Kurosagi - Livraison de cadavres Vol.14

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 22 May 2014

Le Kurosagi a des concurrents ! Karatsu et les autres ne peuvent qu'être étonnés en découvrant qu'une autre société usurpe leur identité en effectuant des missions pas toujours glorieuses, entretenant alors une légende urbaine négative qui court sur eux. Il leur faut alors remonter la piste qui les mènera à ces usurpateurs, tout en se mêlant dans la foulée à un petit complot politique. La tâche ne s'annonce pas forcément facile, mais nos héros pourraient bien recevoir une "aide" aussi énigmatique qu'inattendue : celle d'un chasseur d'infos, celui-là même qui entretient la légende urbaine sur son site...
Avec l'apparition d'une bande d'usurpateurs, on aurait pu attendre de Kurosagi une intrigue un peu plus élaborée que la moyenne, ce qui n'est finalement pas le cas. On sourit volontiers face à la "parodie" du véritable Kurosagi que constituent les faux livreurs, et on passe un bon moment en suivant un récit toujours aussi clair. Mais l'arrivée du petit complot politique, ultra prévisible, et la rapidité avec laquelle est réglée l'affaire des usurpateurs témoigne finalement d'un certain manque d'ambition, les touches gores dont est capable Housui Yamazkai étant elles aussi absentes. Ce qu'il faut donc retenir avant tout de cette histoire d'une petite centaines de pages, c'est l'apparition d'un autre protagoniste largement plus intéressant que les usurpateurs : le chasseur d'infos, dont le comportement un peu ambivalent, le léger background et les gadgets ne manquent pas d'intérêt, en faisant un nouveau personnage que l'on sera sans aucun doute amené à revoir.

L'intrigue suivante, le temps de deux chapitre,s nous plonge dans une ambiance on ne peut plus spéciale. Tout en narrant une histoire glauque de tatouages arrachés du dos de cadavres, le dessinateur se la joue ambiance plus occidentale, américaine, avec une style comic/cartoon à des années-lumière de ce qu'il dessine habituellement. Un bon petit trip graphique un brin gore, où Eiji Otsuka et Housui Yamazaki s'amusent autant à parodier en version américaine les membres du Kurosagi, qu'à balancer quelques clins d'oeil amusés à d'autres de leurs oeuvres, dont MPD Psycho. En somme, un passage qui ne raconte pas grand chose, mais un bon petit délire graphique et parodique.

Enfin, au programme des deux derniers chapitres, une nouvelle histoire très classique sur fond de petit complot politique, mais où le dessinateur a le loisir de croquer ces petits scènes dont il a le secret, aussi glauques que bourrées d'humour noir, à l'image de ce cadavre ne pouvant guère révéler oralement les circonstances de sa mort à Karatsu, puisqu'il n'a plus de tête...

Au final, on a trois histoires classiques, voire basiques, mais qui comportent toutes quelques petites choses intéressantes, à commencer par le nouveau personnage de la première histoire et le changement graphique de la deuxième.


Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

14 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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