Lyla et la bête qui voulait mourir Vol.4 - Actualité manga

Lyla et la bête qui voulait mourir Vol.4

Critique du volume manga

Publiée le Mardi, 06 November 2018

Chronique 3
  
Après un rapide détour où Travis emmène nos héros chez ses parents, démontrant au passage que l'amour entre des individus de races différentes est possible, ils se rendent à l'endroit où ils espèrent trouver Eric Lionni, l'auteur du livre de Aron... Mais ils devront se rendre dans un autre lieu, abandonné de tous, qui cache de sombres secrets...

Voilà déjà le dernier tome de cette agréable série, pas aussi surprenante qu'on l'aurait souhaité mais séduisante malgré tout, et si elle a connu des coups de mou, il faut au moins lui reconnaître qu'elle se termine de fort belle manière, avec de l'action et un aspect dramatique plus poussé que ce qu'on aurait pu attendre, particulièrement efficace!

Dans un premier temps on a droit à un chapitre reposant, nous présentant la famille de Travis, et si on pourrait croire que cela ne sert pas grandement l'intrigue, le message qui se cache derrière est beaucoup plus fort, celui de la tolérance et du partage, un message à l'opposé de la recherche de vengeance de Lyla, uniquement animée par la colère.

Enfin nous nous rendons dans l'orphelinat où tout à commencé, nous ramenant des années en arrière, où bien des points s'éclaircissent, quitte à parfois tomber dans la facilité, avec des raccourcis un peu faciles, des hasards un peu gros...mais qu'importe on se laisse tout de même aller à suivre les dernières aventures du binôme improbable composé de Lyla et de Aron.

On a droit à pas mal d'action également, mais on le sait ce n'est pas le point le plus fort de ce titre, c'est parfois un peu brouillon et pas forcément remarquablement bien mis en scène.
Ce qui est vraiment fort c'est la confrontation finale avec celui à l'origine de tout, l'origine du mal, celui qui a causé tant de souffrances sans même ressentir la moindre culpabilité.
On retourne alors du coté le plus sombre de la série, avec des révélations violentes, mais expliquant comment et pourquoi Aron est ainsi, comment et pourquoi il se retrouve avec ce livre et surtout pourquoi ce livre a tant d'importance et s'avère être un tel symbole pour lui!
A ce stade là on oublie les facilités et libertés que les auteurs se sont accordées, on est totalement dans le titre et on partage les souffrance de ses héros... Le tout nous conduisant à une conclusion certes évidente, presque obligatoire mais forte et touchante malgré tout, nous délivrant un ultime message de pardon et d'amour... Cliché? Sans doute, mais efficace malgré tout!

Un dernier tome vraiment prenant, bien plus marquant que l'ensemble même de la série, qui a connu trop de creux pour un titre si court, mais qui finit de si belle manière.
L'aventure fut courte, pas toujours passionnante, mais elle laissera de beaux souvenirs!


Chronique 2
  
Grâce à une solide piste obtenue à propos de l'auteur du livre qu'Aaron chérit tant, Lyla, la bête et Travis espèrent obtenir des informations de la part de ce dernier. Désormais, le trio sait où localiser le mystérieux Eric Lionni. Mais avant d'entamer un nouveau voyage, Lyla doit faire face au plus cruel des ennemis lorsqu'elle réalise, en voyant Travis et sa mère, qu'elle ne pourra plus recevoir l'amour de la sienne...
Au même moment, Warg prend les devants et décide de partir lui-même à la poursuite de Lyla et Aaron. Le face à face final se rapproche à grands pas.

Si le scénario de la série a pu avancer légèrement avec l'opus précédent, le fait que ce quatrième et dernier tome, seul, doive conclure l’œuvre avait de quoi laisser perplexe. Est-il seulement possible de terminer efficacement Lyla et la bête qui voulait mourir en un seul opus ? La réponse est oui, malgré quelques imperfections dommageables.

Mais avant de passer à l'aventure finale de la série, Asato Konami et Eziwa Saita prennent le temps d'amener quelques informations décivives supplémentaires sur le mystérieux Eric, tout en nous présentant le cadre familial de l'attachant Travis. Loin d'être anodin, ce chapitre revient ainsi sur la notion de perte et sur le thème du deuil, point central du scénario. En résulte une amorce particulièrement touchante à ce quatrième volume, un premier chapitre où la douleur de l'héroïne est rendue poignante, à juste titre, et lui permet d'évacuer un chagrin qu'elle gardait en elle depuis peut-être trop longtemps.

Cette dimension tragique correspond à l'image qu'on se faisait de la série avec son premier tome. Si les volumes deux et trois s'en sont un peu éloigné, malgré quelques drames présenté ci et là, cet opus décisif renoue avec cette approche sur son arc final. Un arc qui, a lui seul, doit conclure l'aventure de Lyla, autrement dit un pari sacrément risqué. Dans les séries courtes, beaucoup ont abordé leurs fins de manière hâtive, avec plus ou moins de réussite selon les cas. Lyla a la chance de faire partie des œuvres qui, en peu de temps, sont parvenues à proposer une fin plus que correcte, garnie de très bonnes idées. Ainsi, outre une séquence d'action assez brouillonne, le scénario de cet acte décisif amène bon nombre de révélations, des échanges importants puisqu'ils justifient les différents indices autour de l'intriguant Eric disseminés dans toute la série, en plus d'apporter une dimension particulièrement tragique au personnage d'Aaron. La tragédie, déjà assez forte, derrière cette histoire s'en retrouve décuplée et, dès lors, difficile de ne pas avoir le cœur serré en apprenant le passé de la pauvre chimère, sentiment paradoxal puisque Aaron est le meurtrier de la mère de l'héroïne.

Le dénouement de l'histoire, bien que rapide, se montre alors convaincant, notamment par sa charge d'émotion et la confirmation que sur quatre tomes, les deux mangaka ont réellement raconté quelque chose, un voyage initiatique tragique et poignant. La conclusion en est alors logique : certains l'auront sans doute entrevue tandis que d'autres auront imaginé son exacte opposé. Et pour que l'effet soit totalement réussi, Aaron lui-même devait être une réussite. Et c'est le cas, la chimère ayant finalement toute la compassion du lecteur.

Il reste tout de même le regret qu'une si belle aventure se termine dès son quatrième tome. Car outre la quête d'Aaron, l'univers pouvait proposer différentes choses, notamment en ce qui concerne l'opposition entre humains et chimères. Et, évidemment, difficile de ne pas regretter que les mangaka n'aient pas pris leur temps pour étendre le voyage, tant il y avait de choses à raconter et que les événements de ce dernier tome paraissent, parfois, vite amenés. Mais la série aura le mérite de s'être offerte une bien belle conclusion et un ultime volume globalement fort émotionnellement. On espère alors retrouver le tandem sur de nouvelles œuvres, car Eziwa Saita a montré un coup de crayon charmant malgré quelques confusions graphiques, tandis qu'Asato Konami a prouvé son talent pour écrire des histoires touchantes et humaines.
  
  
Chronique 1
  
Désormais accompagnés par l'hybride Travis, Lyla et Aron ont pu obtenir une nouvelle piste pour retrouver la trace d'Eric Lionni. Il s'avère que Travis reconnaît la personne figurant sur la photo, et qu'il connaît bien des gens à même de les éclairer: ses propres parents ! Ils se lancent donc dans l'ultime ligne droite de leur voyage, sans savoir que le chef mafieux Warg a décidé de les prendre lui-même en chasse, dès lors qu'il a compris qu'Eric Lionni, qu'il semble connaître, est à l'origine de ses problèmes...

Malgré la coïncidence liée au fait que Travis connaisse justement l'homme de la photo, le début de ce dernier volume de Lyla et la bête qui voulait mourir est assez plaisant précisément dans sa manière d'approfondir un petit peu l'hybride au bandeau: son enfance, son statut qui ne lui a pas toujours facilité la vie, l'impact qu'il a eu sur celle qu'il appelle sa mère à une époque où elle était désespérée... Une nouvelle preuve que le bonheur est possible entre humains et non-humains. Mais malheureusement, c'est après que les choses se gâtent un peu...

Il faut d'abord passer outre un fait improbable concernant la ville de l'orphelinat, où tout le dernier acte de la série va se jouer: la ville étant devenue chaotique, sans foi ni loi, dangereuse si l'on s'y aventure depuis dix ans, il est difficile de penser que personne parmi les gens croisés par nos héros n'était au courant de ça, surtout les parents de Travis qui avaient justement un rapport assez important avec l'orphelinat de la cité. Mais passons, car il y a plus embêtant: pendant une bonne partie de cette dernière partie, le choix a été fait de faire dans l'action, via deux tueurs "jumeaux" de Warg peu intéressants (il y a bien une tentative d'en développer un des deux à la toute fin, mais c'est rushé) qui vont s'en prend à nos héros. Connaissant la pauvreté et les inégalités des dessins d'Eziwa Saita, le rendu est assez peu convaincant et un peu brouillon. Pourtant, l'ensemble a quand même le mérite d'offrir une certaine vivacité, et de faire monter peu à peu la tension jusqu'au grand final.

De ce final, il y a du bon et du moins bon à retenir. On pourra surtout rapprocher le côté expéditif de certains éléments, à commencer par le développement de Warg et de son lien avec Eric Lionni qui est très caricatural, tout comme le changement de l'un de ses tueurs. Et pourtant, il y a quelque chose qui fonctionne à merveille dans ce final, quelque chose pour laquelle ont peut remercier le scénariste Asato Konami: rien, absolument rien n'est idéalisé. Il  n'y aura pas de choses extrêmement positives concernant le sort d'Eric Lionni, celui d'Aron ou même le deuil de Lyla concernant sa mère, le scénariste a choisi d'éviter la facilité en conservant un ton assez brutal et doux-amer, cohérent avec la dureté de son univers, et mine de rien ça accentue très bien un côté assez triste et poignant dans l'évolution du duo principal. Qui plus est, les toutes dernières pages, même si elles sont rapides, sont plutôt belles et riches de sens via le choix d'avenir de Travis et ce livre qui, à l'instar de celui de Lionni, aura beaucoup de choses à dire...

Au bout du compte, le volume final de Lyla et la bête qui voulait mourir souffre de pas mal de défauts, et pourtant il sait être beau dans sa finalité et dans certains choix scénaristiques. On aurait forcément apprécié que certaines choses soient mieux conçues (par exemple, raccourcir les moments d'action patauds pour plutôt développer de façon moins rushée certaines choses) et que le tout soit à la hauteur du premier tome qui était si convaincant, mais on a malgré tout droit à une véritable conclusion non-idéalisée qui dégage une certaine force, quelque chose d'assez poignant et d'un peu écorché vif.
  

Critique 3 : L'avis du chroniqueur
Erkael

16 20
Critique 2 : L'avis du chroniqueur
Takato

14 20
Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

12.5 20
Note de la rédaction






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