAN Code: 9782756026213
- Price: 6.99 € / AK10
Highlight of the serie:
Nerds, otaku, geek, nolife... Des mots qu’on entend de plus en plus souvent, et qui tendent à décrire un phénomène de société bien réel de ces dernières années. The Big Bang Theory, Kick-Ass, The Guild, Hello Geekette et autres Scott Pilgrim ont permis d'enfin donner la place qu'ils méritent à ces (anti)héros des temps modernes au sein de la bienséance culturelle ! Pourtant, jusqu’à ce jour, aucun film, aucune série TV ou BD n’avait abordé ce phénomène d’un point de vue véritablement féminin. C'est désormais chose faite grâce à Akiko Higashimura avec son phénoménal Princess Jellyfish ! Un univers 100% référencé, des personnages 300% monomaniaques... Bien plus qu’un shôjo manga, une oeuvre déjà culte !Additional Info:
Phénomène au Japon, prix du Meilleur shôjo en 2010.
L’otaku... au féminin : la fujoshi
Littéralement, « fille pourrie », « fille moisie ». A l’origine, ce
terme était utilisé pour designer les lectrices de boy’s love. Par la
suite, il a pris un sens plus large pour designer en général les filles
otaku, pour décrire les femmes ou filles qui, en tant qu’individu sexué,
n’ont plus d’avenir.
Tant attendu, le premier tome de Princess jellyfish débarque enfin ! Avec une belle promotion assurée par Delcourt et une couverte absolument adorable, dans les tons pastels et annonçant tout de suite le ton du manga, on ne peut que se jeter dessus. Tsukimi Kurashita est une otakette. Une otakette des méduses. Elle est venue à Tokyo après la mort de sa mère, avec pour projet de devenir illustratrice, elle qui passe son temps à dessiner des méduses. Elle habite dans la résidence Amamizu, un petit endroit de paradis pour ces fujoshi (filles pourries), toutes passionnées par un sujet exclusif, ne pensant, ne vivant, ne respirant que cela. Mayaya, c’est la licence « Les trois royaumes », avec sa particularité de parler fort, de faire des effets de manches et d’avoir toujours l’air un peu bizarre. Banba, la petite de huit ans à la coupe afro, c’est l’otaku des trains. Et de la viande, accessoirement, qu’elle adule comme beaucoup de choses qui peuvent se manger. Elle est d’ailleurs fortement influençable par ce simple moyen ... Chieko, plus discrète, est la fille de la propriétaire et est une experte en kimono qu’elle porte, fabrique, expose, chérit. Jiji enfin, une fille très effacée qui apprécie les hommes murs plus que de raisons, au point de les poursuivre et de rechercher leur compagnie. En guise d’oracle et de guide spirituel à tout ce petit monde, Mejiro-sensei, mangaka reconnue de BL célèbres dont le visage est inconnu de toutes et qui passe ses informations et directives par l’intermédiaire de feuilles glissées sous sa porte.
Un beau petit monde pour une comédie à la fois touchante et drôle. Point de yaoi à la sauce d’Otaku Girls, point d’exagérations futiles ou de lourdeurs, point non plus de comique de répétition. Un petit monde fermé, qui fonctionne en autarcie sur des maigres revenus et des règles strictes, notamment au sujet de la nourriture, des règles concernant les hommes (qui sont claires : le mot en lui-même est banni de la résidence), ou des questions à ne surtout pas poser ... Une vie au jour le jour pour ces graines d’anti-héroïnes qui sont rapidement attachantes de par leurs habitudes, même s’il est vrai que certaines ressortent pour l’instant plus que d’autre. Ce que l’on apprécie particulièrement, c’est le soin accordé au développement affectif et émotionnel de Tsukimi, qui nous parle de son enfance, de sa mère, de sa passion pour les méduses et de ses difficultés face aux « humanus coquettus ». De l’humour à chaque page, des figures hautes en couleur surtout avec l’arrivée d’une très belle jeune femme qui elle aussi a bien ses secrets ... Et des sentiments naissants qui promettent une belle évolution. Ce qu’on adore d’entrée de jeu : les caractères variés, originaux et bien trempés de chaque personnage, leurs particularités et les liens qui se développent entre otakettes, ainsi que l’adaptation dont elles font preuve à l’arrivée d’une intruse coquette et féminine, diablement attirante et aimant sortir ... Leur Némésis.
Mais chacun apprend de l’autre, et même Tsukimi va commencer à changer dans ce premier tome, bien que l’auteur ne précipite rien, à notre plus grand soulagement. Accrochée à son mode de vie, il est hors de question qu’elle accepte subitement de devenir une autre juste parce que la société le décide. Trouvant réconfort auprès des méduses, elle apprend à découvrir le monde qui l’entoure malgré tout. Au niveau des graphismes, tout parait rond et enfantin mais une touche de folie vient s’y glisser sur le design de chacune des filles, et même de la princesse coquette qui a un air diablement expressif et attirant. Le trait est maîtrisé, mignon et ainsi accessible à tous sans être enfantin ou poussif, bref chacun des aspects du manga est une qualité supplémentaire à son appréciation globale. L’auteur nous vend du rêve avec ses planches dynamiques, ses expressions extrêmement précises, ses trames et son coup de crayon. L’adaptation de Delcourt est exemplaire : des onomatopées traduites, des notes de bas de page et un lexique nous aidant dans notre lecture et sa compréhension sont les bienvenus, la lecture est ainsi sublimée par le travail d’édition, irréprochable. Princess Jellyfish, c’est une grande bouffée de bonne humeur, un univers dans lequel on se reconnait facilement puisque les intérêts sont aussi variés qu’originaux, voire étranges, permettant ainsi à chacun de laisser s’exprimer sa passion à lui, sans rentrer dans un moule défini et limité. A lire, sans hésitation !
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Enigma
'.D'où vient cette réplique ?
Ena, t'es trop jeune pour comprendre !
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