Princesse et la Bête (la) Vol.13 - Actualité manga

Princesse et la Bête (la) Vol.13

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 22 April 2021

Salifie a été missionnée à Maskvia, le royaume humain dont elle est elle-même originaire, et pratiquant avec Osmalg la politique des sacrifices en échange de l'armistice. Le rôle de la jeune fille : faire passer au souverain du royaume le désir de Léo d'installer une véritable paix durable, ne reposant plus sur l'ancestrale politique des sacrifices. Sur sa route, notre héroïne, accompagnée de Bénou, a croisé Othellot, qui, bien que peinant d'abord à croire son histoire, l'a redirigée vers une femme sachant déchiffrer l'écriture démoniaque. Hélas, cette femme, considérée comme une "sorcière" par ses pairs villageois et vivant donc depuis toujours en marge, ne veut pas avoir affaire à des démons de quelque manière que ce soit. Salifie, fidèle à elle-même compte pourtant bien accomplir sa mission et essayer de comprendre ce que cache cette femme. D'autant qu'elle est troublée par sa forte ressemblance avec Leonhart...

Qui est exactement cette femme ? Pourquoi est-elle qualifiée de "sorcière" ? Qu'est-ce qui la pousse à n'avoir confiance en personne et à ne vouloir aucun contact de près ou de loin avec les démons ? Les réponses à ces questions arriveront toutes dans la première partie du volume, en dévoilant plus d'une chose intéressante, au travers de ce que l'on découvre de l'enfance et plus généralement du passé de la "sorcière", de son lien étroit avec Othellot, et de son lourd héritage familial. Et même si certains éléments sont narrés un peu vite, Yu Tomofuji parvient vraiment à faire du très bon travail en quelques dizaines de pages seulement, car ce focus permet d'évoquer bien d'autres éléments plus amples autour du tabou des relations entre humain(e) et démon(e), des préjugés qui subsistent entre les deux peuples, et tout simplement des possibles origines de Leo. Et sur ce dernier point, l'autrice a le mérite de ne pas prendre ses lectrices et lecteurs pour des imbéciles, en laissant deviner les choses sans totalement les dire.

De tout ceci, on appréciera également que l'autrice accorde toujours une jolie place à la relation de ses deux personnages principaux. Se rappelant des tourments de celui qu'elle aime (sa mère l'a-t-elle seulement aimé et désiré ?), Salifie essaie de cerner des éléments de réponse. Quant à Leo, inquiet pour Salifie au point de rester cloîtré dans sa chambre, il a néanmoins pleinement confiance en sa future reine qu'il sait forte... Mais leur lien suffira-t-il à aller à l'encontre du complot qui se poursuit au sein même d'Osmalg ?

En effet, cette dernière donne, entretenue depuis longtemps via les petites manigances de Seto, commence enfin à s'intensifier en vue de la dernière ligne droite de la série. Et malgré quelques ficelles faciles (Anubis est quand même bien aidée par l'heureux hasard du livre égaré), Tomofuji sait très bien entretenir les attentes. Que ce soit via ses toutes dernières pages qui changeront forcément beaucoup de choses, ou à travers le cas d'Anubis: que fera ce chancelier si fidèle depuis toujours envers Léonhart, s'il venait à découvrir un vérité que celui-ci ne lui a jamais avouée ?

Alors qu'une future adaptation animée a été annoncée en tout début d'année, le manga de Tomofuji continue de convaincre ici malgré quelques légers détails. On le sent bien, on est désormais entré dans la dernière ligne droite de l'oeuvre, et tout semble nous promettre deux derniers volumes passionnants.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

15.5 20
Note de la rédaction






MN Actus
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