Maison Ikkoku - Perfect Edition Vol.9 - Actualité manga

Maison Ikkoku - Perfect Edition Vol.9

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 12 October 2021

Le triangle amoureux formé par Godai, Kyoko et le coach Mitaka semble atteindre son point culminant. Fiancée imposée par sa famille, Asuna fréquente le cour de tennis chapeauté par le jeune homme, aussi ce dernier décide d'agir pour obtenir la main de la gardienne en bonne et due forme, quitte à user de fourberie. De son côté, Godai est dans une situation délicate. Son concours approche à grands pas, et il compte sur la réussite pour gagner la légitimité d'épouser Kyoko. Quelques complications surviennent quand Kasumi, l'une des employées du cabaret, laisse ses enfants dans les pattes du garçon afin de partir trouver un prétendant digne de ce nom...

Avant toute chose, une mise en garde : Ne lisez pas le synopsis présent sur la quatrième de couverture avant d'entamer la lecture. Ce dernier ne présente pas le présent volume, mais dévoile les chamboulements présents dans le dernier quart de celui-ci, des rebondissements qui viendront cristalliser nos attentes vis à vis du tome final. Il semble incompréhensible que l'éditeur choisisse un tel texte, sans vérification, qui viendra gâcher le plaisir de celles et ceux qui aiment une lecture découverte.

Une frustration d'autant plus légitime que ce tome amène doucement mais sûrement la conclusion de la comédie romantique phare de Rumiko Takahashi. Si jusqu'ici Maison Ikkoku se forgeait à partir d'histoires centrées sur les relations sentimentales entre les membres du fameux trio, les événements relatés dirigent certains chemins vers leurs finalités, et en achèvent même certains. L'arrivée de mademoiselle Asuna, fiancée du coach Mitaka, au sein du club de tennis n'est qu'un premier élément qui mettra en route un engrenage décisif. La course contre la montre pour l'amour de Kyoko n'aura jamais été aussi vive, aussi c'est une grande étape qui prend fin durant ce neuvième tome. L'un des enjeux est résolu par le biais d'une multitude de péripéties et autres quiproquos, une véritable intensité dramatique qui créer un rythme de lecture vif et par conséquent efficace.

On pourra ainsi résumer ce neuvième volume à une guerre sans merci entre Godai et Mitaka, une véritable opposition qui appelle même à certains échanges de coups. Pourtant, la mangaka sait y mettre sa petite touche cynique en montrant deux individus parfois bestiaux, usant parfois de stratagèmes dignes de la manipulation pour forcer les choses. Kyoko subit les événements, un peu comme ce maladroit Godai, et le récit conserve ainsi un regard moqueur sur certains des comportements de ces deux jeunes hommes qui livrent une vraie bataille amoureuse. Alors, quand bien même le drame est au rendez-vous, toutes les petites touche d'humour propres à l'œuvre sont insérées dans grande délicatesse, ce qui donne à l'ensemble un charme hors du commun. On pourrait développer en long et en large l'efficacité des ressorts comiques pour dénouer certains enjeux et tourner en ridicule des situations, mais ça serait dévoiler quelques surprises de ce tome, ce que nous ne feront pas contrairement à cette maudite quatrième de couverture.

Pourtant, d'autres surprises viennent achever le volume, dirigeant l'intrigue vers sa phase finale. L'histoire de Godai et Kyoko touche à un aboutissement, mais voilà que l'autrice réinsère dans son récit un personnage capable de tout bousculer. Là aussi, les enjeux mis en place ne laissent aucun doute quant à la fin prochaine de Maison Ikkoku. L'intensité monte d'un cran, ce qui nous laisse avec une fin de tome qui pique notre impatience, plus que jamais. Après un neuvième opus prenant et particulièrement malin, on attend le dixième volume de pieds fermes.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Takato

16 20
Note de la rédaction






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