Courtisane d'Edo (la) Vol.1 - Actualité manga

Courtisane d'Edo (la) Vol.1

Critique du volume manga

Publiée le Jeudi, 15 November 2018

« D'un côté, je suis pleine de méfiance à son encontre... mais de l'autre,je me demande... ce qu'il peut bien penser de moi... »

La Coutisane d'Edo inaugure une nouvelle sous-collection shojo des édition Pika, nommée Red light, « pour les lectrices à la recherche de contenus plus épicés ». La mangaka Kanoko Sakurakouji est connue chez nous pour ses précédents mangas Black bird et Last notes.

L'histoire se déroule à l'ère Edo, dans le quartier des plaisirs de Yoshiwara. La jeune Akane, une fille de la noblesse militaire qui a perdu ses parents, se présente à la maison close Akebonorô dans le but de devenir une courtisane à succès. Ses acheteurs, les propriétaires, proposent de la confier à la numéro 1 de cette maison, mais celle-ci est contre, à moins qu'Akane parvienne à ramener un client suffisamment riche avant la nuit. C'est pendant cette recherche que notre héroïne va rencontrer le mystérieux Sôsuke Ômiya. Passant du choc et de ce qui semble être de l'inquiétude, à, finalement, du mépris, il déstabilise la jeune fille. Revenant bredouille, elle ne s'attendait pas à ce qu'Ômiya arrive et insiste pour acheter sa liberté sur le champ ! Or elle refuse... car cela contredirait tous ses plans. Après cet affront, il promet de ne pas en rester là. C'est le début d'une nouvelle vie mouvementée, rythmée par son apprentissage.

Ce premier tome pose bien les bases de l'histoire. On en apprend suffisamment sur les motivations d'Akane pour être convaincus par sa décision de s'engager dans une maison close. En effet, on comprend assez rapidement que ses parents ont été assassinés, grâce notamment aux indices laissés en images par la mangaka, et que c'est ce drame qui en est la raison. Elle cherche à retrouver quelqu'un, on peut donc présager qu'une enquête va être développée au fil des tomes. Akane est résignée, déterminée. Forte et fragile à la fois, on s'attache très facilement à elle. Ômiya de son côté est un personnage assez ambigu. Il alterne des manifestations de tendresse, de mépris, d'attention... De quoi troubler notre héroïne : « Cet homme, dont la conduite envers moi est pleine de contradictions... cacherait-il des sentiments pour moi ? » La relation de ses deux protagonistes est haute en couleur et parfois assez explosive. Akane trouve peu après son arrivée à Akebonorô un allié de son passé. Celui-ci permet, en plus, d'apporter la vision d'une autre facette d'Ômiya.

Kanoko Sakurakouji a fait un gros travail de documentation pour la création de ce manga. On apprécie les notes et commentaires tout au long du volume et le bonus explicatif à la fin. Tous les termes spécifiques sont explicités. Elle a seulement pris deux libertés pour apporter plus de modernité à l'histoire : la taille moyenne des gens ainsi que la coiffure, pas du tout traditionnelle, d'Ômiya. Ce qui, d'un point de vue graphique, est tout à fait justifié. De plus, cette particularité est utilisée pour apporter une spécificité à ce personnage, avec un peu de dérision : « Ces cheveux ébouriffés ! Quelle horreur ! Ce doit être un dépravé... ». Concernant le dessin, il est très soigné, particulièrement pour le traitement des émotions et des regards, des coiffures des courtisanes et des tissus. Les couvertures, du tome et de chaque chapitre, sont magnifiques. Toutefois, on notera qu'il est un peu dommage que les suffixes japonais, présentés en note, ne soient pas utilisés à chaque fois mais parfois traduits par leurs équivalents français (monsieur, mademoiselle...).

En bref, un début très prometteur pour cette série dont on veut découvrir la suite avec impatience.
  
  

Critique 1 : L'avis du chroniqueur
Hinae

16 20
Note de la rédaction
Note des lecteurs






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