Happiness Vol.9 - Actualité manga

Happiness Vol.9

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 23 January 2020

Libéré en compagnie de Yukiko et de Sudô, Yûki pensait pouvoir raisonner les fidèles de Sakurane, qui leur a mis en tête qu'e son prisonniers, vampire et donc immortel, est un dieu. Hélas, les fidèles sont déjà bien trop endoctrinés, parfois depuis la plus tendre enfance, si bien que personne ou presque ne l'écoute. Pire, Sakurane leur affirme qu'en dévorant Yûki, ils deviendront eux-mêmes des dieux. C'est ainsi que tous, sous les yeux horrifiés de Yukiko, se jettent sur le vampire... dont les cris de douleur et de désespoir finissent, ailleurs, par réveiller d'un sommeil de 10 ans un autre garçon: Makoto.

La dernière page du tome 8 de Happiness nous laissait sur cette image d'un Makoto qui se réveillait enfin, et toute la première moitié de ce neuvième opus se consacre donc à cela. Le garçon vampire sort enfin de la léthargie dans laquelle il était plongé, dans laquelle on l'avait plongé, sans savoir exactement où il est, et en recevant l'aide inattendue d'un autre visage connu. L'heure de la fuite est donc venue, dans un climat d'urgence au vu de la situation dans laquelle se trouvent Yûki et Yukiko, mais aussi dans un climat d'angoisse et de stupeur, car bien des choses se sont passées pendant que Makoto dormait, et il ne peut qu'en prendre connaissance avec un certain désespoir. Le cruel état de Saku, le sort ignoble qui a été réservé à Nora, sont les plus forts exemples de statut immortel que les vampires, ici, semblent vraiment plus subir atrocement qu'autre chose. Et Oshimi n'a aucun mal à nous en faire ressentir l'intense et profonde détresse, surtout à travers le ressenti de Makoto où il n'y a pas forcément besoin de beaucoup de paroles pour bien comprendre, et où les visuels du mangaka ont toujours leur sens profond. Que ce soit les visages, les mises en scènes, ou ce retour d'un ciel étoilé quasiment "van goghien" qui ne change pas.

Le statut d'immortalité occupe également toute la deuxième moitié du volume, quand bien même on retourne voir ce qui se passe du côté de Yukiko et de Sakurane. Ce dernier est bel et bien fou dans sa quête pour devenir un dieu, sa soif d'immortalité le pousse au pire, cette immortalité est aussi ce qui a provoqué la situation dans laquelle se sont retrouvés Yûki d'un côté et Makoto, Nora et Saku de l'autre... Dans tous les cas, la quête d'immortalité rend fou les hommes, que ce soit par le prisme des "recherches scientifiques" ou par celui de la religion et des sectes. Cruel, quand on pense que Makoto et les autres, eux, ne souhaitaient qu'une vie normale. Quoi qu'il en soit,d ans cette deuxième moitié, Oshimi brille encore sur le plan visuelle, pour les raisons habituelle,s auxquelles il ajoute peut-être des visions d'horreur encore plus dures que jamais, via ce que Sakurane et les membres de sa secte font désormais, s'entredévorant et s'entretuant en pensant être des dieux.

Enfin, Oshimi est aussi particulièrement bon pour profiter des étonnantes communications à distance entre les vampires pour faire ressortir toute la puissance des relations entre ses personnages, que ce soit avec le désir de pardon animant Yûki et Makoto, ou à travers la relation si forte qui a lié et qui lie encore ce dernier à Nora, y compris pendant ses dix longues années de sommeil.

"C'est parce que j'entendais ta voix... Nora... que je ne suis pas devenu fou..."

La lecture est donc toujours aussi rapide si l'on ne profite pas du travail visuel d'Oshimi à fond, mais toujours aussi impactante et forte, ne serait-ce qu'à travers tout ce que l'auteur parvient à véhiculer à travers ses planches. A présent, bien malin sera celui qui pourra prévoir la conclusion de tout ceci dans le prochain tome, mais évidemment on l'espère à la hauteur.
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






MN Actus
Dernières news News populaires News les plus commentées Fermer

Dernières News