Vertical Vol.8 - Actualité manga

Vertical Vol.8

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 06 December 2016

Critique 2


A l'instar du précédent opus, Shinichi Ishizuka va proposer dans ce huitième tome  de Vertical quelques courtes histoires qui vont nous présenter, le temps d'un chapitre, un personnage qui a des liens forts avec la montagne.
Dans les premiers tomes, l'aspect "tranche de vie" de la série se dévoilait via le discours ou les flashback de victimes qui étaient secourues par Sanpo. Mais depuis Vertical a fait du chemin et a évolué vers quelque chose de différent, et dans un sens, de plus positif. En effet les portraits qui nous sont offerts ne concernent plus systématiquement des personnages en détresse, désormais on fait aussi  la connaissance d'amateurs d'alpinisme passant juste un peu de bon temps à la montagne.

C'est dans cette optique que l'auteur nous fera suivre des personnages attachants dans des récits plus contemplatifs que réellement intenses. On verra ainsi une dame d'âge mûr qui prendra plaisir à lever les mains au ciel alors qu'elle a fini d'escalader une montagne qui incarnait pour elle un objectif bien particulier, ou encore un vieil homme qui se plaît à retrouver et serrer dans ses bras un arbre à flanc de montagne qui lui évoque des souvenirs de la guerre... Des pages plus loin, on fera la connaissance d'un médecin un peu farfelu qui adore fumer en montagne afin de cumuler deux plaisirs : celui d'inhaler la fumée d'une bonne cigarette tout en profitant du bon air frais et de la vue des alpes japonaises, et tant pis si c'est contradictoire, le principal étant que l'homme y trouve son plaisir...

Le plaisir... c'est bien la thématique qui semble le plus ressortir à la lecture de ce tome. Pour certaines personnes, la montagne a un côté salvateur et apaisant, qui peut les aider à supporter les vicissitudes de vie... Si l'on savait déjà que c'est sur les plus hauts sommets que Sanpo trouve la paix, l'auteur nous montre dans ce tome qu'il y a aussi d'autres personnes pour qui la montagne a un effet quasi thérapeutique... Un joli message !!

Dans les autres chapitres, l'auteur nous fera suivre des sauvetages qui restent la marque de fabrique de Vertical, mais qui sont pourtant en nombre très limité dans ce tome, dont le but premier est de nous montrer l'influence positive que la montagne peut avoir sur le comportement et la vie de certains individus.


Critique 1


Ce qu’il est grand ; le physique athlétique, un brin colosse… plutôt solide, un zeste beau-gosse et le sourire enfantin. Toute l’année durant, il arpente les sommets des Alpes japonaises ; il a d’ailleurs conquis les plus hauts sommets de ce monde. Il n’a ni résidence ni adresse ; il vit au gré de ses envies à l’abri de sa tente fétiche. Les falaises abruptes, les contrées sauvages et les natures esseulées sont sa vie. Il en aura secouru du monde cet été. C’est un peu à l’instar de cette brève description que débute le présent ouvrage ; à l’aune de ce personnage extraordinaire qu’est Sanpo : le héros tout désigné de Vertical : l’auteur aura beau eu le raconter à nouveau, cela aura semblé néanmoins une découverte.

Sans doute, et en ce qui concerne la majeure partie de cet ouvrage, le fameux Sanpo apparaîtra comme fil conducteur d’histoires lors desquelles il laissera davantage la place aux personnages dits secondaires. Notamment, l’histoire lors de laquelle où il est suivi la jeune Kumi, dans son quotidien ; toujours aussi touchante. Laquelle, en sa qualité de policière-secouriste de montagne, alors qu’elle aimerait bien retourner faire repos chez ses parents pour quelques jours, se verra réquisitionnée de nuit pour un sauvetage de dernière minute, aux côtés de Sanpo… Mais c’est peut-être là l’essentiel, puisqu’il se pourrait bien qu’elle ait droit à l’atypique café de renom, et chauffé à flanc de falaise,  dudit Sanpo ; et çà… cela n’a aucun prix !

Tout autant, il aura été hautement apprécié l’historiette lors de laquelle il est conté l’ascension d’un singulier personnage qui, du haut de sa cinquantaine d’âge, fume cigarette sur cigarette.  Il ne cesse de cloper… Il n’en termine une… que pour souscrire à une autre. Dans son sillage, une traînée de fumée. Mais qui est-il vraiment ? Convient-il réellement de s’inquiéter pour celui-ci ? Et si celui pour qui il serait porté toutes les inquiétudes n’était autre que celui en mesure d’aider son prochain ? Cela sera en tout cas l’occasion pour Sanpo de raconter une de ses anecdotes parmi les plus croustillantes : l’ouverture d’une canette de bière, à huit mille mètres d’altitude sur un des sommets les plus élevés de l’Himalaya… une canette curieusement gonflée et déformée par la pression.

Certes, l’avant-dernier chapitre est peut-être un chouya ordinaire et, probablement, les anecdotes de l’auteur sont moindrement exquises qu’à l’habitude ; mais le reste du tome relève d’une légèreté et d’une certaine vérité naturelle tellement revigorante, presque addictive.

Il y a comme des vapeurs chaudes et enivrantes de café savoureux ; des horizons pleins de montagnes qui laissent songeurs ; des silences nocturnes qui enrobent. Sanpo passe la journée à l’ombre, en solitaire sur un hamac… et le lecteur, lui, n’aura sans doute jamais autant eu envie de partir faire balade en montagne.


Critique 2 : L'avis du chroniqueur


15.5 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Alphonse

17 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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