Happiness Vol.8

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 17 October 2019

Au fin fond du sous-sol du bâtiment de la secte, Sudô a fini par retrouver Yukiko, dans un état déplorable: enfermée dans la même cellule que Yûki par Sakurane qui espérait ainsi provoquer le réveil de son "dieu", la jeune femme a subi toutes sortes de tortures, qui laisseront forcément des marques dans sa chair. Surpris par Sakurane, Sudô, dans son désespoir et sa colère, l'attaque... mais pour quelles conséquences ?

Réponses dans une première partie de volume prenant, tant Oshimi, dans ses visuels à nouveau captivants et sa mise en scène abrupte, parvient à faire ressortir non seulement la violence du moment, mais aussi l'impact que ces événements rapides et brutaux vont avoir sur les deux pensionnaires de la cellule. Bien que meurtrie, Yukiko ne peut, plus que jamais, que se rendre compte à quel point Sudô tient à elle et essaie de la ramener vers lui, vers un certain chemin sans doute plus "normal". Mais à côté, il y a Yûki, et peut-être, encore derrière lui, l'autre possibilité, celle d'enfin retrouver la trace de Makoto... si tant est que Yûki se réveille enfin.

Ce dernier point constitue assurément l'un des principaux enjeux du volume, et il ne va pas manquer de semer le trouble au sein de la secte, de ses croyants, et des actes de Sakurane. C'est d'ailleurs, dans la dernière partie du tome, une nouvelle montée en tension que le mangaka nous offre, celle-ci aboutissant sur d'ultimes pages pleines de promesses et semblant non loin de concrétiser une quête désespérée vieille de quelques années... Mais avant d'en arriver à tout cela, un autre passages de quelques dizaines de pages vient marquer les esprits: une plongée dans le passé, l'enfance, la jeunesse, la psyché de Sakurane. Superbement croqué par Oshimi de façon quasiment muette et au travers de magnifiques effets de crayonnés et de lavis, tout le passage séduit dans son esthétique autant qu'il effraie dans son contenu, et explique avec une économie de mots marquante la soif de sang résidant en le "diable" Sakurane, son premier contact avec la figure vampirique qui l'a ensuite tant marqué, la façon dont il a développé sa vision de "dieu", et la raison destructrice pour laquelle il fait tout ça.

Happiness, loin de s'essouffler, redécolle donc de plus belle avec ce volume visuellement brillant par moments, et assurément marquant dans ses avancées dures, sombres et sanglantes. Alors qu'il ne reste plus que deux tomes à la série après ce volume-ci, tout semble en place pour la dernière ligne droite...
   

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Koiwai

16 20
Note de la rédaction






MN Actus
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