Vampire chronicles - La legende du roi déchu - Actualité manga

Vampire chronicles - La legende du roi déchu

Critique de la série manga

Publiée le Lundi, 11 July 2011

Le lecteur qui arrive dans sa lecture sans avoir au préalable consulté le résumé de l’histoire sera sans doute un peu perdu, mais même comme cela on arrive rapidement à plonger à la suite du roi vampire, rose-red Strauss dit Akabara, la rose rouge. Tant de nom pour un seul vampire qui cherche inlassablement sa reine, à travers le temps. Pour affaiblir le roi vampire et ainsi le détruire, les humains, les vampires et les dhampires (race mêlée) s’unirent pour capturer sa reine qui, lorsqu’elle vit son mari prêt à mourir, déchaina une puissance insoupçonnée, qui ne put être scellée que grâce à l’union des races. Depuis, Strauss cherche sa bien aimée en brisant tous les sceaux sur sa route, jusqu’à ce qu’il cesse de rencontrer des leurres et tombe sur le véritable lieu où sa reine repose depuis si longtemps. La série possède de grandes qualités, c’est indéniable, pourtant on remarque ite une certaine inégalité au fil des tomes. Ainsi, le début est laborieux, difficile à comprendre et à s’approprier, et la lecture est quelque chose d’assez mitigé, malgré les très bonnes idées qui s’en dégagent sur un thème de vampirisme pris totalement différemment de ce que l’on a l’habitude de voir dans les mangas actuels traitant de ce thème. Loin de la petite histoire banale, on entre rapidement dans une épopée à l’ampleur incroyable, qui recouvre largement tous les sujets que l’on a, au fur et à mesure, envie de découvrir. Restent malheureusement les surprises un peu étranges, notamment lorsque l’auteur induit la notion d’extra-terrestre, mêlant passé et avenir futuriste dans une même narration qui se moque de nos habitudes et bouleverse notre façon de pensée, pas très subtilement. D’autant que cette idée d’extra-terrestre n’est pas suffisamment exploitée, l’on aurait pu avoir en face des poules géantes que cela n’aurait rien changé.

Si la série pêche un peu parfois par sa narration et le rythme assez inégal qu’il impose à ses personnages en termes d’action ou de réflexion, son grand point fort reste l’émotion. En effet, l’histoire de Strauss n’est pas aussi simple que cela et l’on passe notre temps à nous retourner pour comprendre un peu mieux les nouvelles révélations, jusqu’à ce que l’auteur prenne le temps de faire de grands moments de discussions entre les personnages, nous permettant de suivre efficacement son raisonnement. D’autant que souvent ces instants sont très habilement alimentés par des flash back qui véhiculent une émotion incroyable au niveau des personnages notamment féminins de la série. Ainsi, la reine vampire ou plus encore Bridget sont des protagonistes incontournables que l’on se fait un réel plaisir de suivre au long des neuf tomes de la série. La fin reste un peu perturbante, sur un avis mitigé à la fois satisfait et frustré, mais au final on aime beaucoup l’idée d’allier des peuples pourtant contraire sur une même cause plus juste, plus globale qui leur permet de mettre de côté leurs différences, avant de pouvoir enfin régler les problèmes qui les oppose. Dans un combat final, par exemple, assez exemplaire en termes d’émotions et de finesse entre Akabara et son ennemie de toujours. Bref, une série de qualité malgré des passages plus surprenants ou décevants, qui mérite largement sa place dans une bonne bibliothèque. Ne serait-ce que pour avoir au moins une bonne série au thème vampirique !

Au niveau des graphismes … Le trait est assez fin, les visages pointus et coupés à la serpe habituels des shojos se marient assez bien avec l’histoire, sombre et romantique à la fois. Mais au vrai sens du mot romantique. A savoir un amour difficile, qui fait souffrir et pour lequel il faut se battre. Ici, c’est bien de ces sentiments là dont il s’agit. Le mariage des dessins aux grands yeux avec un scénario axé combat a une répercussion intéressante : l’histoire semble plus douce, et les codes graphiques du shojo ne ressortent pas tant que prévu, conservant une petite part de dynamisme imprévu : l’union des deux s’équilibre à merveille. Par contre, le travail de Yuri Kimura n’est pas parfait : les corps ne sont pas toujours très bien proportionnés, et l’ensemble manque un peu de réalisme. Le cadrage est relativement bien adapté à la lecture, mais les planches de combat sont littéralement anarchiques. On ne sait plus bien ou donner de la tête, et la cohue ambiante laisse parfois le lecteur sur le bord du chemin. On ne comprend pas tous les faits et gestes des personnages, et le tout semble particulièrement confus. Pourtant, malgré le sérieux du titre, il y a une dose enfantine salutaire dans les dessins de Kimura, ce qui permet d’ouvrir le manga à un public plus conséquent. Quelque chose de doux, naïf et prometteur. Les protagonistes sont rapidement identifiables, tout comme le style de l’artiste. Du côté de l’édition, évidemment, rien à redire. Une fois encore, Ki-oon s’impose comme un excellent choix : épaisseur du volume conséquente, pour une lecture qui prendra un certain temps, papier immaculé, pas de transparence entre les pages, nuances parfaitement retranscrites … On appréciera également le peu de publicité en fin de tomes, ainsi que les mots de l’auteur et de la dessinatrice souvent présents.

NiDNiM



Note de la rédaction
Note des lecteurs
16.78/20







Evolution des notes des volumes selon les chroniques:

15.00,16.00,17.00,15.00,17.00,16.00,15.00,17.00,16.00

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