Fever - Actualité manga

Fever

Critique de la série manga

Publiée le Jeudi, 05 January 2012

Tout commence avec Kim Heon-In, une jeune fille qui décide de changer du tout au tout. Mal à l’aise dans son lycée où chaque élève est un numéro, elle réussira à se faire une amie : Yang Bo-Ram, numéro 47. Ainsi, la fille qui ne voulait pas apprendre à connaître son entourage se voit satisfaite de prendre le même bus que Bo-Ram, ce qui rapproche les jeunes filles. Cependant, cette dernière était persécutée par ses camarades de classe : il en va ainsi lorsque l’on est insignifiante, conforme à l’image de l’adolescente qui n’a rien de spécial et ne parle pas facilement. Ce n’est pas pour autant que Heon-In va prendre la défense de cette amie qu’elle ne considère comme telle que dans les trajets scolaires, et la jeune fille ne bronchera que lorsque Bo-Ram changera d’école et lui envoie un « Sois heureuse » avant de se suicider, ne pouvant plus supporter cela. Heon-In est bouleversée, elle ne sait plus comment justifier sa colère contre le monde et les autres, et décide de changer complètement de vie. Et c’est là qu’arrive à point nommé Ko Gandae, qui lui parle d’un endroit, Fever, en haut d’une colline. Un endroit dans lequel se ressourcer en rencontrant d’autres adolescents à la volonté de changer quelque chose dans leur vie. En opposition avec leurs parents, le regard de la société, les normes de vie et l’hypocrisie, tout ce petit monde à la dérive vit à Fever.

Fever, c’est une école de la vie, un endroit singulier où chacun peut être soi même et, après un long parcours, se comprendre. Que ce soit par une prise de conscience immédiate ou une profonde remise en question, chacun emprunte le chemin du passage à l’âge adulte, dont Fever est l’allégorie. En cours de route, le but est de trouver le bonheur. Son bonheur, pas le bonheur. Car Park Hee Jung nous convainc qu’une telle notion est personnelle et propre à chacun, et que c’est en solitaire que l’on peut toucher du doigt cet idéal. Ainsi, les adolescents de Fever ne peuvent trouver leur bonheur que par eux même, bien qu’ils soient entourés de personnes aimées. La narration de la manwhaga est aussi légère que poétique, toutefois elle s’inscrit dans une volonté de réalité et d’authenticité. Tour à tour, les quatre tomes de la série présentent les problèmes habituels des adolescents, s’attardent sur les personnages et leur devenir, et poussent chaque protagoniste vers un même but, qui sera symbolisée par la mer, déclenché par un terrible accident qui les aura fait grandir d’un coup. Les scènes de vie sont amenées par épisodes, et l’on suit tel ou tel personnage dans un ordre chronologique fortement bouleversé. Sautant de l’un à l’autre, le récit n’est cependant jamais précipité ou brouillon tant l’histoire de l’auteur peut se permettre de telles distorsions. Après tout, tous les membres de Fever sont liés d’une façon ou d’une autre …

Pour confirmer tout le bien que l’on peut d’ores et déjà penser de Fever, il faudra se laisser aller à parler du graphisme : les découpages dynamiques permettent de casser le calme de la narration, afin de ne jamais ennuyer. Les personnages sont très expressifs, et bien que les décors soient parfois très présents, les fonds sont souvent simples pour permettre de mettre en valeur les émotions qu’on peut lire sur les traits des protagonistes de l’histoire. De plus, on les différencie sans problème, ce qui n’est pas le cas de tous les manwhas … Il faut de plus relever l’excellente acquisition qu’est Fever : pour une édition de qualité, imprimée en grand format et sans défaut notable, un papier agréable pour un prix presque dérisoire par rapport aux autres éditions, on obtient un petit bijou. Un manga plus petit, moins épais coûte souvent plus cher qu’un tome de Fever. Et on ne peut reprocher à Paquet que des images un peu coupées sur les bords, ainsi qu’une traduction un peu légère des onomatopées. Mais, au vu de ce que la lecture de Fever peut apporter, ces petits défauts sont ridicules. Un conte en quatre volumes, qui suit son court sans jamais nous perdre. A la fois passionnant et émouvant, Fever nous en apprend autant qu’aux adolescents mis en scène. Un titre vraiment incontournable si l’on aime sortir des sentiers battus.


NiDNiM



Note de la rédaction
Note des lecteurs
15.63/20







Evolution des notes des volumes selon les chroniques:

18.00,17.00,15.00,16.00

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