Pour le pire Vol.3 - Actualité manga

Pour le pire Vol.3

Critique du volume manga

Publiée le Mercredi, 15 September 2021

Les dés semblent redistribués dans l'affaire Bozo Shinagawa, depuis que la principale inculpée Shinju a fini par faire une nouvelle confidence: les meurtres dont on l'accuse ne seraient pas d'elle, mais d'une personne qui la suivait. Une possibilité qui pourrait être tout à fait véridique, au vu des circonstances dans lesquelles la jeune femme avait été arrêtée par la police, auprès d'un corps qui était déjà mort depuis plusieurs heures. Comme si ça ne suffisait pas, l'avocat Koichi Miyamae affirme avoir obtenu un nouveau témoin pour aller dans le sens de Shinju. Et forcément, ça ne fait pas les affaires d'Arata, car si la jeune femme se retrouve libérée au bout du procès en appel, il serait contraint de tenir ses promesses de mariage. D'autant plus que Shinju est maligne, et qu'elle a trouvé le moyen de précipiter encore plus les choses...

Car les choses se précipitent bel et bien au fil de ce troisième volume, qui nous fait même atteindre une étape cruciale dans le lien entre Arata et Shinju, étape que l'on ne s'attendait pas forcément à voir arriver si vite étant donné qu'une bonne partie du concept de la série repose sur cet événement ! La jeune femme reste effectivement très rusée pour parvenir à ce qu'elle veut... et ça pourrait bien continuer lors de son procès en appel, qui arrive enfin, et dont les premières étapes sont vraiment bien menées, en plus de dévoiler certaines nouvelles vérités sur Shinju, sur pourquoi elle s'est tue si longtemps... Mais sont-ce bien là des vérités ? Où s'arrêtent le vrai et le faux avec la jeune jeune femme ?

Les évolutions sont ici importantes, donc, et tirent profit en premier lieu du travail d'écriture de Taro Nogizaka, qui sait vraiment bien exploiter le petit jeu qui s'est installé entre les deux personnages principaux. Arata se retrouve pris au piège de ses propres manigances, d'autant que Shinju peut compter sur le soutien sans failles de Miyamae, son avocat. Mais ce que l'on retiendra aussi, c'est, une nouvelle fois, toute la fascinante ambiguïté que dégage notre anti-héroïne. Capable d'être manipulatrice pour arriver à ses fins (et cela, dès le début du tome) ou d'être inquiétante, Shinju continue pourtant à côté de ça, d'être belle et touchante à différentes autres reprises, captant l'attention pendant le procès pour la part de candeur qu'elle dégage, et déstabilisant Arata avant cela quand elle semble se montrer profondément touchée par la "sincérité" de ses sentiments. Et dans ces cas-là, impossible pour notre héros de résister au côté enfantin et presque candide qu'elle dégage.

Alors, quelle est la vérité exactement sur l'affaire des meurtres et sur le parcours visiblement sombre et solitaire de notre chère Shinju ? Est-elle meurtrière froide et calculatrice, ou victime touchante et à l'enfance difficile ? Sortira-t-elle libre de son procès ? Quelle tournure prendra sa relation avec Arata désormais ? Autant d'interrogations qui continuent de faire de Pour le pire une lecture maligne et prenante, d'autant que pas mal d'autres petites choses viennent susciter de plus belle la curiosité, à l'image de l'étranger gardien de prison Ide, du non moins étrange collectionneur d'objets de meurtriers Fujita, ou de la personne mystérieuse qui traquerait Sana... Les toutes dernières pages, elles, apportent un nouveau petit climax qui entretient encore l'ambiguïté de Shinju.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16.25 20
Note de la rédaction






MN Actus
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