My Hero Academia Vol.5 - Actualité manga

My Hero Academia Vol.5

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 06 December 2016

Critique 3


Dans l’arène, et alors que la fin du tournoi pointe le bout de son nez, Ochaco affronte Katsuki dans le cadre d’un duel : une fille contre un mec ? Décidément, MHA se veut l’ambassadeur de l’égalité. Le résultat aurait pu paraître évident d’avance, mais Ochaco surprend : après quelques-unes de ses habituelles répliques adolescentes, Katsuki se retrouve en difficulté. Fragile en apparence, Ochaco se bat sans faiblir... sans céder le moindre morceau de terrain à son vulgaire adversaire... Mais il reste encore quelques autres prestigieux duels avant la finale...

Puis, cela sera un peu la finale avant l’heure, Izuku l’héritier du One-For-All affrontera Shoto l’iceberg-flambé en quart de finale. La mère de Shoto a pour pouvoir la glace alors que son père maîtrise le feu : leur fils, à l’instar des deux faces d’une seule et même pièce, a hérité des deux éléments ; mais il n’utilise que la glace et elle seule : pourquoi donc ? Il était bien connu jusqu’à présent que Shoto n’avait que haine à l’endroit de son daron et que, pour rien au monde, il ne se laisserait allé à utiliser le feu, mais il en sera appris bien davantage ici : un flashback sur son enfance révélera au lecteur le climat familial particulièrement oppressant dans lequel il fut élevé ; au point d’en détester le père et d’assister au naufrage de la mère dans la folie : les pratiques d’un homme aveuglé par la quête de puissance et près à tout pour que son enfant « favori » parvienne a surpasser All Might la légende. Puisque, lui, Endeavor, détenteur du feu, demeura l’éternel second, peut-être que son fils, alliant les deux éléments, pourrait enfin devenir le premier des superhéros : sorte de revanche par personne interposée.

Pour l’heure, Shoto et Izuku sont dans l’arène : chacun se dépense sans compter. Au départ, les deux garçons semblent être au même niveau, puis Izuku prendra la main... Shoto, n’utilisant que la glace est face à ses limites. C’est alors que l’héritier du One-For-All, l’interpellant, réveillera en lui ce que enfermé depuis très longtemps : dans un souffle de flammes et de poussière Shoto prendra son destin en main : quelques planches vraiment géniales d’ailleurs illustrant allègrement cette moitié duale embrasée. Shoto paraîtra beaucoup plus fort que jusqu’à présent, comme si une tout autre personne foulait le sol de l’arène ; Izuku, lui, ne maîtrise point encore le One-For-All : la situation devient difficile pour ce dernier : qui emportera ce quart de finale ?

Aussi, la finale du tournoi aura lieu dans le présent tome et le gagnant ne sera pas forcément celui qui serait sans doute préféré : il n’en sera nullement dit davantage pour ne point spoiler. Il aura notamment été apprécié dans ce volume : la confession d’All Might à Izuku sur ce qu’il était avant que le One-For-All ne lui soit confié ; la discussion de couloir entre Izuku et Endeavor sur la paternité des pouvoirs ; l’introduction d’une nouvelle intrigue alors que le tournoi n’est pas encore terminé avec la présentation d’une sorte de tueur de héros.

Néanmoins, pour ce qui est du tournoi en lui même, une fois celui-ci terminé, et bien qu’il fut relativement distrayant, il aura pour le moins semblé classique voire convenu : les trois gagnants sont bien connus du lectorat ; les combats ne resteront pas gravés dans les anales tant ils furent simples et, parfois, remplis d’un blabla dégoulinant jusqu’à rompre le rythme du récit ; aucun évènement extérieur ne sera venu perturber le fonctionnement d’un tournoi en ligne droite. L’auteur le confessera lui-même dans son propos préliminaire, s’il avait toujours souhaité mettre en scène un tournoi, il ne s’imaginait pas que cela serait une chose aussi difficile : en l’espèce, cela était d’un ordinaire plutôt bien ficelé, mais il manquait une certaine transcendance ; peut-être que si prochain tournoi il y a, celui-ci sera-t-il meilleurement et plus singulièrement élaboré ?

En tous les cas, comme à chaque fois, si l’œuvre se veut d’une veine ultra-classique, le lecteur souhaitera rapidement reprendre des nouvelles de l’incroyable All Might et de son successeur- apprenti. D’autant qu’il sera a nouveau ressenti que les qualités du titre et le professionnalisme de l’auteur sont de nature a livrer, prochainement et éventuellement, quelque chose d’une tout autre facture ; en cela il est porté espoir.



Critique 2


Le championnat de Yuei se poursuit et désormais nous sommes dans la phase ultime: un tournoi opposant les seize finalistes. Ce sera l'occasion pour chacun d'entre eux de démontrer leur puissance, mais aussi leurs capacités tactiques!
Les combats font rage et Deku parvient à gagner son premier match non sans un léger sacrifice...mais le second affrontement va s'avérer beaucoup plus délicat puisqu'il se retrouve face à Shoto Todoroki, perçu comme le plus prometteur des étudiants...

Le titre commence à peine que déjà nous avons droit à un tournoi? Nous serions-nous trompés sur le talent de l'auteur qui saute à pieds joints dans les clichés les plus éculés du genre?
Et bien non, rassurez-vous!

Certes il y a bel et bien un tournoi, mais l'auteur tout en se faisant plaisir ici fait les choses avec un savoir-faire non négligeable! Pour commencer, nombre de matchs ne sont pas détaillés, à tel point que nous n'y assistons pas, ils se déroulent sous forme d'ellipse. L'auteur préférant se consacrer aux rencontres vraiment importantes, celles mettant en scène les étudiants sur lesquels il s'est attardé jusque là, quitte à les faire s'affronter dès les premiers tours!
Ainsi le premier match qui nous occupera dans ce tome opposera Ochaco à Katsuki! Une lutte passionnante où la stratégie sera de mise pour la belle, mais pas uniquement. Avec cet affrontement l'auteur nous dévoile une nouvelle facette de la personnalité de Katsuki: certes il est impulsif, bouillonnant, mais cela ne l'empêche pas d'avoir conscience de ses limites et d'élaborer lui aussi des tactiques de matchs...cela n'a l'air de rien, mais cela apporte réellement un autre regard sur le personnage.

Bien entendu notre héros, Deku aura lui aussi droit à son heure de gloire, mais il se fera voler la vedette dans ce tome par Shoto, tel que sa présence sur la couverture pouvait le laisser supposer!
Un dilemme se pose pour Deku, il s'avère bien incapable de lutter face à un tel adversaire sans sacrifier ses bras...mais se pose un autre problème: il essaye d'ouvrir les yeux à son adversaire sur ses objectifs et sur ce qu'il est prêt à sacrifier pour protéger les siens...mais en agissant ainsi il prend le risque de se rendre les choses encore plus difficiles!
Ainsi ce match, mais également la suite du tome nous permettra de suivre l'évolution de Shoto en plein cas de conscience, il va ainsi passer à un stade au-dessus pour notre plus grand plaisir!

Le tournoi se poursuit et s'achève dans ce tome, ainsi même si l'auteur s'est fait plaisir, il n'a pas fait traîner les choses et nous a proposé un tournoi permettant avant tout de faire évoluer les personnages, non pas au niveau de leurs forces et capacités (bien que), mais vraiment au niveau psychologique, les rendant déjà un peu plus matures et un peu plus prêts à se dresser face à ce qui les attend, à savoir une menace sournoise qui se profile déjà pour la suite...

On redoutait de tomber dans les clichés du genre, mais Horikoshi parvient à maintenir un intérêt et une tension toujours aussi élevés! Vite la suite!


Critique 1


Le championnat de Yuei a atteint sa phase finale, et celle-ci a pris la forme d’un tournoi entre les derniers qualifiés ! Ochaco doit ainsi livrer un combat difficile contre Bakugo : face à l’alter redoutable de son adversaire, la demoiselle va devoir ruser. Quant à Izuku, il s’apprête à faire face à Shoto, ce dernier étant en proie à un cruel dilemme moral…

My Hero Academia avait quelque peu surpris au tome précédent puisque le championnat de Yuei, jusqu’ici composé d’épreuves en tout genre, s’était orienté vers un tournoi, élément classique de tout nekketsu, un ingrédient qu’on ne voyait pas venir de suite. Pourtant, penser avoir affaire à un tournoi long et classique aurait été une grave erreur puisqu’en réalisant son rêve d’introduire ce concept dans sa série, Kohei Horikoshi s’arrange pour rendre cette étape utile, mais aussi très furtive.

Dans la forme, cette phase finale du championnat ne surprend guère puisqu’il est simplement question de combats à un contre un. Mais l’avantage de cet arc est la manière dont l’auteur ne se concentre que sur les rencontres essentielles, permettant aux festivités de ne pas traîner en longueur si bien que le tournoi trouve sa fin dès ce volume.
La manière de faire de l’auteur est des plus remarquables tant celui-ci, avec un élément scénaristique vu et revu, parvient à donner un vrai souffle à son récit. Le concept du tournoi n’est pas vraiment renouvelé ici, mais Kohei Horikoshi le traite de manière on ne peut plus rationnelle : les personnages tels que nous les connaissons n’ont pas un répertoire de technique très riche et étant donné leurs pouvoirs, ces derniers s’épuisent facilement. Nous n’assistons donc pas au cheminement classique du nekketsu à base d’échange de techniques ultimes : les discours sur le rêve et l’espoir sont bien présents, mais servent surtout à développer les personnages plus qu’à apporter des rebondissements peu légitimes dans la compétition.

Car le tournoi de Yuei est surtout l’occasion de mettre en avant les héros en herbe clefs de la Seconde A, dont Bakugo qui réussit toujours aussi bien dans l’archétype du rival qu’il est. Là aussi, le mangaka surprend en faisant du personnage un combattant avide de baston et de réussite, mais dont le sang bouillonnant ne l’empêche pas d’avoir un regard objectif sur ses capacités et ce qui l’entoure. Néanmoins, on retient surtout Shoto Todoroki, véritable tête d’affiche du volume qui trône d’ailleurs sur la couverture. Déjà bien introduit dans l’opus précédent, Shoto bénéficie de grands moments dans ce volet en plus de voir sa psychologie se développer drastiquement, à tel point qu’il pourrait aisément remplacer Bakugo dans le rôle du rival du héros. Et justement, le rôle d’Izuku est des moindres, preuve supplémentaire que l’intrigue joue sur l’ensemble de son casting plus que son héros qui s’avère anecdotique régulièrement.

Gageons aussi que malgré le schéma classique de la compétition, l’auteur maintient le lecteur en haleine à plusieurs reprises grâce à son dessin qui fait toujours dans le spectaculaire et son trait qui garde une grande densité. Les progrès du mangaka depuis Crazy Zoo impressionnent à chaque tome.

En définitive, le championnat de Yuei, dans sa globalité, se sera montré remarquable pour sa capacité à jouer avec les codes classiques du tournoi tout en apportant son lot d’innovation, surtout chez les personnages, et en ne traînant jamais en longueur. Au terme de la compétition, on pourrait se questionner sur la suite de l’œuvre, mais là aussi, Kohei Horikoshi nous met l’eau à la bouche en introduisant une menace qui se montre déjà glaçante… On espère alors que la suite redoublera d’intensité.


Critique 3 : L'avis du chroniqueur
Alphonse

15 20
Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Erkael

16 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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